Pébrac

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Pébrac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement de Brioude
Canton Canton de Langeac
Intercommunalité Communauté de communes du Langeadois
Maire
Mandat
Alain Cussac
2014-2020
Code postal 43300
Code commune 43149
Démographie
Population
municipale
123 hab. (2011)
Densité 6,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 57″ N 3° 30′ 36″ E / 45.0325, 3.5145° 01′ 57″ Nord 3° 30′ 36″ Est / 45.0325, 3.51  
Altitude Min. 560 m – Max. 1 071 m
Superficie 17,85 km2
Localisation

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Pébrac

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Pébrac

Pébrac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

La commune de Pébrac s’étend de la vallée de Desges au plateau de la Margeride. À la fin du Moyen Âge, vers 1340, la compagnie du capitaine Louis d’Anjony tente d’investir le village mais les habitants le repoussent. Néanmoins, les mercenaires brûlent les alentours du village et le château de Ganillon. Plus tard, l’arrêt des relations entre l’abbaye et ses prieurés entraîne le déclin du village. En 1438, Armand de Flaghac permet d’enrayer la crise et reconstruit l’église et les bâtiments abbatiaux, il instaure les foires et transforme le village en fortifiant le quartier haut. Le village retrouve ainsi une certaine prospérité. Au XVIIIe siècle, le village, saturé, s’étend le long d’une callade empierrée. Enfin, la révolution industrielle du XIXe siècle ouvre de nouveaux horizons. Le niveau de vie s’élève grâce à l’offre d’un travail rémunéré lié à l’exploitation du charbon, de l’antimoine puis du spath. Les maisons se transforment et arborent fièrement des linteaux de porte sculptés. En 1860, après l’arrivée du chemin de fer, la commune compte cinq écoles et de nombreux commerçants. La guerre de 14-18 emporte plus d’une quarantaine de jeunes adultes, ce qui porte un coup fatal à cet enthousiasme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 en cours
(au 28 août 2014)
Alain Cussac[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 123 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
834 599 729 651 721 663 639 754 1 097
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 092 1 010 982 986 994 979 897 873 813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
781 769 749 660 603 526 478 444 381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
300 263 233 201 178 136 125 126 124
2011 - - - - - - - -
123 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye romane, dominant la vallée de la Desges : monastère fondé par saint Pierre de Chavanon au XIe siècle. C'est le pape Urbain II, en visite à Brioude, qui a « érigé » ce monastère en abbaye en 1095. L'abbaye a été agrandie aux XIVe et XVe siècles. Chœur de deux travées, chapelles, clocher armorié, façade avec balcon en bois du 16e, chapiteaux sculptés ; trésor : chape de soie brodée (11e s.), croix (15e s.), calice (17e s.), lutrin (17e s.), etc.

Vestiges des bâtiments conventuels : portail d'entrée et caves voûtés ; escalier avec boiseries et deux trumeaux de porte peints ; cuisine avec cheminée et évier sculpté, grande salle avec plafond à la française et salle à manger avec décor de stucs ; salon lambrissé avec cheminée à pilastres ; 3 chambres à alcôve (avec pilastres, avec volutes et avec damiers) ; etc. Inscrits au patrimoine des monuments historiques le 26/01/1988. Ces bâtiments conventuels ne sont pas ouverts au public.

le jardin du prieuré est maintenant un jardin botanique ouvert au public toute l'année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint Pierre de Chavanon : né à Langeac vers 1003, Pierre de Chavanon s'orienta tout jeune vers le sacerdoce. Il se retira dans la solitude à Pébrac, où l'évêque de Clermont l'engagea à fonder en 1077 l'Abbaye de Saint-Amable, un monastère de chanoines réguliers qui connut un grand rayonnement, le seul vestige visible aujourd'hui de ce monastère est l'église abbatiale connue sous le nom de Basilique Saint-Amable de Riom (63). Il mourut un 8 septembre vers 1080.

Jean-Jacques Olier de Verneuil, fondateur de l'ordre de Saint-Sulpice, fut abbé commendataire cette abbaye de Pébrac au XVIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Lien externe[modifier | modifier le code]

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