Oléoduc trans-Alaska

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70° 15′ 26″ N 148° 37′ 08″ O / 70.25722222, -148.61888889 ()

Carte de l'oléoduc
la colonne numérotée porte des radiateurs

L'oléoduc trans-Alaska (en anglais Trans-Alaska Pipeline System, abrégé en TAPS) est un oléoduc américain qui relie les champs pétroliers du nord de l'Alaska à un port de mer d'où le pétrole peut être acheminé pour raffinage. Il est exploité par Alyeska Pipeline Service, groupe détenu à 47 % par BP.

La ligne principale va du nord au sud sur environ 1 300 km, de Prudhoe Bay à Valdez.

La construction de l'oléoduc a commencé en 27 mars 1975 dans le cadre du Project Independence. Elle s'est étalée sur une dizaine d'années et présentait un certain nombre de défis, puisque l'oléoduc traverse des étendues sauvages quasiment vierges, trois grandes chaînes montagneuses et un millier de rivières et torrents, dont le Yukon, large de plus de 1 500 m. Il traverse en outre des zones sismiques, notamment la faille de Denali.

Certaines sections sont bâties sur pilotis. Pendant l'hiver, un circuit thermique empêche l'huile de geler dans les conduits. Au dégel, un système réfrigérant évite la corrosion des tuyaux. L'hiver étant très rigoureux, des « radiateurs » évacuent le réchauffement du sol que produit le passage de la canalisation. Cela évite un dégel qui rendrait localement le support instable.

Depuis sa mise en activité le 20 juin 1977[1], l'oléoduc trans-Alaska a transporté [Quand ?] plus de 15 milliards de barils (2,4 km3) de pétrole.

L'oléoduc Trans-Alaska fut fermé quelque temps à la suite d'une fuite de plusieurs milliers de barils de pétrole brut à environ 150 km au sud de Fairbanks en 2010[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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