Tlingits

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le peuple tlingit. Pour la langue tlingite, voir Tlingit.
Territoire des Tlingits
Deux femmes Tlingit et plusieurs enfants près de la Kotsina River, Alaska en 1902. (photographie Miles Brothers, American Indian Select List number 74, US National Archives)

Les Tlingits sont une nation autochtone d'Amérique du Nord. Ils occupent l'Alaska du Sud-Est, un territoire qui comprend la zone côtière du sud-est de l'Alaska et les îles qui lui font face.

Culture[modifier | modifier le code]

Totem Tlingit à Ketchikan.

Ils ont développé une culture complexe basée sur la chasse et la cueillette dans les forêts tempérées humides de la région. Regroupée en dix-huit groupes locaux dits ḵwáan, souvent appelés « tribus », la société tlingite est hiérarchisée. Avec un système matrilinéaire, elle comprend des nobles (chefs de clan et de lignage et parents immédiats), des gens du commun et des esclaves. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, les "casques-heaume ", appelés aussi "masques de tête", étaient portés lors de danses rituelles. Cette pièce, sculptée dans un nœud de bois évidé, représente une femme dont la lèvre inférieure est munie d'un labret, insigne de noblesse. Peut-être le masque incarnait-il son esprit. Il aurait eu alors une fonction protectrice auprès des guerriers tlingit. Outre un esprit protecteur, ou le blason familial, le heaume pouvait aussi figurer un animal (ours ou lion de mer) que les Tlingit admiraient pour leur agressivité, qualité exemplaire du guerrier. Les Tlingit se servent des mêmes symboles sur leurs totems que sur leurs coiffes et leurs masques guerriers polychromes.

La langue tlingite est connue non seulement pour sa grammaire complexe mais aussi pour utiliser certains phonèmes que l'on n'entend pas dans la presque totalité des autres langues.

Premiers contacts avec les Européens[modifier | modifier le code]

Les premiers contacts avec les Européens datent des expéditions maritimes russes, espagnoles et britanniques dans cette région vers la moitié du XVIIIe siècle. De nombreux explorateurs entrèrent ainsi en contact avec les Tlingits. La plupart de ces échanges furent amicaux, malgré certaines craintes européennes. Les Tlingit apprécièrent assez rapidement le troc avec les produits européens. Dans l'ensemble, les Européens furent assez impressionnés de l'aisance des Tlingits.

Le premier contact date sans doute de 1741 lors de la deuxième expédition du Kamtchatka de Vitus Béring avec Alexei Tchirikov. Le navire de Vitus Bering fut séparé de celui de Tchirikov et atteint Kayak Island. Cependant Tchirikov lui navigua jusqu'aux côtes occidentales de l'archipel Alexandre. Il perdit deux canots avec leurs hommes vers le détroit Lisianski au nord de l'île Chichagof. En les cherchant, Tchirikov rencontra les Tlingit qu'il estima hostiles et retourna vers l'ouest.

En 1744, Juan José Pérez Hernández fut envoyé par le vice-roi de la Nouvelle-Espagne, Antonio María de Bucareli y Ursúa, pour explorer la côte Pacifique avec l'objectif d'atteindre les 60 degrés de latitude nord pour repérer d'éventuels établissements russes et réclamer le pays pour l'Espagne. Il était accompagné par Fray Juan Crespi et Fr. Tomás de la Peña Suria (ou Savaria), ce dernier a exécuté un certain nombre de dessins qui constituent aujourd'hui des témoignages inestimables sur la vie Tlingit dans la période précoloniale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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