Nouâtre

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Nouâtre
Mairie de Nouâtre
Mairie de Nouâtre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes de Sainte-Maure-de-Touraine
Maire
Mandat
Philippe Tabutaud
2014-2020
Code postal 37800
Code commune 37174
Démographie
Gentilé Nouâtrais
Population
municipale
891 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 09″ N 0° 33′ 09″ E / 47.0525, 0.5525 ()47° 03′ 09″ Nord 0° 33′ 09″ Est / 47.0525, 0.5525 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 49 m
Superficie 9,65 km2
Localisation

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Liens
Site web nouatre.com

Nouâtre est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Ses habitants sont appelés les Nouâtrais, Nouâtraises.

Géographie[modifier | modifier le code]

En 1832, Nouâtre a annexé la commune de Noyers.

La commune de Nouatre comptent 864 habitants en 2009

Elle compte beaucoup de commerce boulangerie, épicerie, pharmacie, docteur, boucherie, une école, un collège, bar, restaurant, kiné, cabinet infirmière.

Le territoire communal est arrosé par les rivières Creuse et Vienne. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.

Vue du village

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nouâtre

Les armes de Nouâtre se blasonnent ainsi :D'argent au noyer de sinople, fruité d'or, posé sur une motte aussi de sinople, à la bordure d'azur chargée de cinq anneaux et attaches de scellement du champ ordonnés en orle, accompagnés à dextre du chef de Notre Dame tenant l'Enfant Jésus d'or[1].

Description du blason[modifier | modifier le code]

D'argent à une motte de sinople issant de la Pointe surmontée d'un noyer du même fruité d'or à la bordure d'azur chargée de cinq anneaux d'argent posés en orle et d'une Notre-Dame tenant l'enfant Jésus d'or au canton du Chef dextre.

Ornements extérieurs[modifier | modifier le code]

L'écu est surmonté d'une couronne murale d'or, à trois tours crénelées, ouvertes et maçonnées de sable. Elle symbolise la ceinture de remparts qui préserve la cité contre les ennemis du dehors; elle est un souvenir des divinités latines, gardiennes tutélaires que l'on représentait couronnées de tours. Elle rappelle surtout la ville de Noastre qui anciennement était close et circuitée de murailles, ainsi que l'abbaye de Noyers avec tourelles, contreforts et chemins de ronde garnis de créneaux.

En pointe, un listel d'argent aux retroussis de gueules mentionne: "Ville de Nouâtre" car c'est bien sous cette dénomination qu'on la désignait au XVIIe siècle, le 14 aoust 1696, ville de Nouatre.

Symboles de la composition[modifier | modifier le code]

La motte fait allusion aux deux têtes de Pont, deux énormes mottes bâties par Foulques Nerra (appelée improprement pour l'une: Tumulus ou Calvaire de Nouâtre et la Motte) pour s'assurer le passage de la Vienne, point d'une extrême importance.
Le noyer rappelle l'origine du nom de la localité. Quant à l'abbaye et paroisse de Noyers, c'est la même origine: pays fertile en noyers qui vraisemblablement donna leur nom à la contrée selon l'abbé C. Chevalier.
Le noyer aime les montagnes et hait les eaux, c'est pourquoi il est représenté sur la motte dans l'écu de Nouâtre.
La noix sert d'armes parlantes. Elle fait penser à une conception analogue à celle de l'œuf cosmique qui se sépare en deux moitiés pour donner naissance au ciel et à la terre.
Notre-Dame tenant Jésus, parce que dès l'antiquité, sans en fixer de date, existait à Noyers une petite église dédiée à la Sainte-Trinité et à Notre Dame. Noyers avec l'abbaye qui était paroisse fut supprimée après la Révolution et fut rattachée à la nouvelle commune de Nouâtre rappelant ainsi l'ancienne juridiction des lieux. Aucune allusion, n'est faite aux reliques de Saint Révérent dont on ne sait ce qu'il en reste avec exactitude ou du moins en ce qui concerne le crâne dont Saint Jean d'Angély possédait également le crâne. On peut seulement rappeler une procession qui se faisait le jour de la fête du Saint, le 12 septembre, où l'on portait ses reliques. Quant à la Fontaine miraculeuse qui guérit de la folie, le défaut de preuve ne permet pas de constituer l'authenticité du culte rendu à ce saint, malgré un infinité de guérisons rapportées. Seuls subsistent les restes d'un petit monument érigé par la famille d'Argenson sur la fontaine de Saint-Reverend ; et les anneaux de fer, tout autour de la nef qui auraient servi à attacher les fous que l'on amenait dans le but d'obtenir leur guérison.
La fontaine ne peut pas être représentée sous l'arbre dans l'écu de Nouâtre, car le noyer hait les eaux. Les anneaux tout autour de l'écu rappellent Saint-Révérend, pour la guérison de la folie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Nouâtre fut une citadelle féodale aux XIe et XIIe siècles.

Le village actuel de Nouâtre, agréable bourgade, sise sur la rive gauche de la Vienne entre l'Ile Bouchard et Chatellerault, doit son nom au château que Foulques Nerra y érigea au Xe siècle. Mais l'origine de l'occupation remonte probablement à la période gallo-romaine, dont le site a gardé de nombreux témoignages archéologiques, localisés pour certains d'entre eux (vicus, sites religieux, fanun, ...) dans les limites même de la commune, pour d'autres (villa), à ses abords immédiats, (La Commune de Pouzay).

L'occupation régulière du site de Nouâtre a laissé plus proche de nous des témoignages de l'époque médiévale, qui composent aujourd'hui le patrimoine architectural. Citons l'abbaye bénédictine de Noyers, fondée en 1033, à quelques kilomètres du bourg ou encore, au centre du village, dressés en un point stratégique surplombant le lit de la Vienne, les vestiges de la forteresse du XVe siècle, construite sur une motte antérieure. À quelques dizaines de mètres des anciens fossés qui la ceinturait, se dresse encore la silhouette du haut clocher de l'église paroissiale, construite à la même époque, dans le périmètre de la basse-cour.

Dès le XVIIIe siècle, les bâtiments furent utilisés comme carrière de pierres, provoquant sans doute leur disparition, la mise à nu des murailles de l'enceinte, dévêtues depuis de leur parements en grand appareil régulier. Le péril est venu du temps, le temps qui passe, le temps qu'il fait aussi, puisque les crues magnifiques de la rivière n'ont fait que rendre plus vulnérable ce qui jadis résista à la sape de l'ennemi : la base des murs d'enceinte. Les eaux encore, dont le ruissellement entraîne les terres du tertre vers la base interne de l'enceinte, qui appliquent à leur tour une poussée à la base des murs déjà fragilisés par l'eau de la rivière et la végétation, et participent ainsi, à la lente mais inéluctable destruction de l'ensemble.

Pour parvenir à la physionomie que nous lui connaissons, le château de Nouâtre a dû connaître depuis le Xe siècle plusieurs étapes de construction, d'adaptation, de reconstruction, modelage nécessaire pour le rendre de plus en plus adapté et performant, avant d'être abandonné et utilisé au XVIIIe siècle comme carrière de pierres. Aujourd'hui après plus de deux cents ans de négligence, le château et plus globalement le site de Nouâtre peut, grâce à la volonté conjointe des propriétaires, des habitants du village et des autorités compétentes, sortir de l'oubli. La confrontation des données obtenues par l'approche textuelle avec celles fournies par la topographie et les plans, confirme l'existence d'un ensemble bipolaire, formé par l'association d'un complexe fortifié comprenant trois mottes, avec un bourg. La motte castrale majeure qui porte encore le château de XVe siècle, s'articulait avec sa basse-cour par un pont-levis. Cette basse-cour attestée au XVe siècle était défendue par de profonds fossés en eaux encore visibles. Au delà, à moins d'une centaine de mètres, s'étendait le parcellaire du bourg. Attesté depuis le XVe siècle, le bourg était clos. L'ensemble castrum, basse-cour, bourg, reconnaissable sur les cadastres l'est aussi, grâce à une fossilisation du noyau ancien, sur le terrain.

Aux origines du bourg, le vicus

Le vicus de Nouâtre était situé sur la rive droite de la Vienne à quatre km en aval de sa zone de confluence avec la Creuse, à un carrefour routier, point de rencontre de la Via Publica reliant Tours, et d'autres voies secondaires.

Le vicus antique de Nouâtre se trouve sous une partie du village actuel, la couche archéologique y est accessible à 0,80 m de profondeur. Les prospections archéologiques ont révélé un important dépôt de céramique au Sud de la motte, sans qu'il soit découvert de fours, et une nécropole à incinération, localisée quant à elle le long de la voie Tours à Poitiers à l'Est du bourg actuel.

La vallée de la Vienne

C'est le long de la Vienne, ce grand axe de communication Nord-Sud, sur les basses terrasses de sa vallée, que se trouvent les plus importantes densités d'occupation romaine des Ier et IIe siècles. Ce sont ces basses terrasses alluviales faciles à travailler qui attirèrent les hommes.

La Via Publica

Selon l'itinéraire reconstitué à partir des cartes et vestiges encore repérables : elle part de Tours, traverse le Cher en direction de Pont de Ruan, de là elle longe Thilouze, passe ensuite par Saint-Epain et sert alors de limites sur 4 km, entre les communes de Saint-Epain, Trogues, Pouzay et Noyant, avant d'arriver dans la vallée de la Vienne au Carroi de Chenevelles, à 2 km du bourg actuel de Nouâtre et à quelques centaines de mètres du lit de la rivière. De ce point, elle se partage en deux : la voie principale poursuit vers Poitiers, pendant qu'une variante permet de desservir Nouâtre. Cette voie antique est connue sur la commune sous le nom de "Chemin du Temple". La présence de la voie romaine de Tours à Poitiers détermina le regroupement de l'habitat humain de la rive droite de la Vienne et constitua un facteur déterminant pour l'implantation des villæs à proximité des agglomérations secondaires. Le long de cette voie et du cours de la Vienne, furent établis les vici de Chinon, Mougon, Nouâtre et Antran. À la fin de la Tène, au IIe siècle, une villa à plan méditerranéen fut implantée à proximité de l'agglomération Nouâtraise : elle établissait dès lors, un espace en rapport étroit avec l'agglomération secondaire, qui lui fournissait, à proximité (environ 3 km), une place d'échanges commerciaux (voies fluviales, routières), un lieu de culte, un lieu de protection (système défensif, présence militaire). Le bilan des recherches géophysiques de la photographie aérienne ainsi que des sondages ont localisé le vicus ainsi que cette vaste villa d'une vingtaine d'hectares environ au carroi de Chenevelles.

Le bourg et le premier château
La translation de Saint Révérend
La seconde guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Nouâtre possède depuis 1940 un camp de l'intendance militaire allemande, un dépôt d'essence de matériel et de nourriture surveillé par près de 300 soldats, ce qui aura une influence sur le massacre de Maillé[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 2000 mars 2008 André Barillet    
mars 2008 en cours Philippe Tabuteaud    
Les données manquantes sont à compléter.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 891 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213 223 220 221 236 420 357 433 446
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413 422 404 411 439 446 447 442 368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364 361 362 479 603 600 602 669 969
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
912 1 001 891 860 833 789 761 769 869
2011 - - - - - - - -
891 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léger de Nouâtre, rebâtie en 1482.
  • Église Saint-Jean de Noyers, rebâtie au XIIe siècle ; façade et chœur refaits au XVIIIe siècle
  • Château

Autres édifices[modifier | modifier le code]

Salle multisport Marie-Amélie Le Fur
Il a été inauguré le 24 novembre 2012 par Marie-Amélie Le Fur, athlète handisport française. La salle de sport porte son nom en mémoire de son courage exemplaire pour la jeunesse[5].
  • Collège
  • Prévision en 2013 : aménagement du centre bourg

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre-François Martinet, homme politique français, est né dans la commune.

Activités culturelles et associatives[modifier | modifier le code]

Manifestations
  • Juin : Triathlon dernier samedi de juin ; Le 31ème triathlon aura lieu le 28 juin 2013[6].
  • Juillet : 13 juillet fête nationale
  • Août : fête Un dimanche à la campagne
Associations
  • Comité d'animation de Nouâtre,
  • APE (Association des parents d'élèves du regroupement se met au service des écoles),
  • Nouâtre triathlon,
  • le club de l'amitié,
  • l'union sportive gymnastique Nouâtre,
  • Club de judo et ju-jitsu

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  2. Histoire et mémoire d’un massacre : Maillé, Indre & Loire
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Inauguration du Gymnase Marie-Amélie Le Fur sur La_Nouvelle_République_du_Centre-Ouest [1]. Consultation : février 2013
  6. triathlon international de la Touraine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]