Léon Carvalho

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Arthur Léon Carvalho, né le 18 janvier 1825, et mort le 29 décembre 1897, est un chanteur lyrique, impresario d'opéra, directeur de théâtres et d'opéras, et producteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Carvalho

Léon Carvaille à Port-Louis, sur l'Île Maurice, il arrive très jeune en France. Il étudie au Conservatoire de Paris, et chante en tant que baryton à l'Opéra-Comique, de 1850 à 1855, où il rencontre la soprano Marie-Caroline Miolan, qu'il épouse en 1853.

Il abandonne très tôt sa carrière de chanteur et prend la direction du Théâtre-Lyrique en 1856, où il présente des œuvres de Beethoven, Mozart, Rossini, Weber, mais où il a surtout ouvert ses portes aux nouveaux compositeurs français dénigrés par l'Opéra et l'Opéra-Comique, tels que Berlioz, Gounod, Bizet, Saint-Saëns et Delibes.

Début 1868, il se lance dans une nouvelle entreprise théâtrale, avec le Théâtre de la Renaissance. Cependant, il fait faillite le 6 mai 1868 et est contraint de céder ses deux théâtres.

Il prend alors la direction du Théâtre du Vaudeville. Bien que le lieu soit principalement consacré au théâtre conventionnel, il y remet au goût du jour le mélodrame — théâtre déclamé accompagné d'un fond musical. Il y commande à Bizet l'écriture d'une œuvre de musique de scène pour la production de l'Arlésienne d'Alphonse Daudet en octobre 1872.

Il devient directeur de l'Opéra-Comique en 1876 et, bien qu'il ait par le passé produit beaucoup de nouvelles œuvres, son choix de répertoire devient assez conservateur, en mettant en valeur le répertoire français traditionnel. Malgré tout, il produit aussi les premières des Contes d'Hoffmann, de Lakmé, de Manon, et du Roi malgré lui, et, lors de sa deuxième titularisation à partir de 1891, du Rêve et de L'Attaque du moulin. Carvalho fait également rejouer Carmen à l'Opéra-Comique, dans une version expurgée tout d'abord, puis avec la créatrice du rôle-titre Célestine Galli-Marié et la majorité des éléments truculents de la version d'origine.

En 1884, il prépare le projet de monter Lohengrin sur la scène parisienne, se déplaçant à Vienne pour y préparer la production, mais, face à une campagne de presse virulente, il est contraint d'abandonner le projet début 1886.

Après l'incendie de la Salle Favart en 1887, qui a causé la mort de 84 personnes, il est tenu pour responsable, condamné pour négligence et emprisonné. Acquitté lors de son procès en appel, il est restauré dans ses fonctions de directeur du théâtre en 1891, où il continue de produire de nouveaux talents.

Le 1er février 1894, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Sa nature extravagante, sur le plan personnel tout comme sur le plan professionnel, l'a souvent conduit à de fortes dettes et à de nombreuses banqueroutes.

Références[modifier | modifier le code]