La Séguinière

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La Séguinière
Église Notre-Dame de La Séguinière, monument historique de la commune
Église Notre-Dame de La Séguinière, monument historique de la commune
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Cholet 1
Intercommunalité C.A. du Choletais
Maire
Mandat
Jean-Paul Boisneau
2014-2020
Code postal 49280
Code commune 49332
Démographie
Gentilé Zinierois, Zinieroise
Population
municipale
3 851 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 49″ N 0° 56′ 19″ O / 47.0636111111, -0.93861111111147° 03′ 49″ Nord 0° 56′ 19″ Ouest / 47.0636111111, -0.938611111111  
Altitude 66 m (min. : 48 m) (max. : 139 m)
Superficie 31,48 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de La Séguinière

La Séguinière est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Zinierais ou Zinierois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine des Mauges, La Séguinière se situe à l'ouest de Cholet, sur la route D753, La Romagne / Cholet, et à proximité de la N249, qui va de Nantes à Cholet[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La paroisse et la châtellenie de La Séguinière sont connues depuis l’an mille. Point stratégique sur le cours de la Moine, la commune sépare les provinces historiques d’Anjou et de Poitou. C’est sans doute pour cette raison que La Séguinière tire son nom du latin « sequinaria », qui signifie frontière.

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la population vit de l’agriculture et de l’élevage. Entre 1900 et 1950, l’industrialisation du textile à Cholet et de la chaussure à La Séguinière créent de nouveaux emplois. Au plus fort de la production, 300 Ziniérais travailleront dans ce secteur, mais l’activité périclite à la fin des années 1950.

Héritage religieux[modifier | modifier le code]

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La tradition religieuse a laissé de profondes empreintes dans le patrimoine communal.

La célèbre sculpture de Notre-Dame-De-Toute-Patience, visible dans la chapelle du même nom, est attribuée au Père Louis-Marie Grignon de Montfort, missionnaire apostolique, venu à La Séguinière en 1713 et en 1715. Il l’aurait taillé dans le tronc d’un poirier provenant d’un jardin de la commune. Les frères Montfortains, missionnaires du Saint-Esprit, se présentent encore à elle pour prononcer leurs vœux religieux.

Dans les années 1950, l’Abbé Chauveau, bien connu pour son caractère et ses frasques, a lui aussi profondément marqué les esprits. De nombreuses anecdotes circulent encore à son sujet. Lorsque l’état de santé de l’un de ses paroissiens inspirait quelque inquiétude par exemple, il partait visiter le malade, Notre-Dame-de-Toute-Patience dans une des sacoches de son solex et une bouteille de Veuve Amiot dans l’autre, pour apporter un peu de réconfort au « mal-en-point ».

Une partie de l’héritage lui venant de ses parents servit à rénover l’église de la commune. Notre-Dame-de-l’Assomption, classée monument historique en 1970, abrite grâce à lui une superbe collection de vitraux contemporains sur les Guerres de Vendée et la vie du Père de Montfort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 'en cours Jean-Paul Boisneau[2] UMP Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération du Choletais[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 851 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 174 1 014 1 183 1 268 1 313 1 377 1 324 1 550 1 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 604 1 631 1 604 1 570 1 595 1 613 1 706 1 690 1 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 571 1 424 1 361 1 271 1 247 1 256 1 211 1 324 1 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 593 1 672 2 225 3 108 3 482 3 506 3 593 3 630 3 765
2011 - - - - - - - -
3 851 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 25,2 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 23,9 %, plus de 60 ans = 20,2 %).
Pyramide des âges à La Séguinière en 2008 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
4,8 
75 à 89 ans
6,1 
10,5 
60 à 74 ans
12,3 
25,2 
45 à 59 ans
23,9 
21,5 
30 à 44 ans
21,1 
18,5 
15 à 29 ans
15,3 
18,9 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

La population a fortement augmenté dans les années 70, ce qui a entraîné un fort développement de l’habitat. Le nombre de jeunes ménages est maintenu à un niveau raisonnable ce qui permet aux effectifs scolaires de se maintenir.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Sur 407 établissements présents sur la commune à fin 2010, 12 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 12 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 59 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[8].

Zones d'activités[modifier | modifier le code]

On compte 1 500 emplois sur la commune et 90 ha de zones d’activités. Les magasins d’usine du « Circuit des marques » ou de « Marques Avenue », zone de la Ménardière, sont très fréquentés.

Les deux autres zones (ZI des Grands Bois et ZI de la Bergerie) accueillent quant à elles une cinquantaine de PME/PMI dans des domaines d’activité très variés : du transport de marchandises à l’automatisation industrielle en passant par la bureautique ou la fabrication de vérandas.

D’autres entreprises sont implantées hors-agglomération : une briquèterie, un abattoir de volailles et une minoterie. Elles comptabilisent ensemble près du tiers des emplois de la commune.

D’autre part, une quarantaine d’exploitations agricoles s’étendent sur 2 000 ha.

Située dans le bassin de vie de Cholet, la ville fait partie de la communauté d'agglomération du Choletais.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Sentiers de randonnée
    - Un sentier d’interprétation, le long de la Moine à partir du Moulin de la Cour, pour valoriser la faune, la flore et l’histoire locale a été inauguré en mai 2005. Ce site est déjà aménagé et offre un espace de détente, des postes de pêche pour handicapés et une frayère.
    - Deux autres sentiers balisés parcourent le territoire communal : Sur les Pas du Père de Montfort, promenade de quelques kilomètres à la découverte du patrimoine architectural de la commune, et Chemin de Tiffauges à l’Etang Ruiné, une balade de 14 km à travers les paysages de campagne ziniéraise.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Marie Grignion de Montfort dit le "Père de Montfort" venu à La Séguinière en 1713 et 1715. Certains vitraux de l'église Notre-Dame de l'Assomption retracent sa vie.
  • Ron Anderson, né le 15 octobre 1958 à Chicago, est un ancien joueur professionnel de basket-ball dans les championnats NBA et français. Il évolue quelque temps au sein du club de La Séguinière Saint-Louis Basket

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail La Séguinière (49), consulté le 11 novembre 2012
  2. Ouest-France, Sans surprise, Jean-Paul Boisneau réélu maire, article du 30 mars 2014
  3. Insee, Composition de l'EPCI du Choletais (244900700), consulté le 28 septembre 2013
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à La Séguinière en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 septembre 2012)
  7. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 septembre 2012)
  8. Insee, Statistiques locales du territoire de La Séguinière (49), consultées le 9 juin 2013