Le May-sur-Èvre

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Le May-sur-Èvre
Image illustrative de l'article Le May-sur-Èvre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Beaupréau
Intercommunalité C.A. du Choletais
Maire
Mandat
Alain Picard
2014-2020
Code postal 49122
Code commune 49193
Démographie
Gentilé Maytais, Maytaise
Population
municipale
3 992 hab. (2011)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 11″ N 0° 53′ 28″ O / 47.1364, -0.8911 ()47° 08′ 11″ Nord 0° 53′ 28″ Ouest / 47.1364, -0.8911 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 128 m
Superficie 31,85 km2
Localisation

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Liens
Site web Site du May-sur-Èvre

Le May-sur-Èvre est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

La commune offre un double visage : celui d'une petite ville industrielle et celui d'un village où l'agriculture performante reste aujourd'hui une des activités phares.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune angevine se situe dans le sud-ouest du Maine-et-Loire, dans la région des Mauges, à 7 km au nord de Cholet et à 100 km à l'est des plages de l'Atlantique.

Aspects géologiques : plateau de roches primaires (altitude de 70 à 110 m) coupé par la vallée de l'Èvre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin Ulmetum (Ormeraie) avec différentes variantes au cours des siècles (Ulmerium ; Ecclesia del Ulmeto : Parrochia d'Oulmay : Ecclesia Sancti Michaelis Olmai. Le nom actuel date de 1881 : on installe à cette date le service des postes et du télégraphe. On devait distinguer la commune d'un autre May situé en Normandie, on ajoutera alors le nom de la rivière qui coule sur le territoire communale à celui de la commune.

Nom des habitants : Maytais, Maytaise

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire était habité dès les temps préhistoriques puisqu'on a retrouvé de nombreux outils en pierre taillée (coups de poings et pointes de flèches). Un splendide menhir (situé sur la commune de Trémentines, mais à la limite du May) vient confirmer cette certitude.

Les vestiges d'une voie romaine (route de la Séguinière) et le nom « Ulmetum » attestent d'une présence romaine aux premiers siècles de l'ère chrétienne. Lors des invasions barbares du Ve siècle, le May est christianisé et dépend de Poitiers. Le seigneur de Chemillé est alors le protecteur temporel de la paroisse qui lui verse les impôts féodaux.

Au XIIe siècle, ce sont les moines de Saint-Michel-en-l'Herm qui dominent la paroisse qui sera rattachée au diocèse de La Rochelle jusqu'à la Révolution.

Au XIVe siècle, la construction de l'église actuelle est entreprise.

Au XVe et XVIe siècles, s'affirme l'emprise des seigneurs du Cazeau. La culture du lin est introduite dans les campagnes. Les guerres de religion sont néfastes : l'église est incendiée et l'abbaye de Bellefontaine est en partie détruite.

Au XVIIe et XVIIIe siècles, on trouve au May des tisserands et des tanneries. Les toiles transitent par Cholet et sont dirigées sur les ports voisins de Nantes, de La Rochelle ou de Bordeaux.

Le May est converti en profondeur par les missions de Louis-Marie Grignion de Montfort dont une croix reste encore à côté du collège.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1800 Gabriel Fizeau    
1800 1803 Mouraire Tharreau    
1803 1814 Gabriel Fizeau    
1814 1830 Barreau de la Possardière    
25 septembre 1830 30 septembre 1830 Brion-Sachet    
1830 1832 Mr Guilbault    
1832 1838 Mr Triolet    
1838 1848 Brion-Sachet    
1848 1878 Raimbault-Courtais    
1878 1892 Chupin-Brevet    
1892 1919 Honoré Neveu    
mai 1920 septembre 1920 Joseph Aveneau    
1920 1945 Georges Lefort    
mai 1945 octobre 1945 Madeleine Bureau    
1945 1959 Georges Lefort    
1959 1960 Joseph Chupin    
1960 1968 Marcel Taupin    
1968 1977 Marcel Rousseau    
1977 1989 Auguste Senghor Divers droite  
1989 1995 Pierre Chalopin Divers gauche  
1995 mars 2008 Auguste Senghor Divers droite  
mars 2008 en cours Alain Picard[1] MoDem + Divers  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération du Choletais[2].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 992 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 442 2 271 2 668 2 955 3 315 3 215 3 296 3 458 2 691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 668 2 606 2 103 2 080 2 139 2 051 2 012 1 972 2 008
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 976 2 069 1 986 1 822 1 936 2 056 2 064 2 232 2 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 091 3 383 3 551 3 806 3 914 3 891 3 848 3 790 3 970
2011 - - - - - - - -
3 992 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 24,3 %).
Pyramide des âges à Le May-sur-Èvre en 2008 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,2 
5,8 
75 à 89 ans
8,7 
12,6 
60 à 74 ans
14,4 
20,8 
45 à 59 ans
20,0 
21,6 
30 à 44 ans
20,0 
18,9 
15 à 29 ans
15,5 
19,7 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu une fleur au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007) et une deuxième en 2009.

Sports[modifier | modifier le code]

  • L’espace Léopold Sédar Senghor inauguré en octobre 2007 en l'honneur de l'ancien président sénégalais et académicien.
  • Le centre socio-ludique anciennement « Centre socio-culturel », composé de plusieurs salles à disposition de la Batterie Fanfare, du centre aéré, de la halte-garderie, d'une salle des fêtes.
  • Groupement sportif, composé de deux salles multisports, dont une salle ayant deux terrains, et d'une salle de gymnastique/judo.
  • "Le cercle", autrement appelé "Patro", créé par l'association L'Énergie. Cette structure se compose, d'un bar, de deux salles de réunion, et de la salle de sport Michel Beignon[7] à disposition du club de tennis de table et ayant un mur d'escalade.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Le premier weekend de juin, se déroule le "Weekend Jeunesse", pendant lequel une multitude d'activités sont proposés au public plus ou moins jeune. Ces activités sont sportives, culturels, etc...
  • Chaque premier dimanche d'octobre se déroule la "Fête de la Fressure". Les chaudrons de fressure sont alors placés sur la place de la commune où ce plat, à base de cochon entier, est vendu à tous et dégusté. Une fête foraine accompagne les festivités.
  • Le dernier weekend d'août, est organisé au May-sur-Evre, le tournoi national Carisport[8], en association avec douze autres communes.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 229 établissements présents sur la commune à fin 2010, 28 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 42 % de celui du commerce et des services et 14 % du secteur de l'administration et de la santé[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel, du XVe siècle, appelée le Géant des Mauges.
  • La Chapelle Saint-Tibère.
  • La chapelle Notre-Dame de Miséricorde, construite pour le Jubilé de 1875, par Jean Hervé, et bénie par le curé du May, (mr) Bretaudeau, le 5 mai 1875.
  • Le Château du Cazeau.
  • L'ancienne voie gallo-romaine.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1978, 2e éd. (lien notice BnF?, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]