Kafir

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Un kâfir (arabe : كافر [kāfir], mécréant, incroyant, ingrat, infidèle) est un terme arabe à connotation dépréciative désignant celui qui n'est pas croyant. Le kufr (كفر [kufr], mécréance, incroyance, ingratitude) peut être un acte ou une parole d'un kâfir ou bien d'un musulman, ce qui entraînerait son apostasie.

Les différents types de mécréants[modifier | modifier le code]

Il existe deux types de mécréants (kouffar, pluriel de kâfir) :

  1. Le mécréant d'origine (kafir asli), c'est-à-dire qui n'a jamais embrassé l'Islam. Certains croient en Allah, mais aucun ne respecte les préceptes de l'Islam, ni ne reconnaît son prophète Mahomet. Ils sont de trois types :
  2. Le mécréant apostat (kafir mourtad), celui qui a commis ou omis un acte, une parole entrainant son excommunication de l'Islam. Ces actes de kufr sont de deux types :
    • Al-jouhoud : C'est le fait de nier une obligation connue par nécessité. Si une personne nie une action qui est connue de l'Islam par nécessité, telle que le jeûne, le hajj, la prière, la charia, le jihad, elle deviendra « jaahid » (celui qui nie), qui se livre au "jouhoud" ;
    • Al-istihlâl : Il consiste à permettre ce qu'Allah a interdit ou bien d'interdire ce qu'Allah a permis. Par exemple, celui qui permet la fornication ou toute autre chose prohibée. Celui qui commet l'istihlâl est appelé al-Mustahlil (législateur) ;
    • An-nâqid : C'est un acte qui annule l'Islam de la personne. Ces annulatifs de l'Islam (Nawaqid al-Islam) sont nombreux et si une personne commet l'un d'entre eux, elle deviendra kâfir murtad (mécréant apostat).

À noter que le kufr n'est pas toujours comparable à une véritable excommunication. En l'absence d'un clergé unifié, le kafir dont l'acte ne touche pas à un principe fondamental (tel que les piliers de l'Islam) peut toujours migrer vers une autre région musulmane où l'avis des docteurs rejoint sa pensée.

Takfir[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Takfir.

Le takfir est le fait d'excommunier, c'est-à-dire de rendre mécréant une personne (ou un groupe de personnes), en la faisant sortir de la religion.

Cette sentence doit être appliquée avec soin, même s'il ne s'agit que d'une parole. La mécréance retombe en effet sur celui qui jette à tort l'anathème sur quelqu'un d'autre. Elle retombe aussi sur celui qui nie la mécréance d'une personne alors que celle-ci a été établie avec certitude. Ceci rentre dans les annulatifs de l'Islam (Nawaqid al-Islam).

De nombreux oulémas mettent donc en garde contre l'excès de takfir.

Aspect politique[modifier | modifier le code]

Autres significations du mot[modifier | modifier le code]

En Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Le terme Kaffer (Kaffir, Keffir) désigne les noirs sud-africains appelés en français cafres.

En Afghanistan[modifier | modifier le code]

Les habitants du Nurestan ou Kâfiristân sont appelés les kafirs à cause de leur tardive conversion à l’islam au XIXe siècle (1895-1896)[réf. nécessaire].

Les populations de ces régions du Nord-est de l'Afghanistan parlent une série de dialectes indo-européens. Ils étaient restés animistes ou fidèles à l'ancienne religion des perses le zoroastrisme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Homonymes[modifier | modifier le code]