Kélibia

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Kélibia
Forteresse de Kélibia
Forteresse de Kélibia
Administration
Pays Tunisie Tunisie
Gouvernorat Nabeul
Délégation(s) Kélibia
Maire Anis Znaidi[1]
Code postal 8090
Démographie
Gentilé Kélibien
Population 43 209 hab. (2004[2])
Géographie
Coordonnées 36° 51′ N 11° 05′ E / 36.85, 11.09 ()36° 51′ Nord 11° 05′ Est / 36.85, 11.09 ()  
Localisation

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Kélibia

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Kélibia
Liens
Site web www.commune-kelibia.gov.tn

Kélibia (قليبية) est une ville côtière du nord-est de la Tunisie. Située à la pointe de la péninsule du cap Bon, à une centaine de kilomètres de Tunis via Menzel Bouzelfa, elle est la troisième ville du gouvernorat de Nabeul après Nabeul et Hammamet.

Elle est le chef-lieu d'une délégation et d'une municipalité comptant 43 209 habitants en 2004[2]. Elle est par ailleurs un important port de pêche avec une production annuelle de 15 000 tonnes de divers produits de la mer, dont environ 15 % de la production tunisienne de poisson[3] ; Kélibia est particulièrement spécialisée dans la pêche au lamparo[3].

Ses belles plages, dont La Mansoura, en font une destination touristique prisée.

Le muscat de Kélibia, vin fruité et sec produit dans la région, est réputé à travers le pays.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Kélibia est située sur une élévation du cap de Taphitis, qui a quelque ressemblance avec la forme d'un bouclier, d'où le fait qu'elle prenne les noms grec de aspis et latin de clypeus. Appelée Clypea ou Clupea à l'époque où elle appartient à la province romaine de Byzacène[4], la lettre p est plus tard transformée en lettre b par les Arabes qui ne prononcent pas cette lettre.

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Kélibia
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 9,3 9,3 11,1 13,1 15,4 18,3 22,6 22,4 20,4 17,6 13,9 9,9 15,28
Température moyenne (°C) 13,1 13,7 15,2 17,2 19,7 23,3 27,9 28,8 24,4 21,6 17,9 14,6 19,78
Température maximale moyenne (°C) 16,7 18 18,2 20,6 23,2 26,9 30,9 31,6 27,8 24,9 21,2 17,8 23,15
Précipitations (mm) 92,7 46,72 84,32 34,03 40,65 2,8 0 0,51 42,91 53,86 104,39 26,67 529,56
Source : Tutiempo Network[5]


Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La cité est fondée sous le nom de Clypea par Agathocle de Syracuse à l'époque où il procède à son invasion avortée en Afrique du Nord. Après le départ d'Agathocle, les Carthaginois conservent cette cité forte.

En 256 av. J.-C., Marcus Atilius Regulus, l'ayant occupé au cours de la Première Guerre punique, la prend pour base de ses opérations qui avaient pour objectif de vaincre Carthage ; après avoir ravagé le cap Bon, l'offensive romaine s'achève l'année suivante par un échec cuisant et peu de soldats regagnent l'Italie[6],[7].

Au cours de la Troisième Guerre punique, dernière guerre que se livrent les Romains et les Carthaginois, le consul Lucius Calpurnius Piso Caesoninus assiège la ville mais suite à la résistance de cette dernière, il se trouve forcé de se retirer[8].

Elle est transformée en colonie romaine par Jules César[9] en 45 avant J.-C.. Selon Pline l'Ancien, Clypea devient par la suite une ville libre possédant un port de qualité dans lequel la flotte romaine peut se mettre à l'abri et qui, par sa position, est importante pour la navigation.

On voit à ce jour les ruines de l'ancienne ville entre la colline et la mer et des restes de fortifications romaines dans l'enceinte de la citadelle élevée en haut de la colline. Des parties considérables du quai et du môle de l'ancien port sont également conservées.

Kélibia et sa rade en 1883 avec mise à jour du port en 1954

En 2007, une mosaïque représentant douze menorahs et un texte en latin est découverte au pied de la forteresse ; elle date probablement du Ve siècle av. J.-C..

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de l'opération Pedestal, le HMS Manchester (en) de la Royal Navy est attaqué près de Pantelleria par deux torpilleurs italiens : le croiseur britannique coule au large de Kélibia le 13 août 1942.

Culture[modifier | modifier le code]

Depuis 1964, Kélibia accueille le Festival international du film amateur de Kélibia.

Sport[modifier | modifier le code]

Kélibia est l'un des fiefs du volley-ball tunisien avec le Club olympique de Kélibia, fondé en 1957 et actif depuis 1959 ; il affiche dans son palmarès deux titres de champion de Tunisie en 1977 et 2003, huit coupes en 1972, 1974, 1975, 1976, 1978, 1989, 2004 et 2011 et une coupe arabe des clubs champions en 1998.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Kélibia a développé des relations de coopération avec plusieurs villes via l'établissement de relations de jumelage[10] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 27 novembre 2012 portant modification du décret du 27 août 2011 relatif à la nomination de délégations spéciales dans certaines communes du territoire tunisien, Journal officiel de la République tunisienne, n°96, 4 décembre 2012, p. 3080
  2. a et b (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)
  3. a et b (fr) Abou Sarra, « Tunisie : la grogne des marins pêcheurs ! », Webmanagercenter, 11 août 2010
  4. Pomponius Mela et A. Silberman, Chorographie, éd. Les Belles Lettres, Paris, 1988, p. 123
  5. (en) Données climatiques annuelles (TuTiempo.net)
  6. Polybe, Histoires, livre I, 29-35 ; Diodore de Sicile, livre XXIII, 12
  7. (fr) Hédi Slim, Ammar Mahjoubi et Khaled Belkhodja, Histoire générale de la Tunisie, tome I « L'Antiquité », éd. Maisonneuve et Larose, Paris, 2003, p. 52
  8. (en) Paul Bentley Kern, Ancient siege warfare, éd. Indiana University Press, Bloomington, 1999, p. 291
  9. (fr) Michel Kaplan, Le monde romain, éd. Bréal, Paris, 1995, p. 244
  10. (fr) Relations extérieures (Municipalité de Kélibia)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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