JonOne

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JonOne
JonOne peignant un Thalys pour le lancement de la ligne reliant Amsterdam et Cologne en 2009.
JonOne peignant un Thalys pour le lancement de la ligne reliant Amsterdam et Cologne en 2009.

Nom de naissance John Andrew Perello
Naissance 1963
Drapeau des États-Unis Harlem, New York
Mouvement Graffiti

John Andrew Perello[1], dit JonOne[2], Jonone ou Jon156, est un graffiteur et artiste peintre américain, né en 1963 à New York[1],[3]. Fondateur du 156 All Starz, il vit et travaille à Paris depuis la fin des années 1980.

Sommaire

Biographie [modifier]

D'origine dominicaine, John Perello est né dans le quartier de Harlem[4], à New York en 1963. Il débute dans le monde du graffiti à 17 ans grâce à son ami d'enfance White Man[5], taguant son nom Jon suivi de 156 (sa rue) sur les murs et les trains de son quartier, puis ceux de tout New York[6]. Selon lui, « Le métro, c’est un musée qui traverse la ville. »[7]

Il crée le collectif de graffiteurs 156 All Starz en 1984, afin de réunir leur passion, peindre des trains la nuit et oublier leurs problèmes, notamment de drogues[7]. Il fait alors la connaissance de Bando, résidant à New-York à cette période. Suite à une invitation de ce dernier, il économise de l’argent et vient à Paris en 1987[7]. Il commencera à graffer avec lui, Boxer et le BBC Crew[5]. Il débute son activité de peintre sur toile dans un atelier à l'Hôpital éphémère[8],[9],[10] avec A-One, Sharp, Ash, JayOne et Skki, sans pour autant abandonner le graffiti. Très vite, il se fait un nom dans les milieux artistiques parisiens grâce à ses œuvres sur toile dans les expositions; il est exposé en 1990 à la Gallery Gleditsch 45 de Berlin et participe en 1991 à l’exposition Paris Graffiti, rue Chapon à Paris. Dès lors, il ne cesse d'exposer à travers le monde : Tōkyō, Monaco, Paris, Genève, New York, Hong Kong ou encore Bruxelles.

Lors d'une vente aux enchères chez Artcurial le 6 juin 2007, Balle de match, une toile de grand format (214,50 x 190 cm) réalisée à l'Hôpital éphémère en 1993, a été enlevée par un collectionneur new-yorkais pour la somme de 24 800 €, un record mondial pour l'artiste. Cette enchère est aussi la plus haute enchère jamais obtenue en France pour une œuvre d’art graffiti[11].

Citations [modifier]

Peinture de Jonone sur un Thalys pour le lancement de la ligne Amsterdam/Cologne

« Quand je suis arrivé à Paris en 1987, les gens étaient un peu déçus (rires) ; je venais de New York, ils me voyaient donc comme le représentant du graffiti new-yorkais. Même si c’est vrai, je suis avant tout Jonone et basta ! Ce que je faisais n’était pas représentatif de ce qu’ils pouvaient imaginer, j’étais plus free que technique, j’étais dans l’imaginaire. Comme je possédais la technique, je pouvais la laisser derrière moi et créer, mélanger des centaines d’informations, prendre des raccourcis graphiques tout en me laissant porter par la vague. Aujourd’hui, j’appartiens à la old school. Je travaille dans un certain confort, à l’aise avec des lettrages ou n’importe quoi d’autre. Je ne suis plus obligé de prouver quoi que ce soit : mon passé parle pour moi. D’un autre côté, je n’ai pas envie de passer mon temps à le revendiquer. »

— JonOne, Interview réalisée pour Nova Mag oct. 2004 a l’occasion de l’exposition Night and Day à la Speerstra gallery[12].

« Je n'ai reçu aucune éducation artistique. Quand je taguais les trains à New York, je ne pouvais pas imaginer qu'un jour je m'exprimerais sur la toile. Ce qui m'a vraiment amené au tag a été de voir les autres peindre des graffitis dans toute la ville. L'école à laquelle j'allais était très stricte. Et tellement ennuyeuse! Je me souviens qu'à l'époque, ceux de la rue avaient la liberté. Je ne voulais pas de ce que l'Amérique me proposait : un travail, un joli costume et une jolie maison. J'ai rencontré A-One (Anthony Clark 1964-2001),. Il avait l'habitude de traîner avec Jean-Michel Basquiat (Brooklyn, New York, 22 décembre 1960 – 12 août 1988). A-one était le lien entre la rue et le monde de l'art. Il voyageait en Europe et revenait avec beaucoup d'argent, simplement grâce à son art. J'écoutais ses récits de voyage et mes yeux brillaient d'envie. À cette époque à New York, j'étais comme beaucoup aujourd'hui : je traînais devant mon immeuble. En ces temps, moi non plus je ne sortais pas de mon quartier. Grâce à A-One, j'ai commencé à visiter des expositions, à nourrir ma vision de ce qui se passait dans ce monde. J'ai commencé à prendre mon travail au sérieux, à ne pas le considérer comme du vandalisme mais simplement comme de l'art. »

— JonOne

L'hommage à l'abbé Pierre [modifier]

Fresque de l'abbé Pierre réalisée par JonOne

Le 22 janvier 2011, JonOne a rendu hommage à l’abbé Pierre, défenseur des défavorisés, afin de commémorer le 4e anniversaire de la disparition de ce grand homme.

L’artiste a mis son talent et sa virtuosité au service de la cause du mal-logement, en réalisant un impressionnant portrait de l’abbé Pierre[13], constitué de la reproduction calligraphique du texte (l'appel de l'abbé Pierre) que ce dernier a lu sur les antennes radiophonique de Radio Luxembourg le 1er février 1954, lors d’un hiver particulièrement meurtrier, déclenchant un vaste mouvement populaire de générosité.

La vidéo retraçant la réalisation de son œuvre : "Hommage à l'abbé Pierre par JonOne"


Ce qui devait être une œuvre éphémère, est désormais toujours visible sur les murs du square des Deux Néthes, dans le 18e arrondissement de Paris, illustrant un discours toujours d’actualité. En effet, lors de l’inauguration de cette fresque, le maire de Paris a déclaré : « Je souhaite que ce ne soit pas à titre éphémère que l’abbé Pierre s’installe ici, mais à titre définitif[14] ».


JonOne a continué son engagement auprès de la Fondation Abbé Pierre en réalisant en septembre 2012 une fresque dans un restaurant social de Metz[15].

Expositions [modifier]

Années 1990 [modifier]

  • 1990
  • 1991 :
    • Espace Protis, Paris
    • Paris Graffiti, Paris
  • 1992 :
    • Galerie Michel Gillet / Speerstra Gallery, Paris
    • Galerie Magda Danysz, Paris
    • Hôpital éphémère, Paris
    • Galerie Structures, Montpellier
    • Galerie B5 (Speerstra Gallery), Monaco
  • 1994 :
    • Good Times, Espace Dunoyer, Paris
  • 1995 :
  • 1996 :
    • Crossing Path, Galerie Michel Gillet, Paris
  • 1997 :
    • JonOne, Junko Shimada, Paris
    • JonOne & Sharp, Preo, Tōkyō (Japon)
  • 1998 :
    • Freestyle, Nowhere Land Gallery, Bruxelles (Belgique)
  • 1999 :

Années 2000 [modifier]

  • 2000 :
    • JonOne, Galerie Cargo, Paris
  • 2001 :
    • Seven Deadly Sins, Triiad, Paris
    • Color Wars, Galerie Michel Gillet, Paris
    • Color Wars, Espace Zali, Paris
    • JonOne, Pop-Up Store, Paris
  • 2002 :
  • 2003 :
  • 2004 :
    • Night and day, Speerstra Gallery, Paris
    • C3, Galerie Anthem, New-York
    • Ice Blue, Art Statement Gallery, Hong Kong
  • 2005 :
    • Urban Calligraphy, Speerstra Gallery, Paris
    • Festival Walk, Art Statement Gallery, Hong Kong
    • JonOne, Espace HelenBeck, Nice
    • The Live Issue.#2, Back Jumps, Berlin
    • Bande à part : Group show, Galerie Agnès B., Paris
  • 2006 :
    • Serigraff, Speerstra Gallery, Paris
    • JonOne, Espace Art 22, Bruxelles
    • Friends of Basquiat, Galerie Agnès B., Paris
    • Ugly Winners, Galerie Agnès B., Paris
    • Art Statement Gallery, Hong Kong
    • Galerie 5213, Berlin
  • 2007 :
    • The law against the street, Galerie Helenbeck, Nice
    • Game Over, Galerie Magda Danysz, Paris
    • Abbaye d'Auberive, Auberive
    • Musée Paul Valery, Sète
    • L'art modeste sous les bombes, Musée international des Arts Modestes, Sète
    • Sir JonOne, Galerie Helenbeck, Paris
    • The Art of Living, Speerstra Gallery, Bursins (Suisse)
  • 2008 :
    • Whole in the wall (avec Blade, Crash, Quik, Sharp), Galerie Helenbeck, Paris et Nice
    • Street Art (JonOne, Speedy Graphito, Jef Aérosol, Taling),Galerie Brugier-Rigail , Strasbourg
    • Solo show, Show off, Galerie Magda Danysz, Paris[16]
    • My Father's Keeper, Galerie Le Feuvre, Paris
    • Follow the Sun, Speerstra Gallery, Bursins
    • Brut Graffiti, Speerstra Gallery, Bursins
    • Sex Time, galerie Helenbeck, Paris
  • 2009 :
    • Arte Fiera (22 au 26 janvier), Galerie Magda Danysz, Bologne (Italie)
    • Propeace (31 janvier au 1er mars), Maison Folie, Lille
    • Solo Show (15 mai au 13 juin), Graffitigalleriet, Copenhague (Danemark)[17]
    • Whole in the wall (29 mai au 27 juin), galerie Helenbeck, New-York[NB 1],[18]
    • Solo Show (4 au 31 juillet), galerie Magda Danysz, Paris
    • Solo Show (25 juin au 30 juillet), 18Gallery, Shanghai (Chine)
    • Né dans la rue - Graffiti (7 juillet au 29 novembre), Fondation Cartier, Paris
    • Close up New Works (17 septembre au 17 octobre), Speerstra Gallery, Genève (Suisse)
    • Solo show (22 octobre au 21 novembre), Don Gallery, Milan (Italie)
    • Autoportraits (4 au 24 décembre), galerie Brugier-Rigail, Paris
  • 2010 :
    • Retrospective 20 ans / 20 years, Speerstra Gallery, Bursins, Switzerland
    • Solo Show Escape from New York(11 septembre au 2 octobre), Galerie Australe, Saint Denis de La Réunion
    • Abstractions (27 novembre au 24 décembre), Galerie Magda Danysz, Paris, France
    • Solo Show Carved In Stone (4 au 26 juin), Galerie Brugier-Rigail, Paris
    • Off The Wall Cité du Temps (2 décembre 2010 au 9 janvier 2011) Brigitte Argième & Swatch Group, Genève
  • 2011 :
    • Da Sun Will Always Shine (10 mars au 10 avril), Galerie Le Feuvre, Paris, France
    • The City Breathes (19 novembre au 12 janvier 2012), Galerie Rabouan-Moussion, Paris, France
  • 2012 :
    • Solo show (septembre/octobre), Galerie Pluskwa, Marseille.
    • A Beautiful Madness (octobre 2012), Fabien Castanier Gallery, Los angeles.
    • Transformations (11 mai au 12 juin 2012), Galerie Rive Gauche-Marcel Strouk, Paris.
  • 2013 :
    • 'TWI-LIGHTS OF COLORS' (17 janvier au 23 fevrier 2013), Galerie Martine Ehmer , Bruxelles.
    • 'J-PUNK' (29 janvier au 23 fevrier 2013), Galerie Brugier-Rigail , Paris.

Bibliographie [modifier]

  • JonOne, J-PUNK, éditions Galerie Brugier-Rigail, 2013, 60 p. 
  • JonOne, Da Sun Will Always Shine, Galerie Le Feuvre, 2011, 51 p. 
  • JonOne, My Father’s Keeper, Galerie Le Feuvre, 2010, 52 p. 
  • Mai Lucas et JonOne, Maï / Jonone, Drago Arts & Communication, coll. « 36 Chambers », 2009, 96 p. (ISBN 978-8888493480) 
  • JonOne, JonOne Rock, Drago Arts & Communication, 2009, 40 p. (ISBN 978-8888493510) 
  • JonOne, Carved In Stone, éditions Galerie Brugier-Rigail, 2010, 96 p. 
  • JonOne, Black Diamonds, Speerstra Gallery, 2002, 28 p. 
  • JonOne, Night and Day, Speerstra Gallery, 2004, 24 p. 
  • JonOne, Follow the Sun, Speerstra Gallery, 2008, 24 p. 

Notes et références [modifier]

Note
  1. Splashlight studio 529-535 West 35th St NEW YORK
Références

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Médias externes [modifier]