Jean-Pierre Vidal

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Jean-Pierre Vidal, né le 24 février 1977 à Saint-Jean-de-Maurienne, est un skieur alpin français.

Sommaire

Biographie [modifier]

Jean-Pierre Vidal, bien que né à Saint-Jean-de-Maurienne, a grandi à La Toussuire dans une famille de skieurs. Ses parents étaient moniteurs de ski et tenaient un magasin d'articles de sport. Sa sœur Vanessa Vidal est aussi une skieuse alpine.

Les années galères [modifier]

Jean-Pierre Vidal effectue ses débuts en 1995 sur le circuit FIS Race. S'exprimant en descente, super G, géant et slalom, le français dispute les championnats du monde juniors de ski alpin à Voss en Norvège. Le jeune skieur termine 15e en slalom et 17e en géant. En 1996, après un bon début de saison Vidal est intégré épisodiquement en équipe de France pour disputer des coupes d'Europe en Italie, mais il se blesse gravement au genou lors d'un entrainement de descente l'obligeant à mettre un terme à sa saison. De retour sur les skis la saison suivante, Vidal délaisse quelque peu les épreuves de vitesse au profit des épreuves techniques. Intégré dans le groupe France engagé pour les coupes d'Europe, le jeune français y réalise une saison plutôt correcte qui confirme sa place pour la saison suivante. En 1998, fort d'un bon début de saison dans les circuits inférieur, Vidal dispute ses 2 premières coupes du monde à Kranjska Gora marquées par 2 abandons. Au terme d'une saison constructive Vidal termine 6e des géants et slaloms des championnats de France. En 1999, Vidal effectue une saison correcte marquée par plusieurs tops 10 en coupe d'Europe. Cela dit il ne franchit pas le cap qui pourrait lui permettre de prétendre à une place en coupe du monde. Barré par un groupe technique qui monte en puissance il s'essaie à nouveau en vitesse. C'est lors d'un entrainement de descente la veille des championnats de France que Jean-Pierre Vidal comme en 1996 se blesse très gravement aux 2 genoux, le bilan est limpide : rupture des ligaments croisés des 2 genoux. Marqué au fer rouge, le jeune français décide de ne plus jamais mettre de skis de descente si jamais il parvient à revenir un jour. Après une saison 1999-2000 quasi vierge qui le voit disputer quelques courses FIS alors que les saisons de coupe d'Europe et du monde sont finies, le français effectue son retour la saison suivante.

2000-2001: le déclic des championnats de France [modifier]

Réintégré en équipe de France dès la tournée américaine et engagé sur quelques coupes du monde en début de saison peu fructueuses, Vidal effectue un très bon retour surtout au vu de la nature de sa blessure 2 ans auparavant. Il enchaine les podiums en courses FIS et obtient dès janvier des résultats réguliers en coupe d'Europe. C'est lors des championnats de France organisés à Courchevel au détour d'une superbe seconde manche en géant qui va le voir coiffer sur le poteau les meilleurs géantistes français et accrocher son premier titre national devant Gauthier de Tessières et Frederic Covili qu'un veritable declic va s'opérer dans l'esprit du jeune français. Vainqueur du slalom le lendemain il réalise le doublé en remportant les 2 manches devant Sebastien Amiez et Julien Lizeroux.

2001-2002: Ascension éclaire et titre olympique [modifier]

Surmotivé par ce doublé national, le français conscient qu'il est sur le bon chemin met les bouchées doubles à l'entrainement durant l'intersaison. Ne se fixant aucune limite, il caresse même le doux rêve de devenir champion olympique. Cet état d'esprit n'echappe pas aux entraineurs du groupe France qui l'intègrent en équipe de France pour la tournée américaine du début de saison. S'élançant avec de gros dossards dans les slaloms disputés dans des conditions difficiles à Park City (en) et ou beaucoup de gros dossard sortent du lot (Ivica Kostelic, Giorgio Rocca, Bode Miller entre autres), Vidal dossard 36 obtient tout d'abord son premier top 10 en coupe du monde, terminant 9e du premier slalom dominé par Ivica Kostelic. Il fera encore mieux le lendemain accrochant son premier podium en coupe du monde avec encore le dossard 36 en finissant 3e derrière Mario Matt et Bode Miller. Renforcé par ces excellents résultats Vidal confirme lors du retour en Europe sur les slaloms de décembre en terminant 4e à Madonna di Campiglio mais surtout en empochant sa 1re victoire en coupe du monde lors du slalom de Kranjska Gora devançant de 75 centièmes Mario Matt et de 92 centièmes Ivica Kostelic. En janvier, toujours régulier dans le top 10 (5e à Wengen et 8e à Adelboden) le français signe un nouveau podium avec une 2e place à Schladming derrière Bode Miller. 3e podium de la saison qui lui permet d'aborder les Jeux olympiques d'hiver de 2002 en étant avec 396 points déjà assuré de finir dans le top 3 du classement du slalom à l'issue de la saison. Vidal fait partie des favoris du slalom se disputant sur la piste très sélective et décriée de Snowbasin à Deer Valley. une piste qui correspond parfaitement au style très physique de Jean Pierre Vidal, les autres slalomeurs craignent le français. Le jour de la course sur une piste cassée par les trombes d'eau qui tombent depuis le début de la journée, Vidal remporte de façon impressionnante la première manche en devançant de 36 centièmes l'américain Bode Miller et de 73 centièmes le croate ivica Kostelic. Au moment de s'élancer Vidal possède 2 secondes 15 centièmes d'avance sur son coéquipier Sébastien Amiez qui domine le slalom. Il lui suffirait presque d'assurer pour gagner l'or. ce qu'il fera au terme d'une manche crispante pour devenir le premier français depuis Jean-Claude Killy champion olympique de slalom dans une joie indescriptible. Vidal conclut bien sa saison avec un nouveau podium lors des finales de la saison à Altenmarkt (3e derrière Ivica Kostelic et Bode Miller). Saison qui le voit terminer au 3e rang de la coupe du monde de slalom et au 13e rang du classement général.

2003-2005: 3 années difficiles [modifier]

Lors de la saison 2002-2003, Jean-Pierre Vidal est toujours extrêmement performant et après un bon début de saison en slalom (6e à Park City (en), 5e à Sestriere) commence à pêcher de par son irrégularité. Si le mois de janvier débute par un podium à Kranjska Gora (3e derrière Ivica Kostelic et Rainer Schönfelder) et une 6e place à Wengen, le ski de Vidal va d'un coup se déregler lors des 2 slaloms autrichiens ou très bien placé en première manche il partira chaque fois à la faute en seconde manche. Ces échecs lui font aborder les championnats du monde de ski alpin de 2003 à Saint-Moritz en position de doute. sortit en géant, Vidal craque en seconde manche du slalom alors qu'il était 5e après la première manche et en position pour jouer la médaille. Déçu par cet echec, le français ne reprend pas le dessus par la suite et finira mal la saison. Il termine à la 10e place du classement du slalom derrière son coéquipier Pierrick Bourgeat 9e.

En 2003-2004, Vidal ne parvient pas à se reconstruire. La chute dans la hiérarchie s'accentue, le français ne parvenant en dehors d'une 5e place à Chamonix même plus à accrocher de tops 15 sur le reste des slaloms de la saison. Il finit sa saison à une anonyme 26e place du classement du slalom.

2004-2005 est une saison de la même veine que la précédente. Vidal skie toujours très fort mais subi une terrible crise de confiance qui l'empêche de fructifier ses excellentes premières manches lors des secondes manches. il finit cependant la saison sur une bonne note avec une 5e place à Schladming et une 7e place lors des finales de Lenzerheide. Il dispute en outre en février les championnats du monde de ski alpin de 2005 à Bormio qui se conclue par une sortie de piste en première manche. Il finit au 13e rang du classement du slalom. Vidal promet à l'issue de cette saison de reprendre le dessus et assure qu'il est encore possible de retrouver le haut niveau

2005-2006 : Incroyable come back, rêve de doublé olympique brisé et fin de carrière [modifier]

Après un début de saison délicat (sortie à Beaver Creek), Jean-Pierre Vidal prouve assez rapidement qu'il sait se motiver en année olympique. En effet dès décembre il retrouve la confiance qui lui permet de skier au niveau des meilleurs. Enchaînant les prestations de qualités, le français va signer une belle série de tops 10 (5e à Madonna di Campiglio, 9e à Kranjska Gora, 4e à Adelboden et 9e à Wengen) qui atteindra son apogée lors du slalom de Kitzbühel qui le verra remporter sa 2e victoire devant les autrichiens Reinfried Herbst et Benjamin Raich au terme d'une deuxième manche mémorable au court de laquelle heurte un piquet pleine tête ce qui ne l'empêche pas de l'emporter la bouche en sang. Disqualifié 2 jours après lors du slalom nocturne de Schladming, Vidal aborde les jeux olympiques d'hiver de 2006 à Turin en pleine confiance convaincu qu'il est capable de réussir le doublé. Rêve qui prendra fin brusquement après une chute lors d'une séance de ski libre la veille du slalom olympique. C'est bras cassé en echarpe qu'il annonce avant même le début du slalom qu'il met un terme immédiat à sa carrière à seulement 28 ans.

Il s'investit maintenant dans des magasins d'articles de sport à la Toussuire et au Corbier. Il est aussi impliqué dans la chaîne Eurosport en tant que consultant occasionnel et dans la candidature d'Annecy aux Jeux olympiques de 2018.

Palmarès [modifier]

Jeux olympiques [modifier]

Championnats du monde [modifier]

Coupe du monde [modifier]

  • Meilleur classement au Général : 13e en 2002.
  • 2002 : Slalom : une victoire (Kranjska Gora (Drapeau de Slovénie Slovénie))
  • 2006 : Slalom : une victoire (Kitzbühel (Drapeau d'Autriche Autriche))

Championnat de France [modifier]

  • Champion de France de slalom : 2001 et 2003
  • Champion de France de géant : 2001, 2004 et 2005

Championnat du monde universitaire [modifier]

  • Champion du monde universitaire de géant : 1999

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]