Groupe Louis-Dreyfus

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Le groupe Louis-Dreyfus est un groupe multinational de négoce présent dans 53 pays fondé par Léopold Louis-Dreyfus en 1851.

Le groupe[modifier | modifier le code]

Le groupe Louis-Dreyfus est un groupe familial, multinational, créé par Léopold, arrière-grand-père de Robert Louis-Dreyfus. La société s'est toujours refusée à publier ses comptes, sauf pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque le groupe a été partiellement saisi par l'Allemagne nazie[2].

Aujourd'hui c'est l'un des plus grands groupes de négoce (grains, transport maritime, énergie, immobilier…), employant plus de 30 000 personnes dans plus de 53 pays.

Le groupe n'est pas coté en bourse et reste entièrement détenu par les héritiers des fondateurs. Il annonce un chiffre d'affaires proche de 27 milliards de dollars en 2005, l'un des plus élevés de France et le groupe est valorisé à 4 milliards d'euros en 2007. La famille Dreyfus est devenue Louis-Dreyfus par décret en Conseil d'État.

Activités[modifier | modifier le code]

Ses filiales historiques incluent le négoce de grains, la construction maritime et le transport maritime. Il fait partie du club des « Big 5 » du négoce, aussi appelé « ABCD Group », avec ADM, Bunge, Cargill, et Glencore[3].

Évolution[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990 et 2000, il se diversifie dans le secteur des télécommunications en devenant l'actionnaire de référence du groupe Neuf Cegetel, via sa filiale LDCom, opérateur à la croissance importante dirigée par Jacques Veyrat et Robert Louis-Dreyfus. La cession de Neuf Cegetel à SFR en 2008 met fin à cette entreprise.

En 2007, l'activité de transport maritime est cédée à Philippe Louis-Dreyfus, cousin germain de Robert Louis-Dreyfus et fondateur avec Jacques Veyrat de LDCom devenu Neuf Cegetel.

Le groupe se positionne depuis peu sur les énergies renouvelables avec l'ouverture de la plus grande usine de bioéthanol au monde dans l'État de l'Indiana aux États-Unis.

Il est également présent sur la distribution d'électricité, étant actionnaire principal de l'opérateur français Direct Energie[4].

La société Ressources Forestières contrôlée par le Groupe Louis-Dreyfus investit dans le développement durable et la production et la distribution d’énergie renouvelable autour des massifs forestiers dont elle fait l’acquisition et c'est à ce titre qu'elle a acquis en mai 2007 la forêt de Lanouée qui avec près de 3 800 hectares de superficie constitue le 2e plus grand massif forestier de Bretagne après la forêt de Paimpont.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Les principaux dirigeants sont Joseph T. Nicosia, William C. Reed II, Serge Schoen, Jeffrey I. Sussman, Michel Paulin et Margarita Louis-Dreyfus[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est Louis Dreyfus, père de Léopold Louis-Dreyfus (né à Sierentz près de Mulhouse en Alsace), qui a donné son prénom et son nom au groupe. Sa postérité est présente dans le monde des affaires, des médias, la société civile, les arts et la politique. Il fut associé dans un premier temps à son frère cadet Joseph (Louis-)Dreyfus, armateur, négociant et banquier de Victor-Emmanuel II, roi d'Italie.

En 1851, Léopold Louis-Dreyfus commença le négoce de blé en Alsace pour le revendre sur le marché de Bâle en Suisse allemande. Dans les années 1860, il achetait dans le bassin du Danube et en Russie en réponse à la progression de la demande des villes industrialisées d'Europe du Nord. Il établit son siège à Paris dans les années 1870, où il est encore aujourd'hui.

En 1904, la famille Dreyfus a participé au premier tour de table du quotidien L'Humanité . La famille « Dreyfus » est devenue « Louis-Dreyfus » par décret en Conseil d'État.

En 1905, Louis-Dreyfus possédait une flotte commerciale significative et avait établi une banque. Le groupe avait ouvert un réseau international de bureaux en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Algérie, en Afrique du Sud, en Inde, en Indochine, en Chine, en Australie et spécialement en Russie, où 114 établissements étaient recensés en 1906. Ses premiers bureaux en Amérique ont ouvert en 1909, et le groupe a étendu sa présence aux États-Unis durant la Première Guerre mondiale en Europe. La croissance du groupe a continué au xxe siècle.

Le 18 juillet 2007, Robert Louis-Dreyfus a annoncé qu'il a augmenté sa part de 16,7 % à entre 51 et 55 %.

Article connexe : Famille Louis-Dreyfus.

Branches[modifier | modifier le code]

Le groupe négocie et vend des céréales, des oléagineux, du riz, du sucre, de l'éthanol, du café et du coton sur une base internationale. Son implication dans les matières premières comprend la transformation d'agrumes, d'oléagineux et de canne à sucre. Le Groupe est devenu actif dans l'industrie des biocarburants, du fret maritime, des métaux et des instruments financiers[6].

Matières premières[modifier | modifier le code]

Le négoce de matières premières, qui représente l'essentiel des activités du groupe, est rassemblé au sein de l'entité Louis Dreyfus Commodities.

Céréales, oléagineux, riz, sucre, éthanol, café, coton, lait, métaux, engrais, canne à sucre, agrumes, sont les principaux produits de Louis Dreyfus Commodities.

En 2012, le groupe annonce avoir traité plus de 70 millions de tonnes de marchandises (ce qui représenterait à lui seul 9% des échanges mondiaux de matières premières), pour un bénéfice net record de 1,1 milliard de dollars.

Energie[modifier | modifier le code]

LDH Energy fournit du gaz naturel, des produits raffinés, du charbon et d'autres produits pétrochimiques.

Biosev est née en 2009 de la fusion de LDC Bioenergie et de Santelisa Vale[7] et devient à cette occasion la deuxième[8] entreprise mondiale de production d'éthanol. En 2013 la capacité de traitement de la canne à sucre est annoncé à 37,9 million de tonnes et une production potentiel de 1.8 million de m³ d'éthanol[9]. Les familles Biaggi et Junqueira ainsi que la Banque national de développement brésilienne ainsi que Goldman Sachs font partis des investisseurs initiaux.

Immobilier[modifier | modifier le code]

LDProperty s'occupe de bureaux et d'hôtels.

Bilan social au Brésil[modifier | modifier le code]

Le groupe Louis-Dreyfus détient une participation dans LDC SEV, le deuxième producteur mondial de sucre et d’éthanol à base de canne. À ce titre, il est amené à employer plusieurs milliers d’ouvriers agricoles, de manière permanente et saisonnière. Le groupe Louis-Dreyfus porte une attention particulière au respect du droit du travail brésilien et aux conditions de travail et de vie de ses employés[10].

Le développement de programmes de responsabilité sociale accompagne naturellement le développement du groupe dans la région. Un rapport social publié chaque année témoigne des préoccupations du groupe pour le développement social et économique au sein des communautés brésiliennes, particulièrement dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'environnement.[réf. souhaitée]

À titre d’illustration, le groupe Louis-Dreyfus soutient au Brésil plusieurs initiatives en faveur des populations locales : [réf. souhaitée]

- partenariat avec l’institut Hellen Keller pour la santé oculaire

- contributions au FUMCAD (Fonds municipal pour l’enfance et l’adolescence) pour la construction d’écoles et l’acquisition de matériel scolaire pour les enfants défavorisés

- partenariats avec des écoles pour l’organisation d’activités extra-scolaires

Les audits réguliers menés par le ministère du Travail brésilien permettent à LDC SEV de continuellement accroître son niveau d’exigence quant aux conditions de travail de ses employés et sous-traitants. Récemment, une entreprise tierce de cueillette mécanisée de l’État du Minas Gerais pointée du doigt par le ministère du Travail - mais contrairement à ce qui a été publié dans la presse, pas pour conditions de travail proches de l’esclavage - a été immédiatement mise en conformité par LDC SEV - mise en conformité confirmée depuis par ledit ministère.

En décembre 2008, l'association Les Amis de la Terre (qui a pour objectif déclaré de « dénoncer publiquement le décalage entre les « beaux discours » d'un côté, et la réalité des actes des entreprises de l'autre ») a publié les résultats de son anti-prix Pinocchio du développement durable. L’entreprise Louis-Dreyfus a été épinglée par le prix concernant par la violatione mépris des « droits humains » pour le traitement indigne de ses salariés brésiliens[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]