Sidi Bouzid (Tunisie)

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Sidi Bouzid
Vue d'une rue de la ville
Vue d'une rue de la ville
Administration
Pays Tunisie Tunisie
Gouvernorat Sidi Bouzid
Délégation(s) Sidi Bouzid Est
Sidi Bouzid Ouest
Code postal 9100
Démographie
Gentilé Bouzidien
Population 39 915 hab. (2004[1])
Géographie
Coordonnées 35° 02′ N 9° 30′ E / 35.04, 9.5 ()35° 02′ Nord 9° 30′ Est / 35.04, 9.5 ()  
Altitude 327[2] m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (administrative)

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Sidi Bouzid

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Sidi Bouzid
Liens
Site web www.commune-sidibouzid.gov.tn

Sidi Bouzid (سيدي بوزيد), également appelé Sidi Bou Zid ou Sīdī Bū Zayd[3],[4], est une ville du centre de la Tunisie, chef-lieu du gouvernorat du même nom.

Peuplée de 39 915 habitants en 2004[1], elle est un centre administratif régional et un important centre de commercialisation agricole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Éloignée de la mer (135 kilomètres à l'ouest de Sfax) et de la capitale (265 kilomètres au sud de Tunis), cernée par des montagnes, la ville souffre d'une situation d'enclavement qui a limité son développement. De plus, à l'échelle locale, le site de la ville est une cuvette cernée de montagnes (dont le Djebel El Kbar culminant à 793 mètres d'altitude) et menacée par les crues des oueds Gammouda et Falet Galla.

Sidi Bouzid est située au-dessus de la plus vaste nappe phréatique du pays qui atteint une superficie de 600 km2 pour une épaisseur pouvant atteindre cinquante mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville s'est développée sous le protectorat français : c'est en 1901 qu'est créée l'école franco-arabe d'El Hamma autour du noyau villageois de Saddaguia, devenue un faubourg de la ville. En 1943, elle est le théâtre d'une bataille importante, la bataille de Sidi Bouzid.

Sidi Bouzid est le théâtre, le 17 décembre 2010, d'affrontements entre des habitants et les forces de police ; les accrochages se déroulent au lendemain du suicide de Mohamed Bouazizi, un commerçant ambulant, chômeur, qui s'est immolé par le feu en réaction à la saisie de sa marchandise par les autorités[5]. Ces événements interviennent dans une région où le taux de chômage est élevé. Bouazizi meurt des suites de ses blessures le 4 janvier 2011 au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous, près de Tunis, où il avait été admis. Ces manifestations marquent le début de la révolution tunisienne, un soulèvement populaire à dimension nationale qui provoque la fuite, le 14 janvier, du président Zine el-Abidine Ben Ali vers l'Arabie saoudite, après 23 ans au pouvoir[6].

Économie[modifier | modifier le code]

En effet, la plaine de Sidi Bouzid est consacrée à la culture des céréales, des arbres fruitiers et au maraîchage. Ainsi, la ville est le premier producteur de légumes du pays et l'un de ses principaux bassins laitiers. Elle commercialise également une race d'agneau élevée localement et qui a obtenu une AOC. Ceux du village voisin de Faïd sont particulièrement renommés.

Trois unités de séchage de tomates totalement exportatrices, la SODAF, la HTF et l'AGRIT, ainsi que trois unités de transformation de tomates et de harissa, destinées à la consommation locale et à l'exportation, sont installées dans la ville.

Cette économie centrée sur l'agriculture a conduit à ce que la ville possède un important lycée agricole où de nombreux coopérants français ont exercé par le passé.

Culture[modifier | modifier le code]

La ville de Sidi Bouzid organise chaque année un festival de littérature au mois de juillet.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)
  2. (en) Coordonnées géographiques de Sidi Bouzid (Dateandtime.info)
  3. (fr) « Sidi Bou Zid : Tunisie », Noms géographiques (consulté le 17 septembre 2012)
  4. (fr) « Sīdī Bū Zayd : Tunisie », Noms géographiques (consulté le 17 septembre 2012)
  5. (fr) « Tunisie : heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Sidi Bouzid », Le Nouvel Observateur, 19 décembre 2010
  6. (fr) Mikael Roparz, « Il y a un an, Sidi Bouzid, point de départ de la révolution du jasmin », France Info, 14 décembre 2011

Lien externe[modifier | modifier le code]