Fort-Louis

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Fort-Louis
L'entrée Sud du fort Carré.
L'entrée Sud du fort Carré.
Blason de Fort-Louis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau
Canton Bischwiller
Intercommunalité C.C. de l'Uffried
Maire
Mandat
Gérard Janus
2008-2014
Code postal 67480
Code commune 67142
Démographie
Gentilé Fort-Ludoviciens, Fort-Ludoviciennes
Population
municipale
331 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 07″ N 8° 03′ 26″ E / 48.80194444, 8.05722222 ()48° 48′ 07″ Nord 8° 03′ 26″ Est / 48.80194444, 8.05722222 ()  
Altitude Min. 113 m – Max. 122 m
Superficie 12,31 km2
Localisation

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Fort-Louis

Fort-Louis est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan du Fort Louis de 1735.

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège de Fort-Louis (1793)[modifier | modifier le code]

En 1793, lors de la guerre de la Première Coalition, les troupes autrichiennes du général Lauer assiègent avec l'aide de troupes émigrées, la place forte défendue, entre autres, par un bataillon de volontaires corréziens appelé « Bataillon de la Guillotine », et dont le drapeau représentait l’exécution du roi Louis XVI[1]. Le 9 novembre[2], la place forte tombe en présence du corps du prince de Condé, et les prisonniers républicains sont envoyés en captivité dans le Banat de Temeswar en Roumanie.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Fort-Vauban[3]. Anciennement, Fort-Louis abritait un couvent de capucins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fort-Louis

Les armes de Fort-Louis se blasonnent ainsi :
« D'azur semé de fleurs de lys d'or, à la fasce ondée d'argent chargée d'un fortin de gueules vu en plan. »[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Gérard Janus[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 496 356 434 539 532 452 409 358 373
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
305 305 324 235 244 275 292 241 256
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268 277 288 269 227 232 232 206 187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
179 158 169 167 223 239 279 288 328
2011 - - - - - - - -
331 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En 1686, Louis XIV confie à Vauban la construction d’une fortification à Fort-Louis situé, à l’époque, sur une île entre deux bras du Rhin. Vraisemblablement, Vauban se servit des pierres du château de Haguenau pour construire Fort-Louis. Le fort principal au nord du village, appelé fort Carré, était renforcé par deux têtes de pont, l'une sur la rive alsacienne (fort Alsace) et l'autre sur la rive badoise (fort-Marquisat). Assiégé à plusieurs reprises au cours du XVIIIe siècle, notamment en 1793, date à laquelle la place fut assiégée par le général autrichien Lauer, bombardé depuis la rive droite du fleuve, incendié et tout à fait dévasté. En 1794, les Français en reprirent possession, sans le relever de ses décombres. Le 1er janvier 1814 (dans le cadre de la Campagne de France ?), un corps d'armée russe sous Wittgenstein et un corps badois sous le comte de Hochberg passèrent le Rhin et rétablirent en partie les fortifications, mais après la paix, ils les rasèrent de nouveau. Le fort Carré est démantelé en 1818. Il est racheté par la commune en 1890. Aujourd'hui, seuls subsistent quelques vestiges du fort Carré et du fort Alsace : pans de mur, fossés, levées de terre[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Site officiel de la commune

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des émigrés français: depuis 1789 jusqu'en 1828, Volume 1; Antoine de Saint-Gervais
  2. Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) », Annales historiques de la Révolution française 2/2009 (n° 356), p. 93-118
  3. Fort-Louis sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 26 janvier 2012.
  4. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )
  5. Commune de Fort-Louis sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 26 janvier 2012.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, par Jean-Frédéric Aufschlager