Fétichisme de la chaussure

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le fétichisme de la chaussure. Pour le fétichisme sexuel généralisé, voir fétichisme sexuel.
Fétichisme de la chaussure en cuir

Le fétichisme de la chaussure est l'attribution d'un désir érotique dans la recherche d'une satisfaction sexuelle par le contact physique ou visuel des chaussures[1],[2]. Cette paraphilie est aussi connue sous le terme de rétifisme, en référence à Nicolas-Edme Rétif (23 octobre 1734 – 2 février 1806) qui a décrit son attirance pour les chaussures féminines dans son roman, intitulé Le pied de Fanchette, paru en 1763. Les pieds et les collants sont des fétichismes liés et certains individus fétichistes de la chaussure peuvent également avoir ce type de fétichisme, mais ce n'est pas toujours le cas.

Historique[modifier | modifier le code]

Dans l'ordre de déterminer les prévalences relatives des différents types de fétichismes, les scientifiques ont obtenu un échantillon de 5 000 individus dans le monde entier dans 381 groupes de discussions sur internet. Les prévalences relatives estimées, basées sur plusieurs groupes - (a), le nombre de groupes dévoués à un fétichisme, (b) le nombre d'individus participant au groupe, (c) le nombre de messages échangés. Utilisant cette méthode, les pieds et les chaussures sont les mots ayant été les plus utilisés dans les préférences. C'est le résultat de plusieurs millions de recherches accidentellement enregistrées durant le scandale AOL. Soixante-quatre (64) pour cent des gens étudiés ont une préférence pour les chaussures, les pieds et autres types de fétiches liés aux pieds[3],[4].

Durant les années 1960, les médias signalent le cas du tueur en série, Jerry Brudos, à l'attention du public. Brudos, connu comme étant notamment fétichiste de la chaussure, amputait les pieds de ses victimes et les gardait en tant que trophées dans le garage de sa maison à Salem (Oregon).

En 2006, un autre fétichiste, James Lloyd[5], est arrêté 20 ans après son premier crime. Il violait ses victimes et les dépouillait de leurs chaussures. On a retrouvé chez lui environ 200 paires de chaussures qu'il gardait en guise de trophées. En 2008, un Allemand dérobait les chaussures des femmes dans la rue[6].

Médias[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. OMS, Classification internationale des maladies et autres problèmes de santé, (2007), Chapitre V, F65.0 Troubles de la préférence sexuelle (lire en ligne)
  2. (en) Peter Jerome Fagan. Contributor Paul R McHugh. Sexual Disorders: Perspectives on Diagnosis and Treatment. JHU Press. 2003. ISBN 0-8018-7527-7. p.78
  3. (en) Scorolli C, Ghirlanda S, Enquist M, Zattoni S, Jannini E A, Relative prevalence of different fetishes,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. (en) Dobson, Roger, Heels are the world's No 1 fetish, The Independent Online Edition,‎ 2007 (lire en ligne)
  5. (en) James Lloyd BBC news, 04 septembre 2006
  6. Un fétichiste volait les passantes france2.fr, 13 juillet 2009
  7. c'est en fait d'une décision pratique suggérée par Patrick Macnee, car l'actrice déchirait régulièrement ses vêtements lors des combats dans les premiers épisodes.
  8. (en) Memorables images. Consulté le 7 août 2010.
  9. (en) SatC - « La Douleur Exquise » résumé de l'épisode sur TV.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard von Krafft-Ebing (trad. sur la 8e édition allemande par Émile Laurent et Sigismond Csapo), Études médico-légales : Psychopathia Sexualis. Avec recherche spéciales sur l’inversion sexuelle, Fétichisme de la chaussure et masochisme déguisé — Psychopathia Sexualis : III. — Neuro-Psychopathologie générale, Paris, Georges Carré,‎ 1895 (lire en ligne)Wikisource-logo.svg Lire sur Wikisource

Articles connexes[modifier | modifier le code]