Denis Jenkinson

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Denis Jenkinson en 1967

Denis Sargent Jenkinson, dit Denis Jenkinson, aussi connu sous les surnoms Jenks ou DSJ né le 11 décembre 1920 et mort le 29 novembre 1996 était un journaliste sportif britannique. Il est connu pour ses articles parus dans le journal Motor Sport, couvrait l'ensemble des courses de Formule 1 européennes et écrivait des ouvrages sur le monde du sport automobile.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1930, en 1936, Jenkinson commence à s'intéresser aux sports mécaniques il racontera plus tard :

« En 1936, j'ai vu une voiture de course « dans la chair » ou, comme je devrais dire « dans le métal », pour la première fois, il y avait une ERA à l'exposition de l'école des garçons. Plus tard dans l'année, tout en restant à Brighton, j'ai trouvé que le Lewes Speed Trials était tout près, je suis donc allé sur les lieux. C'est là que j'ai vu pour la première fois des voitures de course en action, quel frisson ! »

« In 1936 I saw a racing car in the flesh or should I say "in the metal," for the first time, that was an ERA at the schoolboys' Exhibition. Later in the year, whilst staying at Brighton, I found that the Lewes Speed Trials were quite near, so off I went to find the venue. It was there that I first saw racing-cars in action, what a thrill [1]! »

Jenkinson étudie la mécanique à l'Université de Westminster jusqu'à ce que la Seconde Guerre mondiale. Par objection de conscience, il ne s'engage pas dans l'armée mais sert en tant que civil la Royal Aircraft Establishment sur l'aéroport de Farnborough. C'est là qu'il entre en contact avec Bill Boddy, éditeur de Motor Sport ainsi que d'autres personnes passionnées par l'automobile. En 1943, Motor Sport raconte que « D.S. Jenkinson a construit lui-même un très joli vélo motorisé avec des pièces de Norton, des fourches coniques, la majorité du travail s'est faite à la lueur des torches dans un petit hangar » (« D.S. Jenkinson has constructed himself a very nice motor-bicycle of Norton parts, with taper forks, much of the work being accomplished by torch-light in a small shed »)[2] .

Après la guerre, Jenkinson a commencé à concourir en compétition sur deux et quatre roues, mais il manque de fonds pour s'engager de manière régulière. Il constate qu'en s'engageant comme passager dans les courses de side-car, il pourrait profiter du haut niveau de la compétition européenne, d'être rémunéré et d'avoir de la matière à écrire. En effet, associé à Eric Oliver, il devient Champion du monde de side-car en 1949 avec deux victoires en trois courses. Jenkinson s'associera plus tard à Marcel Masuy.

Jenkinson abandonne les compétitions de premier ordre pour devenir correspondant sur le vieux continent de Motor Sport. Il passe ses étés en tournée en Europe et ses hivers dans une succession de "fouilles" en Angleterre. Denis Jenkinson finit par s'installer près de Crondall dans le Hampshire, dans une minuscule maison délabrée sans électricité ni eau, où se trouvent une grande partie de ses archives et de pièces de véhicules. Il devient légendaire dans le milieu sportif pour son manque de rigueur dans les tâches de base de la vie domestique. Pour Jenkinson, rien d'autre n'importe que la course. Il est accepté comme le "vieil homme d’État" des journalistes de course britannique pour sa proximité avec les équipes et les pilotes, son style d'écriture et sa passion évidente et durable pour le sport.

Denis Sargent Jenkinson aime tellement piloter et conduire des Porsche qu'il invente le terme wischening (à prononcer comme en allemand) sur la manière dont on peut conduire en dérive avec succès une Porsche 356[3]. Il a ensuite acheté une Jaguar type E pour son travail comme pour ses déplacements personnels, plusieurs véhicules vétustes, y compris une vielle Mercedes-Benz saloon, une Citroën 2CV ainsi que d'autres voitures.

Son plus célèbre fait en compétition est d'avoir été le copilote de Stirling Moss aux Mille Miglia 1955. Son article With Moss In The Mille Miglia est généralement reconnu comme un grand classique du journalisme automobile. Son livre The Racing Driver, fondé sur son expérience de copilote est devenu un véritable classique sur le sport automobile. Son usage d'un cahier à spirales comme "carnet de notes", fait date dans le copilotage puisque la méthode est encore employée de nos jours en rallye.

L'un des plus fameux exploits de Jenkinson est d'avoir testé de manière complètement illégale un Lotus de Formule 2 sur route publique, sans silencieux d'échappement près de son domicile Hampshire le jour de Noël 1958, la logique étant que les routes seraient calmes et la police peu active.

En plus de son travail de journaliste, Jenkinson écrit plusieurs autres livres sur le sport automobile : Porsche, Frazer Nash, Jaguar type E, la Formule 1 sous la règlementation à 2,5 litres, Juan Manuel Fangio, la Collection Schlumpf et une Maserati particulière. Une compilation de certains de ses meilleures œuvres et articles biographiques a été publiée peu de temps après sa mort Jenks: A Passion For Motor Sport.

Pendant de nombreuses années dans les années 1950 il rédige l'examen annuel Racing Car Review pour Motor Sport qui compare les voitures de course, mais, pour ne pas compromettre son intégrité journalistique, Jenkinson cesse tout simplement de rédiger ces livres quand il s'aperçoit (à cause écarts entre les numéros de châssis) que les voitures citées ne sont pas celles présentes en course.

Jenkinson développe également la classification des efforts fournis par les pilotes en "dixièmes". dix dixièmes étant la note la plus élevée, attribuée à seulement quelques pilotes de l'histoire. La capacité de Tigre, consistant à obtenir une note de dix dixièmes et à réaliser des exploits impossibles pour d'autres pilotes a été considérée comme cruciale pour devenir un champion.

Dans les années 1960 Jenkinson fait beaucoup pour promouvoir le dragster dans les pages de Motor Sport[4],[5]. Le 14 septembre 1963, il fait rouler sa moto NorBSA, construite avec un moteur BSA Gold Star de 500 cm³ dans le cadre d'une Norton abaissée et modifiée, au Brighton Speed Trials[6]. Il conduit une Allard Dragon dragster ainsi qu'une Triumph sprint de 648 cm³ au Festival du dragster 1965[7]. Il reste passionné de moto et participe à des courses de côte et de sprints sur sa propre Triumph-BSA hybride au milieu des années 1970.

Dans ses dernières années, s'implique auprès du Museum de Brooklands et participe à plusieurs opérations aventureuses, y compris l'exploration souterraine d'un abri anti-aérien scellé. Malgré son âge avancé, il travaille aussi dur que n'importe quel participant et ne demande aucun traitement de faveur.

Jenkinson est victime d'une série d'attaques en 1996 et déménage dans une maison gérée par le fond de bienséance de l'industrie automobile BEN. Il décède le 29 novembre 1996.

Publications[modifier | modifier le code]

Cette liste partielle des livres écrits par Jenkinson n'inclut pas plusieurs monographies.

  • (en) The Racing Driver: The Theory and Practice of Fast Driving,‎ 1959
  • (en) Grand Prix Cars,‎ 1959
  • (en) A Story of Formula 1 1954-1960,‎ 1960
  • (en) The Maserati 250F,‎ 1975
  • (en) The Batsford Guide to Racing Cars,‎ 1978
  • (en) Porsche 356: Coupé, Cabriolet, Roadster, Speedster & Carrera,‎ 1980
  • (en) Jaguar E Type: 3.8 & 4.2 6-cylinder, 5.3 V12,‎ 1982
  • (en) Porsche: Past and Present,‎ 1983
  • (en) From Chain Drive to Turbocharger: The A.F.N. Story,‎ 1984
  • (en) Maserati 3011: The story of a racing car,‎ 1987
  • (en) Motorcycle road racing: the 1950s in photographs,‎ 1989
  • (en) Grand Prix Winners: Motor Racing Heroes since 1950,‎ 1995
  • (en) Jenks: A Passion For Motorsport,‎ 1997
  • (en) A Passion for Porsches,‎ 2001

Références[modifier | modifier le code]

  1. D.S.J. letter to Motor Sport, November 1939, p. 308.
  2. Motor Sport, janvier 1943, Page 15.
  3. Dans son livre Porsche: Past and Present (1983), Jenkinson crédite le pilote Porsche Richard von Frankenberg de cette citation. Le mot est issu de mot allemand "wiping" que Von Frankenberg utilisait pour décrire la dérive des Porsche.
  4. Motor Sport, juillet 1964, page 529.
  5. Motor Sport, janvier 1966, page 44. etc.
  6. Motor Sport, novembre 1963, page 916.
  7. 2nd International Dragfest Official Programme.

Liens externes[modifier | modifier le code]