Survirage

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Illustration du survirage (trajectoire en rouge)
Une Mercedes-AMG en survirage sur voie mouillée.

On parle de survirage dans le domaine automobile lorsque le train arrière d'un véhicule a tendance à glisser en virage. Le changement de direction est alors affecté et doit être corrigé. C'est l'inverse du sous-virage, où c'est l'avant d'un véhicule qui a tendance à glisser. Le survirage affecte principalement les véhicules à propulsion.

Principe[modifier | modifier le code]

Le véhicule dérape par les roues arrières, dans les cas extrêmes, la voiture fait un tête-à-queue.

Ce phénomène s'explique souvent par une accélération trop violente ou trop précoce en courbe. En effet, la bonne tenue de la trajectoire d'une voiture tient à l'équilibre entre la force centrifuge qui s'applique à elle et la résistance de l'adhérence des pneus. Pour peu que l'accélération soit mal dosée, les pneus arrière ne parviennent pas à passer toute la puissance au sol et se mettent alors à patiner. En situation de glisse (voies glissantes), le train arrière n'a plus l'adhérence nécessaire pour s'opposer à la force centrifuge, il file à la dérive. La voiture part ainsi en dérapage avec le nez orienté vers l'intérieur du virage, elle vire trop par rapport à sa trajectoire initiale : elle « survire ».

La prédisposition d'une voiture au survirage dépend en grande partie de la position de son centre de gravité, car c'est sur lui que s'applique la force centrifuge.

Passage d'une épingle en survirage (François Duval au Rallye d'Allemagne 2007).

En compétition, on peut altérer ses effets en modifiant la répartition du freinage (avant/arrière) et le gonflage des pneus, un châssis rigide et une suspension dure favorisent la glisse. Certains pilotes sur circuit aiment avoir une voiture survireuse, un léger survirage permettant de « placer » la machine en entrée de virage. En rallye, le survirage est souvent provoqué pour négocier les courbes, notamment les virages « lents » et en épingle des épreuves de montagne. La discipline du drift, elle, est basée sur l'usage même du survirage pour provoquer des glissades.

Techniques de pilotage[modifier | modifier le code]

Dans le cas d'une propulsion, on peut corriger un survirage en lâchant légèrement l'accélérateur sans le lâcher complètement et contre-braquer les roues avant afin de remettre la voiture en ligne. Plus la voiture se redresse et plus il faudra redresser le volant afin d'éviter un coup de raquette (Phénomène qui provoque un survirage dans le sens opposé au premier survirage et est quasiment impossible à rattraper).

Pour un véhicule à traction avant, le survirage arrive généralement après un lâché de pied (on lâche la pédale d'accélération) ou un freinage assez prononcé en virage, ce qui déleste l'arrière et le fait dériver. Pour corriger ce phénomène, il faut, à l'inverse de la propulsion, redresser légèrement les roues et jouer avec la répartition des masses en réaccélérant légèrement afin que le centre de gravité parte vers l'arrière ainsi l'adhérence des pneus arrières retrouvent leurs efficacité. Cette manœuvre demande de l'entraînement.

Les choses à ne pas faire en survirage:

  • Freiner.
  • Débrayer (sauf dans le cas d'un coup de raquette).
  • Ne pas lâcher complètement l'accélérateur.
  • Ne pas lâcher le volant.
  • Regarder les obstacles (si il y en a). Toujours regarder l'endroit où on souhaite aller.
  • Éviter toutes manœuvres du frein à main (sans expérience)

Il est conseillé de pratiquer des stages afin de comprendre ces phénomènes et ainsi apprendre à les contrer pour savoir réagir sur route ouverte.

Pour provoquer un survirage, voir l'article sur le drift.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Fabre, Conduire, piloter : toutes les techniques sur route et en compétition, ETAI, Boulogne-Billancourt, 2003 (ISBN 2-7268-9353-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]