Chroniques martiennes

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Chroniques martiennes
Auteur Ray Bradbury
Genre Science-fiction
Version originale
Titre original The Martian Chronicles
Éditeur original Doubleday
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original New York
Date de parution originale 1950
Version française
Traducteur Henri Robillot (1954)
revue par Jacques Chambon (1997)
Lieu de parution Paris
Éditeur Denoël
Collection Présence du futur
Date de parution 1954
Type de média Livre papier
ISBN 978-2207300015

Chroniques martiennes (titre original : The Martian Chronicles) est un recueil de nouvelles de science-fiction de l'auteur américain Ray Bradbury, publié pour la première fois aux États-Unis en 1950 chez Doubleday.

Il est publié en France aux éditions Denoël en 1954 dans la collection « Présence du futur » dont il est le premier numéro.

Le livre est composé de nouvelles parues dans des magazines entre 1945 et 1950 ainsi que de nouveaux textes écrits spécialement pour le recueil, dont l'action se déroule sur la planète Mars. Chaque nouvelle, à laquelle est associée une date, raconte une histoire qui s'intègre à une histoire globale que l'on lit comme un roman.

La première édition du livre est dédiée à la femme de l'auteur, Marguerite. Dans les éditions suivantes, il est précisé qu'elle a tapé le manuscrit en 1949, et deux personnes sont ajoutées à la dédicace : Norman Corwin (qui travaillait pour la radio de New York) et Walter I. Bradbury (directeur littéraire chez Doubleday)[1].

Les différentes éditions[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, le livre paraît sous le titre The Silver Locusts avec l'ajout de la nouvelle The Fire Balloons qui, par ailleurs, figure dans les premières éditions du recueil L'Homme illustré ; la nouvelle Usher II étant retirée de la plupart des éditions britanniques[2].
En France c'est Denoël qui publie le texte, traduit par Henri Robillot, inaugurant la collection « Présence du futur ». Le format de la première édition est 14 x 20,5 cm, il sera ensuite réduit à 12 x 18 puis 10,8 x 18[3]. L'illustration de la couverture représente, sur un fond blanc, une sphère avec son ombre portée de couleur verte[4]. Elle sera remplacée dans les années 1970 par une couverture en couleur avec une illustration dans une sphère[5].
En 1997 Denoël publie une nouvelle édition. La couverture change de nouveau, la traduction est revue par Jacques Chambon, certains titres de nouvelles sont modifiés et, conformément à l'édition américaine de 1990 dite « du quarantième anniversaire », deux nouvelles sont ajoutées : Les Ballons de feu (The Fire Balloons) et Les Grands Espaces (The Wilderness). Les dates associées aux textes sont changées, projetant le récit trente et un an dans le futur par rapport aux dates d'origine. On y trouve également une introduction et deux articles signés Ray Bradbury ainsi qu'un cahier pédagogique établi par Jacques Chambon[6].
La couverture changera une dernière fois[7] avant l'arrêt de la collection « Présence du futur » en 2000. Depuis lors, le livre est édité chez Gallimard dans la collection « Folio SF »[8].
En , les Chroniques martiennes sont regroupées avec le roman Fahrenheit 451 et le recueil de nouvelles Les Pommes d'or du soleil dans une anthologie de la collection Lunes d'encre chez les Éditions Denoël[9].
Signalons également l'édition du Club du Meilleur Livre en avec des illustrations de Jacques Noël[10] ; du Club des Amis du Livre en 1964 avec des illustrations de Christian Broutin[11] ; du Livre de poche en 1968 sous le no 2350[12] ; CAL (Culture, Arts, Loisir) dans la collection « Les Chefs d'Œuvre de la Science Fiction et du Fantastique »[13] en 1973 ; Gallimard dans le no 10 de la collection « 1000 Soleils » en 1976[14] ; ou encore France Loisirs en 1982[15].
Le Livre de Poche a publié le texte en anglais dans la collection « Lire en anglais » en [16].

Anecdote sur la traduction française[modifier | modifier le code]

Pour l'édition Denoël de 1955, le traducteur Henri Robillot se laisse emporter par le double contexte poétique de la nouvelle June 2001: And the Moon Be Still as Bright, dont le titre est extrait du célèbre poème So, we'll go no more a-roving, composé par Lord Byron en 1817 à Venise et cité par Ray Bradbury. Les canaux de Venise de Lord Byron et les canaux de Mars de Jeff Spender ont peut-être amené Henri Robillot à lire « So, we'll go no more a-rowing / So late into the night... » au lieu de « So, we'll go no more a-roving / So late into the night... ». Et c'est ainsi que la traduction proposée en 1955 du poème de Byron est « Ainsi nous n'irons plus ramer / Dans les profondeurs de la nuit... », alors que la signification littérale est « Ainsi nous n'irons plus errer ». Ce faux-pas (mais en était-ce un ?) fut relevé par les critiques dans les colonnes de la revue Fiction mais il faudra attendre 42 ans l'édition révisée de 1997, signée de Jacques Chambon et Henri Robillot, pour lire dans la nouvelle, désormais titrée Juin 2032 : ...Et la lune qui luit, cette nouvelle version du poème : « Ainsi nous n'irons plus errer / Au plus tard de la nuit... ».

Résumé[modifier | modifier le code]

Chroniques martiennes conte l'histoire des premiers colons terriens vers la planète Mars. La très ancienne civilisation martienne, sur le déclin, finit par disparaître devant l'arrivée de plus en plus massive des hommes de la Terre. À cause d'une guerre qui se déclare sur leur planète d'origine, les hommes repartent et abandonnent Mars, à l'exception d'une poignée d'entre eux.

Contenu[modifier | modifier le code]

Les dates allant de 1999 à 2026 concernent l'édition de 1954, celles de 2030 à 2057 dans l'édition révisée de 1997. Le titre de la nouvelle dans celle-ci apparaît en deuxième position ; le titre original figure ensuite.

Janvier 1999 : L'Été de la fusée[modifier | modifier le code]

  • Janvier 2030 : L'Été de la fusée[17]
  • Rocket Summer

Texte inédit.
Le décollage d'une fusée à destination de Mars provoque une éphémère canicule au milieu de l'hiver.

Février 1999 : Ylla[modifier | modifier le code]

  • Février 2030 : Ylla
  • Ylla

Première publication sous le titre I'll not Look for Wine dans le magazine MacLean’s, janvier 1950[18].
Un couple de Martiens : Ylla et M. K. Ylla fait un rêve où lui apparaît un homme qui lui dit venir de la Terre. Elle décrit le rêve à son mari et cela suffit à le rendre terriblement jaloux, d'autant que le rêve se répète. Et une fusée avec à son bord deux hommes de la Terre s'approche bel et bien de Mars...

Août 1999 : La Nuit d'été[modifier | modifier le code]

  • Août 2030 : La Nuit d'été
  • The Summer Night

Première publication sous le titre The Spring Night dans Arkham Sampler, hiver 1949[18].
Une nuit d'été sur Mars. Des Martiens se mettent à chanter des chansons ou jouer des airs qui leur sont inconnus mais qui leur viennent spontanément à l'esprit. Des chansons et des airs de la Terre.

Août 1999 : Les Hommes de la Terre[modifier | modifier le code]

  • Août 2030 : Les Hommes de la Terre
  • The Earth Men

Première publication dans Thrilling Wonder Stories, août 1948[18].

La Martienne Mme Ttt entend frapper à sa porte. Elle ouvre et voit quatre hommes qui disent qu'ils sont la seconde expédition vers Mars partie depuis la Terre. Mme Ttt ne manifeste aucune surprise mais elle est plutôt énervée et claque la porte au nez des Terriens… Ces derniers vexés donc d'aller voir le maire, qui est aussi un martien, mais il ne les croit pas non plus, et les envoie dans un « hôpital psychiatrique », là où plusieurs personnes sont enfermées, se disant elles aussi venir d'une autre planète. Dès qu'ils parviennent à sortir de la salle commune, ils croisent le psychiatre, M. Xxx, qui les considère comme des psychotiques ayant des hallucinations, qu'il éprouve lui aussi car les Martiens sont télépathes. Les Terriens s'efforceront de faire reconnaître la vérité.

Mars 2000 : Le Contribuable[modifier | modifier le code]

  • Mars 2031 : Le Contribuable
  • The Taxpayer

Texte inédit.
Derrière les grillages qui protègent la piste de lancement de la prochaine fusée à destination de Mars, un homme interpelle les gardes et insiste pour faire partie de l'expédition. Pour lui, Mars représente la liberté, il veut laisser la Terre et ses problèmes derrière lui. Mais les gardes ne le comprennent pas et se moquent de lui.

Avril 2000 : La Troisième Expédition[modifier | modifier le code]

  • Avril 2031 : La Troisième Expédition
  • The Third Expedition

Première publication sous le titre Mars is Heaven dans Planet Stories, automne 1948[18].
La troisième expédition, composée de dix-sept hommes, se pose sur Mars. Les Terriens ont la surprise de découvrir une petite ville identique aux paisibles villes de campagne américaines.

Juin 2001 : Et la lune toujours brillante...[modifier | modifier le code]

  • Juin 2032 : ...Et la lune qui luit
  • And the Moon Be Still as Bright

Première publication dans Thrilling Wonder Stories, juin 1948[18].
La quatrième expédition a établi un campement sur Mars. Les scientifiques ont découvert que tous les Martiens ont succombé à une épidémie de varicelle (apportée par les précédentes expéditions). Spender, l'archéologue du groupe, perd son calme et agresse un des membres de l'équipage qui jetait des bouteilles vides dans un canal construit par les Martiens. Il quitte le campement. Ses compagnons le recherchent en vain. Quand il revient plusieurs jours plus tard, il dit aux hommes présents dans le campement à ce moment-là qu'il est le dernier Martien et abat une partie de l'équipage avant de disparaitre à nouveau. Le capitaine et ses hommes partent à sa recherche...

Août 2001 : Les Pionniers[modifier | modifier le code]

  • Août 2032 : Les Pionniers
  • The Settlers

Texte inédit.
Les Terriens commencent à s'installer sur Mars. D'abord les plus aventureux.

Décembre 2001 : Le Matin vert[modifier | modifier le code]

  • Décembre 2032 : Le Matin vert
  • The Green Morning

Texte inédit.
Benjamin Driscoll est un des premiers Terriens établi sur Mars. Il s'est fixé pour but de faire pousser des arbres sur la planète afin de lui donner davantage d'air respirable. Chaque jour, il creuse le sol, plante les graines et les irrigue avec l'eau des canaux...

Février 2002 : Les Sauterelles[modifier | modifier le code]

  • Février 2033 : Les Sauterelles
  • The Locusts

Texte inédit.
L'arrivée massive des colons commence.

Août 2002 : Rencontre nocturne[modifier | modifier le code]

  • Août 2033 : Rencontre nocturne
  • Night Meeting

Texte inédit.
Tomas Gomez roule seul à bord de sa camionnette. Alors qu'il se repose après avoir traversé les ruines d'une cité martienne, il fait la rencontre d'un Martien nommé Muhe Ca. Un dialogue s'instaure, chacun comprenant la langue de l'autre grâce à la télépathie du Martien. Ce dernier révèle à Tomas qu'il se rend à un festival dans la ville que le colon a traversée. Mais Tomas ne voit toujours que des ruines. Le Martien quant à lui n'a jamais vu les villes bâties par les hommes que lui décrit le Terrien...

Octobre 2002 : Le Rivage[modifier | modifier le code]

  • Octobre 2033 : Le Rivage
  • The Shore

Texte inédit.
Les colons terriens sont désormais bien établis. Il ne cesse d'en arriver de nouveaux, comme des vagues sur un rivage.

Novembre 2033 : Les Ballons de feu[modifier | modifier le code]

  • non présente dans l'édition de 1954
  • The Fire Balloons

Première publication sous le titre In This Sign... dans Imagination, avril 1951[18]. Ne figure pas dans la première édition des Chroniques martiennes mais dans celle du recueil L'Homme illustré, en 1954, sous le titre Les Boules de feu[19].
Des prêtres arrivent sur Mars. Parmi eux le Père Peregrine s'interroge sur la nature des péchés sur les autres mondes. Il apprend que parmi les rares Martiens survivants, il en existe se présentant sous une forme désincarnée: des sphères de lumière bleue, qui auraient sauvé la vie d'un colon en difficulté dans les collines...

Février 2003 : Intérim[modifier | modifier le code]

  • Février 2034 : Intérim
  • Interim

Première publication dans Weird Tales, juillet 1947[18].
Les colons ont construit leurs villes identiques à celles de la Terre.

Avril 2003 : Les Musiciens[modifier | modifier le code]

  • Avril 2034 : Les Musiciens
  • The Musicians

Texte inédit.
Des gamins s'en vont jouer dans une cité martienne morte. Dans les ruines, ils trouvent des ossements de Martiens avec lesquels ils s'amusent à produire de la « musique ».

Mai 2034 : Les Grands Espaces[modifier | modifier le code]

  • non présente dans l'édition de 1954
  • The Wilderness

Première publication dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction, novembre 1952. Cette nouvelle est présente dans le recueil Les Pommes d'or du soleil sous le titre Le Désert semé d'étoiles avec une traduction de Richard Négrou.
Deux femmes, Janice et Leonora, passent leur dernière soirée sur Terre. Le lendemain, elles doivent prendre une fusée pour Mars, afin d'y rejoindre leurs hommes...

Juin 2003 : À travers les airs[modifier | modifier le code]

  • Juin 2034 : Tout là-haut dans le ciel
  • Way in the Middle of the Air

Première publication dans Other Worlds, juillet 1950[18].
Sur Terre, dans une ville du sud des États-Unis, des hommes de race blanche apprennent que les Noirs partent en masse pour Mars. L'un d'entre eux, Samuel Teece, raciste notoire, tente alors d'empêcher le Noir qu'il a à son service et qu'il appelle l'Idiot (Simplet dans la traduction révisée), de partir...

2004-2005 : Nommer les noms[modifier | modifier le code]

  • 2035-2036 : L'Imposition des noms
  • The Naming of Names

Texte inédit.
Les colons nomment les villes, les montagnes, les vallées, les cours d'eau de Mars en référence à leur culture, effaçant celle des anciens Martiens.

Avril 2005 : Usher II[modifier | modifier le code]

  • Avril 2036 : Usher II
  • Usher II

Première publication sous le titre Carnival of Madness dans Thrilling Wonder Stories, avril 1950[18].
William Stendahl a construit sur Mars la Maison Usher, en hommage à l'univers d'Edgar Allan Poe en particulier et à celui des auteurs d'histoires fantastiques en général. Il reçoit la visite d'un inspecteur de l'Hygiène morale qui lui annonce que la maison doit être détruite. En effet, nombre de livres admirés par Stendahl ont été brûlés trente ans plus tôt sur Terre, car jugés dangereux pour la morale...

On peut clairement relever dans cette nouvelle des idées qui seront développées dans le roman Fahrenheit 451.

Août 2005 : Les Vieillards[modifier | modifier le code]

  • Août 2036 : Les Vieillards
  • The Old Ones

Texte inédit.
Mars est hospitalière pour les Terriens. Désormais les plus âgés peuvent s'y installer.

Septembre 2005 : Le Martien[modifier | modifier le code]

  • Septembre 2036 : Le Martien
  • The Martian

Première publication sous le titre Impossible dans Super Science Stories, novembre 1949[18].
Un couple de vieux Terriens s'est installé près d'un canal martien. Par une nuit pluvieuse, ils entendent quelqu'un s'approcher de leur maison. En allant jeter un coup d'œil dehors, le mari croit reconnaître son fils qui se tient sous la pluie. Mais son fils est mort depuis plusieurs années sur Terre...

Novembre 2005 : La Boutique de bagages[modifier | modifier le code]

  • Novembre 2036 : Le Marchand de bagages
  • The Luggage Store

Texte inédit.
Dans une boutique de bagages sur Mars, le propriétaire du magasin discute avec un prêtre à propos de la grande guerre qui menace sur Terre.

Novembre 2005 : La Morte-saison[modifier | modifier le code]

  • Novembre 2036 : Morte-saison
  • The Off Season

Première publication dans Thrilling Wonder Stories, décembre 1948[18].
Sam Parkhill, un ancien membre de la quatrième expédition, vient d'ouvrir avec sa femme le premier comptoir de hot-dogs sur Mars.Il est optimiste et pense faire fortune. Il reçoit la visite d'un des tout derniers Martiens encore en vie. Se méprenant sur les intentions du Martien, il prend peur et le tue. Le couple voyant approcher d'autres Martiens, craignant pour sa sécurité, décide de prendre la fuite...

Novembre 2005 : Les Spectateurs[modifier | modifier le code]

  • Novembre 2036 : Les Spectateurs
  • The Watchers

Première publication dans Weird Tales, mai 1945[18].
Une guerre nucléaire éclate sur Terre. Les colons assistent à l'embrasement de leur planète d'origine en observant le ciel. Inquiets pour les proches qu'ils ont laissés sur Terre, ils décident de rentrer.

Décembre 2005 : Les Villes muettes[modifier | modifier le code]

  • Décembre 2036 : Les Villes muettes
  • The Silent Towns

Première publication dans Charm, mars 1949[18].
La quasi-totalité des colons est repartie sur Terre. Les villes de Mars sont à l'abandon. Walter Gripp, un célibataire vivant en retrait dans les montagnes et ne venant en ville qu'à l'occasion dans l'espoir d'y trouver l'âme sœur, n'était pas au courant du départ des colons. Il savoure le plaisir de pouvoir disposer de tout gratuitement, mais il est seul. Un jour, il entend un téléphone sonner. Le temps de le localiser, la sonnerie s'est arrêtée. Un autre téléphone se met à sonner, mais il loupe encore une fois la communication. Pensant que seule une femme aurait l'idée de téléphoner sans arrêt, il décide d'appeler tous les abonnés inscrit dans l'annuaire martien, espérant localiser l'éventuelle interlocutrice...

Avril 2026 : Les Longues Années[modifier | modifier le code]

  • Avril 2057 : Les Longues Années
  • The Long Years

Première publication sous le titre Dwellers in Silence dans MacLean’s, septembre 1948[18].
Hathaway, un autre ancien membre de la quatrième expédition, vit toujours sur Mars, dans une hutte de pierre avec sa femme et ses trois enfants. Après s'être recueilli sur quatre tombes, il voit une fusée approcher dans le ciel martien...

Août 2026 : Il viendra des pluies douces[modifier | modifier le code]

  • Août 2057 : Viendront de douces pluies
  • There Will Come Soft Rains
  • Résumé : Sur Terre, dans la matinée du 4 août, dans une maison entièrement automatisée, une horloge parlante annonce l'heure, un fourneau prépare un petit déjeuner, des robots effectuent diverses tâches. Mais la maison est vide d'occupant. Ses murs à l'extérieur sont carbonisés, excepté en quelques endroits où se découpent les silhouettes blanches d'un homme en train de tondre la pelouse, d'une femme qui ramasse des fleurs et de deux enfants jouant au ballon… L'histoire se déroule dans la ville de Allendale, en Californie, qui est inhabitée pendant l'histoire comme la maison protagoniste de l'histoire, qui est la seule encore debout de la ville. L'histoire raconte les tâches quotidiennes d'une maison robotique après que ses habitants ont trouvé la mort dans une guerre nucléaire. Le titre vient du poème de Sara Teasdale, There Will Come Soft Rains, qui traite également un cadre post-apocalyptique. La maison est en bon état mais elle n'a pas de vie, elle est entièrement automatisée et sensible à ses propriétaires et à leurs demandes et besoins. Elle continue à servir la famille morte, inconsciente de leur absence, bien que consciente des autres perturbations internes et externes telles que la météo et les oiseaux qui tentent de se poser sur elle. Tout au long de l'histoire, la maison fait le petit-déjeuner, jette la nourriture non consommée et effectue diverses tâches domestiques, jour après jour, jusqu'à ce qu'une tempête et un subséquent incendie la détruise.

Octobre 2026 : Le Pique-nique d'un million d'années[modifier | modifier le code]

  • Octobre 2057 : Pique-nique dans un million d'années
  • The Million-Year Picnic

Première publication dans Planet Stories, été 1946[18].
Une famille a pu rejoindre Mars en fusée et échapper à la guerre sur Terre. Une autre famille doit les rejoindre dans les prochains jours. En attendant, à bord d'un canot à moteur, le père emmène sa femme et ses enfants sur un canal. Il a promis de leur montrer des Martiens...

Personnages récurrents[modifier | modifier le code]

Il n' y a pas de personnage principal dans les Chroniques martiennes. Comme il s'agit d'un recueil de nouvelles, chaque texte en présente de nouveaux dont il n'est plus question par la suite. Cependant, quelques-uns sont présents dans au moins deux nouvelles.

  • Sam Parkhill, membre de la Quatrième Expédition (Juin 2001/2032 : Et la lune toujours brillante.../...Et la lune qui luit), monte son comptoir à hot-dogs sur Mars (Novembre 2005/2036 : La Morte-saison).
  • Hathaway, le médecin de la Quatrième Expédition, vit dans une hutte en pierre sur Mars (Avril 2026/2057 : Les Longues Années).
  • le capitaine Wilder, également de la Quatrième Expédition, retrouve Hathaway (Avril 2026/2057 : Les Longues Années). Il est en outre évoqué par Sam Parkhill dans la nouvelle consacrée à ce dernier.
  • le Père Peregrine, prêtre débarquant sur Mars (Novembre 2033 : Les Ballons de feu), discute plus tard avec le marchand de bagages (Novembre 2005/2036 : La Boutique de bagages/Le Marchand de bagages).
  • Walter Gripp (Décembre 2005/2036 : Les Villes muettes) est brièvement évoqué par le capitaine Wilder (Avril 2026/2057 : Les Longues Années).

Les noms des membres des premières expéditions sont plusieurs fois cités (Nathaniel York, Williams, Spender...).

Adaptations[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Ce livre a fait l'objet, en 1980, d'une adaptation télévisuelle du même nom sous la forme d'un feuilleton en trois parties, réalisé par Michael Anderson sur un scénario de Richard Matheson, avec notamment Rock Hudson, Roddy McDowall, Barry Morse, Laurie Holden, Gayle Hunnicutt[20].

Dans la série télévisée Ray Bradbury présente – ou Le Monde fantastique de Ray Bradbury – (The Ray Bradbury Theater[21]), plusieurs nouvelles des Chroniques martiennes sont adaptées : La Troisième Expédition sous le titre Le Paradis sur Mars (épisode 31), Usher II (épisode 35), Et la lune toujours brillante... sous le titre Et la lune brillera (épisode 37), Les Longues Années (épisode 41), Les Hommes de la Terre (épisode 43), Le Martien (épisode 50) et Les Villes muettes (épisode 62)[22].

La Nuit d'été est adaptée en 1952 pour la série télévisée Suspense (épisode 136)[23].

Le Martien fait l'objet d'un court métrage en 1965 par le réalisateur espagnol Francisco Montolio sous le titre El Martiano[24].

Il viendra des pluies douces est adapté en court-métrage d'animation en 1984 par le réalisateur ouzbek Nazim Tulyakhodzayev[25].

Les Chroniques martiennes, dans une adaptation de Louis Pauwels et une mise en scène de Jean-Claude Amyl, font l'objet d'une version télévisée réalisée par Renée Kammerscheit et diffusée le sur la chaîne FR3. Interprètes : Guy Shelley, Jean-José Fleury, Jean-Claude Amyl, Virginie Billetdoux, Alain Fourès, Olivier Sidney, Emmanuel Dechartre, Elizabeth Margoni, Jacky Pratoussy, Xavier Bouvier.

Autres adaptations[modifier | modifier le code]

Ray Bradbury a lui-même adapté son récit pour le théâtre.
En France, Louis Pauwels signe une adaptation théâtrale avec Jean-Louis Barrault en 1966. Elle est reprise en 1974 par le Théâtre Poétique National, compagnie Guy Shelley, et mise en scène par Jean-Claude Amyl au Théâtre de l'Église Saint-Roch à Paris, avec une musique « martienne » empruntée à la composition Lord of the Rings de Bo Hansson (thème The Old Forest pour l'épisode Ylla). La même année, cette adaptation fait l'objet d'une version télévisée diffusée le 13 décembre 1974 sur la chaîne FR3, réalisée par Renée Kammerscheit.

Le journal américain Los Angeles Times a publié dans ses pages une bande dessinée inspirée des Chroniques martiennes en 1975[26],[27].
En juin 1994, c'est Topps Comics qui édite une bande dessinée d'après le livre[28].

L'acteur Jean-Marc Tennberg a enregistré un livre disque de la nouvelle Avril 2005 : Usher II sous le titre Chroniques martiennes Usher 2 aux Éditions Disques JMT coll. Chefs-d'œuvre de l'Imaginaire.

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants[29] :


Bradbury déclare au journaliste de Weekly Alibi, lors d’une interview réalisée le 27 septembre 1997, les Chroniques ne sont pas de la science-fiction, selon sa propre définition de la SF :

Weekly Alibi: With the way science is progressing, do you think writing science fiction is harder today than it was in the past?

Bradbury: No. First of all, I don't write science fiction. I've only done one science fiction book and that's Fahrenheit 451, based on reality. Science fiction is a depiction of the real. Fantasy is a depiction of the unreal. So Martian Chronicles is not science fiction, it's fantasy. It couldn't happen, you see? That's the reason it's going to be around a long time - because it's a Greek myth, and myths have staying power[30].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]