Château de Josselin

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Château de Josselin
Image illustrative de l'article Château de Josselin
Château de Josselin, vu de Notre-Dame du Roncier
Période ou style Médiéval, Renaissance
Type Château-fort
Début construction 1008
Fin construction 1520
Protection Logo monument historique Classé MH (1928)
Logo des sites naturels français Site classé (1948, Parc et abords)
Site web www.chateaujosselin.fr/
Coordonnées 47° 57′ 08″ N 2° 32′ 50″ O / 47.952222, -2.54722247° 57′ 08″ Nord 2° 32′ 50″ Ouest / 47.952222, -2.547222  [1]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Bretagne
Région Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Josselin

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Château de Josselin

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Château de Josselin

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Château de Josselin

Le château de Josselin est situé à Josselin, commune française du département du Morbihan en Bretagne.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 août 1928[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Façade du château

Guéthénoc, vicomte de Porhoët, de Rohan et de Guéméné, membre de la famille des comtes de Rennes, aurait construit un premier château vers l'an 1008. Il exploitait un site de haute valeur militaire et commerciale comprenant un surplomb rocheux dominant en à-pic la rivière Oust. L'existence depuis le IXe siècle d'un pèlerinage à la Basilique Notre-Dame du Roncier (tous les 8 septembre) ajoute beaucoup à la richesse des habitants et de leurs seigneurs. Ce pèlerinage est d'ailleurs le plus important du Morbihan, après celui de Sainte-Anne-d'Auray.

En 1154, Eudon de Porhoët, beau-père, régent et tuteur du jeune duc de Bretagne, Conan IV, rassemble des seigneurs bretons pour priver son beau-fils de ses droits. Il sera défait par Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et nouveau duc d'Anjou, auprès duquel s'était réfugié Conan IV. Henri II viendra en personne diriger la démolition du château et faire semer du sel dans les ruines.

Détail de la statue équestre d'Olivier de Clisson

Olivier V de Clisson, qui acquiert la seigneurie en 1370, reconstruit une imposante citadelle munie de huit tours et d'un donjon de 90 mètres. Il marie sa fille, Béatrix, à Alain VIII de Rohan, héritier des vicomtes de Rohan, dont le château était à une vingtaine de kilomètres.

En 1488, le duc de Bretagne François II prend le château et le démolit partiellement. Sa fille, Anne de Bretagne, le restitue à Jean II de Rohan, arrière-petit-fils d'Olivier de Clisson.

Celui-ci le transforme et construit dans l'enceinte un logis de plaisance avec une très belle façade de granit sculpté qui est un des premiers exemples de la Renaissance en France, car il avait fait venir des artistes et ouvriers italiens. Par reconnaissance, il fait sculpter de nombreux A surmontés d'une cordelière, emblème de la Duchesse-Reine.

Bannis de Josselin du fait de leur adhésion au protestantisme, les Rohan doivent laisser le gouverneur de Bretagne, le duc de Mercœur, faire de leur château une base pour la Ligue opposée au nouveau roi Henri IV.

En 1603, lors de l'érection de la vicomté de Rohan en duché-pairie par le roi Henri IV, Henri II de Rohan transfère le siège de son pouvoir au château de Pontivy. Le cardinal de Richelieu fait démanteler en 1629 le donjon et quatre tours et annonce au duc Henri II, chef des insurgés protestants: « Monseigneur, je viens de jeter une bonne boule dans votre jeu de quilles ! »

Au XVIIIe siècle, le château n'est plus occupé et il devient prison et entrepôt pendant la Révolution et l'Empire. En 1822, la duchesse de Berry, lors de sa tournée aventureuse, convainc le duc de Rohan de le restaurer.

Il est actuellement toujours habité par le quatorzième duc de Rohan, Josselin de Rohan, sénateur, ancien président de la région Bretagne de 1992 à 2004, membre de l'UMP et fidèle de Jacques Chirac.

On peut visiter la cour et quelques pièces du rez-de-chaussée où sont exposés des meubles anciens (dont la table ayant servi à la signature de l'édit de Nantes), des portraits familiaux, des cadeaux royaux et une statue équestre d'Olivier V de Clisson par Emmanuel Frémiet. Si les anciennes écuries ont été réaménagées afin d'accueillir le Musée de poupées.

le château et l'Oust
Entrée du château

Histoire et mythe[modifier | modifier le code]

Le château de Josselin est très lié à l'alchimie, notamment ses cheminées et sa cour extérieure sur le parc. Il s'inscrit dans le patrimoine de Brocéliande qui n'appartient pas qu'aux druides. En effet, il est tout à fait possible de lire de manière alchimique la vita merlini de G. de Monmouth ainsi que le mythe de Brocéliande lui-même. Et si on suit le parcours des salles du château, on s'aperçoit que ce dernier met en évidence une progression alchimique qui peut se retrouver dans la chevalerie et dans les degrés d'élévation maçonnique, car le corrélat est précisément dans ce savoir acquis par le premier des Josselin[3].

Architecture[modifier | modifier le code]

De l'imposante citadelle triangulaire jalonnée par huit tours plus un imposant donjon, bâtie au XVe siècle, il ne reste que le long corps de logis le long de l'Oust les trois tours comprises. Cette aile a été transformée en château de plaisance, et restaurée au XIXe siècle dans le style gothique et néo-gothique avec notamment une caractéristique originale le faîtage des lucarnes presque au niveau du faîtage du comble. Le reste de la forteresse a été démantelée en 1629 pendant la campagne de démolition du cardinal de Richelieu, qui souhaitait éliminer les forteresses non royales.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Le parc

Le jardin à la française créé au début du XXe siècle par le paysagiste Achille Duchêne s’étend devant la façade Renaissance du château. Les buis et des ifs taillés encadrent les pelouses.

Une roseraie a été aménagée en 2001 sous la direction du paysagiste Louis Benech. Elle comporte 160 rosiers appartenant à 40 variétés différentes.

Un parc à l'anglaise lui aussi créé par le paysagiste Achille Duchêne et revu par Louis Benech s'étend au pied des remparts, le long d’un cours d’eau. Ce parc présente des espèces rares d’azalées, de camélias, de nombreux rhododendrons et des arbres centenaires. Il est ouvert au public pour les Journées du Patrimoine et Rendez-vous au jardin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. « Notice no PA00091310 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Christian Cather, Circuit de conférences sur Josselin et l'alchimie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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