Beaumont (Québec)

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Beaumont
Église Saint-Étienne
Église Saint-Étienne
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Chaudière-Appalaches
Comté ou équivalent Bellechasse
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
André Goulet
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Beaumontois, oise
Population 2 634 hab. (2014)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 00″ N 71° 00′ 00″ O / 46.816672, -71.000005 ()46° 49′ 00″ Nord 71° 00′ 00″ Ouest / 46.816672, -71.000005 ()  
Superficie 4 529 ha = 45,29 km2
Divers
Code géographique 19105
Localisation

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Beaumont

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Beaumont

Beaumont (anciennement Saint-Étienne-de-Beaumont) est une municipalité de la municipalité régionale de comté de Bellechasse au Québec, située dans la région administrative de Chaudière-Appalaches[1]. Elle aussi l’une des plus anciennes municipalités du Canada. C'est une petite municipalité qui se caractérise notamment par l'agriculture et son économie fonctionne par ses petites entreprises au service des gens de la municipalité.

Histoire de Beaumont[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-de-Beaumont à l'époque de la Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Beaumont[modifier | modifier le code]

À l'époque du régime français, la seigneurie de Beaumont fut concédée à Charles-Thomas Couillard Des Islets, aussi connu sous le nom de Charles de Beaumont, seigneur des Ilets et de Beaumont en 1672. Il est le petit-fils de Louis Hébert, premier colon-défricheur de la ville de Québec. La paroisse de Beaumont occupe aujourd’hui le territoire des seigneuries de Vincennes et de Beaumont.

La seigneurie de Vincennes[modifier | modifier le code]

Le , Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, concédait à François Bissot (ou Byssot) de la Rivière (1613-1673) une concession en faveur de ses fils Jean-Baptiste et Charles-François (deux militaires dans l'armée de la Nouvelle-France). Celle-ci mesurait 71 arpents de terre de front par une lieue de profondeur. Elle était située sur le bord du fleuve Saint-Laurent, entre la seigneurie de la Martinière et la seigneurie de Beaumont, sur la rive sud de la pointe ouest de l'île d'Orléans[2]. Les fils de Bissot, ne s’occupèrent jamais de leur seigneurie qui portait aussi les noms de Cap Saint-Claude et de Montapeine. Les choses allèrent de mal en pis pour les Bissot de Vincennes qui n'étaient pas souvent présents sur leur concession. Les frères Bissot partaient souvent en expédition militaire et il parcouraient le continent américain, dont une partie appartenait à la Nouvelle-France. Le , leur seigneurie fut vendue par la Prévôté de Québec à Charles-Joséph Roy, capitaine de milice de la côte de Beaumont. Celui-ci avait amassé une fortune et c’est ainsi qu’il entra en possession de la seigneurie de Vincennes qu’il convoitait depuis plusieurs années. Les Roy restèrent en possession de la seigneurie de Vincennes pendant près d’un siècle. Le , Étienne-Ferréol Roy, vieux et sans enfant, vendit sa seigneurie à Narcisse-Constantin Faucher, avocat, père de l’écrivain Faucher de Saint-Maurice. Narcisse-Constantin Faucher fut le dernier seigneur de Vincennes sous le régime seigneurial jusqu'en 1854.

Moulin de Beaumont[modifier | modifier le code]

« Le moulin de Beaumont est un bâtiment de style canadien, à deux versants à 90 degrés, du type de la maison de l’artisan de la côte de Beaupré, mais à mansarde. Il a trois étages et un grenier. Le toit sud est légèrement galbé et comporte trois lucarnes. Les fondations et la cage de la roue sont en maçonnerie, et tous les murs en bois recouverts de bardeaux aux extrémités, sur les mansardes et sur le toit. Étant situé sur le ravin, ses dimensions sont en quelque sorte celles du lit du ruisseau [Maillou], soit 50 pieds de longueur par 26 pieds de largeur, sur 43 pieds de hauteur totaux. Il forme un pont entre les deux rives, de sorte que les portes principales se trouvent au troisième étage. » Acquis par Arthur Labrie en 1947, le moulin se trouve dans un état de détérioration avancée.

1931-1937 : À l’âge de 15 ans, en 1931, Robert Lamontagne commence sa carrière d’apprenti meunier au moulin de Beaumont. Il y travaillera jusqu’en 1937 pour à la mouture des grains de céréales, au sciage du bois et à l’entretien général du moulin.

1948-1957 (Adjutor et Robert) : Suite à l’acquisition qu’il faisait en 1947 et compte tenu de l’état de délabrement du moulin, Arthur Labrie sait s’entourer du meilleur charpentier de la région, Adjutor Lamontagne : « Sans se soucier de son histoire, le plus urgent était d’en arrêter la détérioration en s'attaquant d'abord à la réfection du toit, des fondations et du mur de l'est... . Cette tâche a été confiée au meilleur charpentier de la région, Monsieur Adjutor Lamontagne, le père de Robert qui s'initia vite, ensuite à lui succéder… Durée des travaux : de 1948 à 1957. Jusqu’en 1957, Adjutor et son fils Robert procèdent à « la réfection du toit, à la restauration des murs extérieurs est et ouest, à la réfection complète de trois planchers et d’un plafond, au remplacement de plus d’une centaine de petits carreaux de vitre, au décapage et à la remise au bois naturel de la totalité des murs. »

1959-1961 (Robert et Jean) : • Construction de l’escalier (106 marches), œuvre de génie, qui va du moulin d’en haut à celui de Péan, en bas de la falaise • Restauration d’une partie du moulin Péan en un petit théâtre utilisant les meilleures pierres des murs, des morceaux de meule et des roues d’engrenage • Remplacement de toutes les pièces vieilles et pourries, qui supportent la machinerie suite à l’affaissement du mécanisme de base incluant la grande roue • Réfection du mur de pierre, juste au nord de la grande roue, qui menaçait le moulin d’effondrement • Construction du réservoir à blé (5 tonnes), à l’épreuve de la vermine et de l’humidité, au coin sud-ouest du moulin, à l’étage de la meunerie (travail dans un endroit impossible) • Restauration de la maison habitée par Arthur Labrie

Article détaillé : Moulin de Beaumont.
Hommages et distinctions décernés à Robert Lamontagne[modifier | modifier le code]

• Remerciement pour avoir assumé la fonction de conseiller municipal de Beaumont de juillet 1962 à novembre 1974. À ce titre, il aura contribué aux fêtes du 300e anniversaire de Beaumont. • Personnalité de l'année 1985 par la Municipalité de Beaumont, pour la réalisation de la piste de ski de fond. • La Caisse populaire de Beaumont rend hommage à Robert Lamontagne pour ses vingt-deux années de travail comme administrateur au sein de la caisse populaire soit de 1961 à 1983 • La Municipalité de Beaumont rend hommage, en 1983, à Robert Lamontagne, doyen des bénévoles, pour la rénovation de la salle paroissiale. • Participation en 1994, suite à la suggestion de Jean-Claude Dupont, à la recherche effectuée par le ministère de la Culture, sur les artisans dans le domaine de la construction. • Le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches nomme Robert Lamontagne lauréat 2007 d’un Prix du patrimoine dans la catégorie « Porteurs de tradition ». • La Municipalité de Beaumont et la Société historique de Bellechasse, dans le cadre des fêtes de son 20e anniversaire en 2006, ont souligné l’implication de Robert Lamontagne, menuisier artisan et restaurateur de maisons anciennes, pour sa contribution exceptionnelle à la sauvegarde de bâtiments patrimoniaux de Bellechasse en donnant son nom à une salle du Moulin de Vincennes. • Prix Coup de cœur Desjardins 2007 décerné par une assemblée de quelque cinq cents personnes ayant à choisir entre cinquante lauréats issus de dix-sept municipalités régionales de comté participantes. • La Municipalité régionale de comté de Bellechasse attribue en septembre 2009 à Robert Lamontagne le titre de Grand Bellechassois pour sa contribution à la protection et à la sauvegarde du patrimoine bâti si importante dans ce paysage magnifique de l’entrée de la Côte-du-Sud.

Le moulin de Vincennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moulin de Vincennes.

Jean-Baptiste et Charles-François Bissot n’avaient pas les moyens de donner un moulin banal à leurs censitaires. Ainsi, un colon nommé Joseph Roy, plus riche que les seigneurs, s’est offert à bâtir un moulin pour en faire l'exploitation. Les Bissot de Vincennes acceptèrent l’offre de Joseph Roy et le moulin fut construit en 1733.

En 1949, ce joyau du patrimoine de Beaumont fut complètement détruit par un incendie.

En 2006, après plus d’un demi-siècle, le Moulin de Vincennes fut reconstruit au coût d’environ 650 000,00 $.

Rosaire St-Pierre : deuxième père fondateur du Moulin de Vincennes[modifier | modifier le code]

Rosaire St-Pierre a fait sa marque dans le domaine de l’architecture où il a participé à plusieurs travaux de restauration, de rénovation de maisons et d’édifices ancestraux à Beaumont. Il s'est battu pendant un quart de siècle pour mener à terme son projet de reconstruire le Moulin de Vincennes. En 2006, son projet vit enfin le jour. Selon les plans reconstitués par l'architecte Luc Fontaine avec l'étude des photos anciennes, des vestiges des fondations et de la fameuse coupe transversale du moulin dessinée par Jean-Benoît Landry en 1933, le moulin fut reconstruit mais avec quelques petites modifications. Aujourd’hui, le moulin sert surtout pour des fêtes, réceptions, réunions de corporations ou d’organismes, avec service de traiteur. À la suite de la reconstruction du Moulin de Vincennes, la municipalité de Beaumont a décidé de transformer le Camping Vincennes en un vaste parc régional. Rosaire St-Pierre est décédé le à l'âge de 88 ans.

Hommages et distinctions décernés à Rosaire St-Pierre[modifier | modifier le code]

Fondation de la paroisse[modifier | modifier le code]

Construction de la première église en 1694 et de la deuxième église en 1721-1733[modifier | modifier le code]

En 1694, la première église fut construite en bois. En 1721, l'intendant Michel Bégon de La Picardière ordonna aux paroissiens la construction d'une nouvelle église de pierres pour remplacer la vieille en bois. On construisit la deuxième église de Beaumont sur le terrain de la première église. Elle fut ouverte au culte en 1733. Elle est située dans l’axe du chemin principal et elle est l'une des plus anciennes églises au Québec.

Arrivée du premier curé de Saint-Étienne-de-Beaumont[modifier | modifier le code]

Premier presbytère de Beaumont en 1722[modifier | modifier le code]

Le premier presbytère de la paroisse de Saint-Étienne de Beaumont fut construit en pierre en 1722. Il constitue le plus vieux vestige de presbytère sur la Rive-Sud de Québec. Témoin du passé, ce vestige a été sauvegardé par le Comité de promotion du patrimoine de Beaumont. Le vieux presbytère de Beaumont a d’abord été transformé en école secondaire dans les années 1945 – 1946. Robert Lamontagne avait été alors mandaté afin de refaire les subdivisions intérieures pour utiliser l’espace en chambres et en salles de cours. C’est ce dernier qui a fabriqué et installé la rampe d’escalier. Dans une entrevue parue dans l’Oseilleur de décembre 1978, Robert Lamontagne, à une question sur l’utilisation possible du vieux couvent répondait de façon prémonitoire et ce quelques mois avant l’incendie qui ravagea le bâtiment : «  Y peuvent faire une bibliothèque, une salle de réception des fermières, pour le patrimoine pis le conseil. Y peuvent faire une belle salle pour l’artisanat : un peu plus comme centre communautaire. »

Après l’incendie de 1979, un comité de promotion du patrimoine de Beaumont, auquel participait d’ailleurs monsieur Rosaire St-Pierre, fit des démarches afin de protéger ce joyau du patrimoine de Beaumont. Ses murs étant intacts, ce vestige fut sauvegardé par le Comité et il fut reconstruit en [1988). On confia à Robert Lamontagne la responsabilité de reconstruire à l’ancienne la toiture selon les plans de Luc Fontaine architecte, ce qui deviendra la bibliothèque Luc-Lacourcière et le centre d'interprétation de l'histoire de Beaumont.

Les chapelles de procession de Beaumont[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Sainte-Vierge (1719)[modifier | modifier le code]
Chapelle de la Sainte-Vierge

La chapelle de procession de la Sainte-Vierge, classée monument historique le 16 décembre 1981, est un petit édifice religieux érigé vers 1740. Elle a été construite à partir des matériaux d’une chapelle plus ancienne, bâtie en 1719 près du fleuve St-Laurent. Cette chapelle en pierre crépie et lambrissée présente une nef de plan carré terminée par une abside en hémicycle. Elle est coiffée d'un toit à deux versants retroussés et un clocher surmonte le faîte en façade. La chapelle de la Sainte-Vierge est située en bordure de la route, dans la municipalité de Beaumont, à l'est de l'église Saint-Étienne-de-Beaumont.

Cette chapelle fut rénovée, à la demande de l’Archevêché de Québec, une première fois en 1874. Elle fut restaurée, une seconde fois en 1948, suite à une subvention de la Commission des monuments historiques. Robert Lamontagne a restauré pour une troisième fois, en 1981, la chapelle de procession de la Sainte-Vierge, quelques mois avant qu’elle ne soit classée monument historique. La restauration de la chapelle fut à nouveau réalisée en 1997. Jean Lamontagne exécuta les travaux de restauration à partir des plans et devis de l’architecte Luc Fontaine.

Chapelle de Sainte-Anne (vers 1800)[modifier | modifier le code]
Chapelle Sainte-Anne

La chapelle de procession Sainte-Anne, classée monument historique le 16 décembre 1981, est un petit édifice religieux érigé vers 1800. Cette chapelle en pierre crépie présente une nef rectangulaire terminée par une abside en hémicycle. Elle est coiffée d'un toit à deux versants droits et un clocher surmonte le faîte en façade. La chapelle Sainte-Anne est située en bordure de la route, dans la municipalité de Beaumont, à l'ouest de l'église Saint-Étienne-de-Beaumont. La chapelle de procession Sainte-Anne est située dans le site du patrimoine du village de Beaumont. Comme les villages sont plutôt linéaires au Québec, deux chapelles de procession en marquent souvent les extrémités. C’est d’ailleurs le cas à Beaumont avec la chapelle de Ste-Anne et la chapelle de la Ste-Vierge.

Un incendie à la maison voisine a endommagé la chapelle de procession Sainte-Anne dans les années 1960. Robert Lamontagne, à la demande de la fabrique de Beaumont, a réalisé les travaux de restauration. Il a bien tristement dû remplacer la statue de Sainte-Anne (attribuée au sculpteur Louis Jobin) par un nouveau clocher. Peu après la dernière restauration réalisée par Robert Lamontagne, en 1981, la chapelle de procession Sainte-Anne fut classée monument historique. La réfection de la chapelle fut à nouveau réalisée en 1997. Jean Lamontagne exécuta ces travaux à partir des plans et devis de l’architecte Luc Fontaine.

La première inhumation dans le cimetière de Beaumont[modifier | modifier le code]

Construction du Moulin Péan en 1744[modifier | modifier le code]

Le moulin seigneurial Péan date de 1744. Il est situé en bas de la falaise, au pied de la Chute-à-Maillou. Au cours des années 1745 à 1759, ce moulin a franchi le sommet de sa capacité pour actionner les deux grandes roues du moulin Péan. La farine était expédiée par bateau à partir d’un quai construit en face du moulin. Le moulin Péan fonctionna jusqu’en 1889, année où il fut abandonné. C’est Onésime Poulin, propriétaire à l’époque du moulin de Beaumont, qui monta la machinerie du moulin d’en bas (Péan).
Faits marquants
Vestige en friche recouvert d’arbres et de végétation, voilà ce qui restait en 1982 du moulin Péan. Louis-Philippe Picard, archéologue et de jeunes bénévoles ont réalisé des fouilles avant que les travaux ne soient entrepris. Une partie du moulin, soit l’ancienne cage aux roues, a été reconstruite en 1982 par Robert Lamontagne et son fils Jean. Sur les fondations existantes, les Lamontagne ont monté des murs de pierre, équarri les poutres à la hache, fabriqué les portes et fenêtres. Selon le mandat confié par Arthur Labrie, cette partie du moulin fut transformée en petite salle de cinéma et Robert Lamontagne se souvient des documentaires sur le patrimoine qui y étaient projetés. On accède, encore aujourd’hui, au vestige du moulin Péan par un escalier panoramique, de 106 marches et de 30 mètres de hauteur, construit par Robert Lamontagne.

Principales mesures de reconstitution sur les ruines existantes réalisées par Robert Lamontagne • Dégagement des fondations du moulin Péan • Établissement avec le Dr Labrie d'une nouvelle volumétrie de la partie appelée Cage aux roues • Réalisation de la maçonnerie et des murs en pierre • Équarrissage des poutres à la hache pour réaliser les chevrons • Réfection de la toiture, fenestration, confection des portes selon les techniques anciennes • Aménagement de l’intérieur en petites salles de cinéma

Article détaillé : Moulin de Péan.

Invasion des Anglais en 1759[modifier | modifier le code]

Le , le colonel Robert Monckton arriva à Saint-Étienne-de-Beaumont et s’empara de l’église. Il l'occupa avant de se rendre à Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy (aujourd'hui la ville de Lévis), le 30 juin, pour préparer son attaque sur la ville de Québec. À Saint-Étienne-de-Beaumont, les Anglais affichèrent sur la porte de l'église la proclamation du général James Wolfe annonçant la chute prochaine de Québec. On raconte que des villageois s’empressèrent de déchirer la proclamation et les Anglais ont tenté de mettre le feu à l’église le 29 juin, pour punir les villageois. Selon une légende locale, il y aurait eu un miracle. À chaque tentative des Anglais, qui tentaient d’appliquer une torche enflammée sur les portes de l’église, les torches s’éteignaient mystérieusement. Seule la porte brûla. Ce fut de cette manière que l’église du village fut sauvée.

Saint-Étienne-de-Beaumont au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1854, on assiste à la fin du système seigneurial au Québec.

1855 : Année importante au niveau municipal et paroissial

Dans les années 1860, plusieurs commerçants, artisans et quelques rentiers élisent domicile au cœur du village. Une lente expansion se fera au fil des années.

Saint-Étienne-de-Beaumont au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Fort de Beaumont (1914-1918)[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une batterie défensive qui fut construite pour défendre le fleuve Saint-Laurent lors de la Première Guerre mondiale. Elle servait de poste avancé pour le Fort de la Martinière de la ville de Lauzon (aujourd'hui ville de Lévis). Le fort est situé à l'ouest du Parc récréotouristique de Vincennes, mais il n'est pas accessible aux touristes. On peut voir un plan et deux photos du fort à cette adresse. (Informations à compléter)

Saint-Étienne-de-Beaumont dans les années 1920[modifier | modifier le code]

Vers 1920, le chemin du Roi (chemin du Domaine actuel) doit contourner l'église qui s'agrandit vers l'ouest.

Saint-Étienne-de-Beaumont dans les années 1950[modifier | modifier le code]

Vers 1950, la route 132 est construite pour permettre aux automobilistes de contourner le village. Quelques années plus tard, le boulevard Mercier, avec son allée d'arbres grandioses en plein centre, va apparaître au cœur du village.

Saint-Étienne-de-Beaumont modifie son nom pour devenir Beaumont en 1998[modifier | modifier le code]

En 1998, la municipalité de Saint-Étienne-de-Beaumont changea de nom pour devenir officiellement la municipalité de Beaumont.

Le projet Rabaska à Beaumont au début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le projet Rabaska, très contesté, consiste à construire un port méthanier (ou terminal de gaz naturel liquéfié) à Beaumont qui sera aux limites territoriales de la municipalité et celles de la ville de Lévis. Il fait actuellement l'objet d'une grosse opposition de la part de la population, ainsi que des résidents des municipalités de l'île d'Orléans située au nord de Beaumont. De plus, certains résidents seront contraints à l'expropriation. Plusieurs environnementalistes craignent une éventuelle catastrophe écologique ou humaine qui pourrait être désastreuse pour l'environnement et les habitants de la région. En décembre 2004, la coalition de citoyens Rabat-joie, menée par son porte-parole, Yves St-Laurent, met en œuvre une stratégie de communication afin que les Beaumontois, par voie référendaire, rejettent le projet, ce qu'ils font à 73 %. Gaz Métro et ses partenaires, après avoir publiquement affirmés qu'ils respecteraient le choix de la population, déplaçèrent leur projet à Lévis, à un peu moins de 300 mètres de la municipalité de Beaumont ! Un mémoire fut déposé par GIRAM (Groupes d'initiatives et de recherches appliquées au milieu) lors des audiences du BAPE. Cependant, ce projet serait aussi un atout pour l'économie dans la région de Québec. C'est un dossier à suivre.
Le gouvernement du Québec, après consultation, annonce le 27 septembre 2010 sa décision d'interdire l'exploration et l'exploitation du gaz et des produits pétroliers dans l'estuaire du Saint-Laurent[3].

Élisabeth Turgeon (1840-1881) devient vénérable en 2013[modifier | modifier le code]

Le 11 octobre 2013, le Vatican annonce l'élévation de Élisabeth Turgeon (1840-1881) au titre de vénérable[4]. Elle est née le 7 février 1840 à Saint-Étienne-de-Beaumont. Ses parents, Louis-Marc Turgeon et Angèle Labrecque, donnèrent à leurs neuf enfants une éducation très encadrée. Le 12 septembre 1879, elle fait ses vœux de religieux et elle adopte le nom Mère Marie-Élisabeth. Elle devient la fondatrice des Sœurs de Notre-Dame du Rosaire de Saint-Germain (Rimouski)[5]. Elle est décédée le 17 août 1881.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Pétronille Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans,
Fleuve Saint-Laurent
Saint-Michel-de-Bellechasse Rose des vents
Lévis N
O    Beaumont    E
S
Saint-Charles-de-Bellechasse

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire des municipalités : Beaumont
  2. François Bissot était originaire de la paroisse Notre-Dame-des-Prés, dans la commune de Pont-Audemer qui fait partie du département de l'Eure en Normandie (France). En 1648, il épousa Marie Couillard (fille de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert et petite-fille de Louis Hébert) à Québec. Il fut d'ailleurs le deuxième résident de Pointe-Lévy (le premier étant Guillaume Couture) sur la côte de Lauzon située dans la seigneurie de Lauzon. Il décéda le et fut inhumé le même jour dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu de Québec par l'abbé Louis de Maizerets. L'inventaire des biens de Sieur François Bissot de la Rivière fut fait le en présence de Louis Maheut, Louis Joliet, seigneur d'Anticosti, Marie Couillard et Romain Becquet. Jean-Baptiste (1668-1719), fils de François Bissot et héritier de la seigneurie, reçut le nom de Bissot de Vinsenne ou Vincennes, un nom emprunté à une ville de la banlieue de Paris. Le fils de ce dernier, François-Marie, est le fondateur du poste de Vincennes, qui était situé dans l'actuel État de l'Indiana aux États-Unis.
  3. Communiqué : Première évaluation environnementale stratégique: secteur de l'estuaire
  4. http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2013/10/11/0650/01466.html
  5. Tiré de la page web de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire - http://www.soeursdusaintrosaire.org/elisabeth/fondatrice.php

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Beaudet, Pierre, Robert Lamontagne, artisan de Beaumont, Québec, Les Éditions GID, 2010, 144 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]