Asfeld

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Asfeld
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Canton Asfeld
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays rethélois
Maire
Mandat
Jean-Marc Briois
2014-2020
Code postal 08190
Code commune 08024
Démographie
Population
municipale
1 090 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 11″ N 4° 07′ 09″ E / 49.4697, 4.1192 ()49° 28′ 11″ Nord 4° 07′ 09″ Est / 49.4697, 4.1192 ()  
Altitude Min. 60 m – Max. 118 m
Superficie 22,19 km2
Localisation

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Asfeld est une commune française située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne.

Située sur l'Aisne, c'est le chef-lieu du canton d'Asfeld. Asfeld a intégré l'ancienne commune de Juzancourt en 1971[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ferme dans le centre d'Asfeld

Un point fortifié au bord de l'Aisne[modifier | modifier le code]

Appelé jadis Écry, les Vikings y furent battus en 883.

Au Moyen Âge, les seigneurs d'Escry y bâtissent une demeure fortifiée. Passé à la famille de Grandpré puis aux Bossut, ce château subit de nombreux assauts. En 1359, il est saccagé par les troupes d'Édouard III d'Angleterre, chevauchant de Calais à Reims, puis par les Bourguignons vers 1425.

En 1625, il est à nouveau attaqué par Charles IV de Lorraine profitant de la Fronde pour piller la Champagne et menacer l'Ile-de-France.

En 1671, Jean-Jacques de Mesmes, comte d'Avaux, achète, pour compléter ses terres, ce fief d'Ecry dévasté par ces invasions successives. La principale ville, Ecry, est désormais nommée Avaux-la-ville.

D'Avaux-la-Ville à Asfeld[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques de Mesmes stimule l'économie locale par l'instauration d'un marché hebdomadaire et de deux foires annuelles. Il fait renforcer et agrandir le château et y réside.

En 1680, il décide de la construction d'une nouvelle église, l'église existante étant particulièrement en mauvais état. Cette construction s'inscrit dans un plan d'ensemble aux abords du château[2]. Le nouvel édifice religieux est béni le 15 juin 1685.

Le 20 mars 1728, Claude François Bidal d'Asfeld achète le comté d'Avaux, formé d'Avaux-le-Château, Avaux-la-Ville, Aire, Vieux et Vauboison. En 1730, cette seigneurie est érigée en marquisat. Avaux-la-Ville qui s'était appelé Ecry jusqu'en 1671, change à nouveau de nom et prend le nom actuel : Asfeld.

Claude François Bidal d'Asfeld est lieutenant-général des armées du Roi et directeur général des fortifications, succédant dans cette fonction à Vauban.

À la même époque, un Rémois, Nicolas Bidet, viticulteur et auteur d'un traité botanique sur la nature et la culture du vin, devient seigneur de Juzancourt, à proximité d'Asfeld.

Révolutions et bouleversements politiques[modifier | modifier le code]

Le fils de Claude François Bidal d'Asfeld, Claude Etienne,second marquis d'Asfeld, réside essentiellement à Paris mais a des relations dures avec les habitants d'Asfeld. La Révolution de 1789 accentue encore les contestations.

Les portes du château sont forcées le 13 juin 1790. Le marquis d'Asfeld fait condamner les meneurs. Mais le 25 août 1792, apprenant la chute de la monarchie, des émeutiers pénètrent à nouveau dans la propriété du marquis et brûlent symboliquement le chartrier (archives)[2]. Le marquis préfère émigrer à Aachen (Aix La Chapelle), suite à la Révolution française. Ses biens sont saisis et vendus comme biens nationaux. Le château est démoli les années suivantes. L'église est épargnée.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d’Écry-le-Franc ou d’Escry-le-Franc[3].

En 1814, lors de la campagne de France, la région de Berry-au-Bac à Asfeld est le théâtre de combats entre le feld-maréchal Blücher, le duc de Raguse et le général Ricard[4].

En février 1848, un enfant d'Asfeld, brillant scientifique, Jean-Baptiste Payer, participe aux événements révolutionnaires de Paris, devient chef de cabinet de Lamartine puis, bénéficiant d'une popularité naissante dans sa région d'origine, se fait élire député des Ardennes dans cette seconde République bien éphémère.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la construction de voies ferrées est favorisée par le trafic marchandises, grâce notamment à l'industrie betteravière. Sous l'impulsion des frères Jules et Désiré Linard, celle-ci se développe avec dynamisme et crée une possibilité de diversification complémentaire pour les agriculteurs.

Conflits du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant toute la guerre de 1914-1918, la localité reste proche des zones de combats, jusqu'aux derniers jours[5], et subit de nombreux dégâts. En 1940, après la percée de Sedan en mai, c'est à nouveau sur l'Aisne et en particulier à Asfeld que tente de s'organiser début juin une ligne de défense face à l'invasion allemande, sans grand succès. Dans les années qui suivront, des mouvements de résistance émergeront, tels les FTP.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Jean-Marc Briois[6] DVD  

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Un groupe de secours et une gendarmerie sont implantés à Asfeld.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 090 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
947 1 056 1 084 1 121 1 248 1 284 1 221 1 220 1 238
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 151 1 102 1 057 1 078 961 965 950 913 932
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
907 1 020 849 840 812 772 812 843 803
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
926 1 015 1 061 976 972 998 1 077 1 090 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Didier d'Asfeld.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Asfeld Blason Écartelé : au premier et au quatrième de gueules à la bande cousue d'azur chargée de trois couronnes d'or et accompagnée de deux palmes du même, au deuxième et au troisième d'azur au lion naissant d'argent couronné du même, celui du troisième contourné ; sur le tout d'or aux quatre pals de gueules, le petit écu timbré d'une couronne ducale d'or au cimier d'un griffon issant du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Photo Croix de guerre recto.jpg
Croix de guerre 1914-1918 : 17 septembre 1921

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article Wikipedia sur les anciennes communes des Ardennes
  2. a et b Philippe Seydoux, Gentilhommières et Maisons fortes en Champagne : Marne et Ardennes, t. 1, Éditions de La Morande,‎ 1997, 320 p. (ISBN 2-902091-30-3), p. 94-97 et Plan du Chasteau d'Avaux-la-Ville p.95
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Asfeld », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté en 24 décembre 2012)
  4. Jean Baptiste Frédéric Koch, Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814,, volume 2, Paris, 1819 - Ouvrage en ligne
  5. Joseph Prudhon, Journal d'un soldat 1914-1918: Recueil des misères de la Grande Guerre, L'Harmattan, 2010, (ISBN 978-2-296-12855-2) Ouvrage en ligne
  6. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Notice no PA00078333 », base Mérimée, ministère français de la Culture