Antonia de Luxembourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La grande-duchesse douairière de Luxembourg et ses filles (1920), la princesse Antonia, debout, est la seconde princesse en partant de la gauche.

Antoinette Roberte Sophie Wilhemine de Nassau-Weilburg, princesse de Luxembourg puis princesse royale de Bavière (Kronprinzessin von Bayern), née le 7 octobre 1899 au château de Hohenbourg (Bavière), morte le 31 juillet 1954 à Lenzerheide en Suisse.

Quatrième des six filles du grand-duc Guillaume IV de Luxembourg et de Marie-Anne de Bragance, elle est surnommée "Toni" par sa famille.

D'une guerre à l'autre[modifier | modifier le code]

A sa naissance, c'est son grand-père le grand-duc Adolphe de Nassau qui occupe le trône grand-ducal. Le grand-duc a deux enfants surivants : son fils qui lui succcédera et une fille Hilda de Nassau, grande-duchesse de Bade. Il meurt en 1905 et son fils, le père de la princesse Antonia, accède au trône sous le nom de Guillaume IV.

N'ayant que des filles, le grand-duc Guillaume IV fait modifier en 1907 les lois successorales afin de permettre aux femmes de régner sur le grand-duché .

Malade depuis 1908, le souverain Luxembourgeois avait remis la régence de ses états à son épouse, la grande-duchesse Marie-Anne. Il mourut en 1912 et la sœur aînée d'Antonia, Marie-Adélaïde, âgée de 18 ans, monta sur le trône du grand-duché.

En 1914 éclate la Grande Guerre, les troupes allemandes violent la neutralité du grand-duché et occupent le pays. La grande-duchesse Marie-Adélaïde ne peut que se soumettre à la loi du plus fort dont les répresentants sont en même temps ses parents. Ainsi reçoit-elle à sa table des officiers des forces occupantes tel le prince royal Rupprecht de Bavière dont les troupes opèrent dans la Lorraine voisine et qui s'est distingué par ses compétrences de chef de guerre.

Le prince est veuf et songe à se remarier. La princesse Antonia ne dédaigne pas ce soupirant de trente ans son aîné et les fiançailles sont annoncées.

De même, sa sœur Charlotte se fiance au prince Félix de Bourbon-Parme, frère de l'impératrice d'Autriche.

La défaite et la chute des eEmpires Centraux permirent à la rancoeur de s'eprimer pleinement.

La dynastie fut accusée de germanophilie ce qui rendit la jeune grande-duchesse et la monarchie impopulaire. la grande-duchesse Marie-Adélaïde dut abdiquer dès janvier 1919 elle se retira carmel où elle mourut prématurément tandis que la princesse Charlotte montait sur le trône et retrouvait la popularité perdue.

Nonobstant la pression des parlementaires et de la France, les deux princesses Charlotte et Antonia refusèrent cependant de briser leur engagement et Charlotte épousa peu après son fiancé. Antonia attendit sa majorité pour épouser l'homme que son cœur avait élu.

Un exil fécond[modifier | modifier le code]

Le prince royal de Bavière.

En 1921, Antonia épousa le prétendant au trône de Bavière Rupprecht de Bavière, de la Maison de Wittelsbach, fils aîné de Louis III de Bavière, dernier roi de Bavière, veuf de Marie Gabrielle en Bavière (1878-1912) dont il avait eu quatre enfants dont seul survivait Albert de Bavière, né en 1905.

De cette union naquirent :

Tragique guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Épitaphe à l'église de Santa Maria in Domnica.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, princesse allemande issue de maisons souveraines opposées voire résistantes au nazisme - la princesse royale avait été condamné à l'exil en 1939 et sa sœur Charlotte de Luxembourg, exilée à Londres après l'invasion de son pays par les armées nazies, soutenait activement la résistance de ses sujets

La princesse royale de Bavière fut arrêtée avec le fils aîné de son mari. Elle fut déportée au camp de concentration de Dachau, puis de Flossenbürg où elle subit d'atroces tortures.

Libérée avec les autres prisonnières par les armées alliées en 1945, elle ne se remit jamais des sévices subis. Elle mourut prématurément des conséquences de ses blessures à l'âge de 55 ans[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Mitterrand Mémoires d'exil page 162

Sources[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]