Adjarie
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| Adjarie აჭარის ავტონომიური რესპუბლიკა (Acharis Avtonomiuri Respublika) |
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Armoiries |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Statut politique | République autonome de la Géorgie |
| Capitale | Batoumi |
| Gouvernement - Chef du gouvernement |
Archil Khabadze |
| Démographie | |
| Population | 376 016 hab. (2002) |
| Densité | 130 hab./km2 |
| Langue(s) | Géorgien |
| Géographie | |
| Superficie | 2 900 km2 |
| Divers | |
| Monnaie | Lari |
| Fuseau horaire | UTC + 3 |
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L'Adjarie (en géorgien აჭარა) ou, officiellement, la République autonome d'Adjarie, fait partie de la République de Géorgie. D’une superficie de quelque 3 000 km², elle compte environ 400 000 habitants. Située dans le sud-ouest de la Géorgie, elle a une frontière commune avec la Turquie et possède une façade maritime sur la mer Noire. Sa capitale est Batoumi (aussi appelée Batoum).
Sommaire |
Histoire [modifier]
Dans l’Antiquité, l’Adjarie faisait partie de la région que les Grecs nommaient Colchide. Au XVIIe siècle, la principauté géorgienne de Gourie a été conquise par les Ottomans, et son nom transformé en Adjarie. Elle fut conquise par la Russie au cours du XIXe siècle (traité de San Stefano). À l’époque soviétique, elle formait une république socialiste soviétique autonome au sein de la république socialiste soviétique de Géorgie. Les Adjars se distinguaient des autres Géorgiens par leur religion : ils étaient majoritairement musulmans jusqu’à la dislocation de l'Union soviétique. L'intégration dans la Géorgie entraîna ensuite une certaine rechristianisation.
Tentative d’indépendance [modifier]
La région a fait sécession de la Géorgie en 2004 sous la direction d’Aslan Abachidzé et a été l’objet d’un bras de fer avec le pouvoir géorgien. On note la présence de bases militaires russes. Nommé gouverneur en 1991 pour réduire l’autonomie de la province, Aslan Abachidzé va l’étendre à son profit. Autocratique, il avait littéralement coupé les ponts avec Tbilissi, ordonnant la destruction des ponts reliant l’Adjarie à la Géorgie[1]. Il a démissionné le 6 mai 2004 après des manifestations de masse organisées à Batoumi par le mouvement Kmara[2] contre sa politique. L’Adjarie est depuis revenue dans le giron de l’État central.
Population [modifier]
Les Adjars font partie du même groupe ethnico-linguistique que les Géorgiens. Ils parlent le dialecte guruli.
Notes et références [modifier]
- L'Adjarie dynamite ses ponts pour dissuader la Géorgie de franchir le RubiconLe pont sur la rivière Tchokoli, point de passage essentiel entre la Géorgie et la république autonome, a été dynamité dimanche matin par la milice adjare, et selon des informations impossibles à vérifier immédiatement, deux autres ponts ont également été détruits.
- Élections législatives en Géorgie, 28 mars 2004Il fait face également à une opposition de plus en plus importante au sein même de sa République, opposition emmenée par le mouvement Kmara qui a récemment multiplié les manifestations et qui demande le départ du Président adjare.