Héréthie

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L'Héréthie ou Hérétie (en géorgien : ჰერეთი, Herethi) est une province historique de la Géorgie située à l’extrême est du pays entre l'ancienne principauté de Kakhétie et la frontière de l’Aghbanie (Albanie trans-cyrane). Elle correspond maintenant au sud-est de la Kakhétie et à une partie de l’Azerbaïdjan.

Historique[modifier | modifier le code]

Principauté d'Héréthie (vers 950).

L’Héréthie a constitué une petite principauté indépendante dont la capitale était Shaki. Selon la Chronique géorgienne, le pays partageait la croyance de l'Arménie et de l'Aghbanie jusqu'au règne d'Ichkhanic fils du « Patrice Adarnassé » et de la reine Dinar (sœur d'un « Gourgen, érsithaw des éristhaws » ) grâce à qui il abandonne l'« hérésie » pour revenir dans l'Église orthodoxe du Concile de Chalcédoine[1].

L'Héréthie est partiellement conquise par Kviriké Ier de Kakhétie avec l’appui de son allié Constantin III d'Abkhazie. Elle met toutefois à profit l’intervention dans le Caucase des Arabes conduits par Abou-Sadj pour recouvrer provisoirement son indépendance. L'Héréthie est définitivement incorporée dans le royaume de Kakhétie en 959 par le « Prince Korikoz » (Kviriké II de Kakhétie).

Liste des souverains d’Héréthie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Félicité Brosset, Histoire de la Géorgie, p. 279 notes 2,3 et 4.
  2. (en) C. J. F. Dowsett, « A Neglected Passage in the History of the Caucasian Albanians », dans Bulletin of the School of Oriental and African Studies, vol. 19, n° 3 (1957), p. 463.
  3. « Sahl Soumbatisdzé qui écrase les Mihranides et s'empara de leurs terres  » selon Nodar Assatiani et Alexandre Bendianachvili, Histoire de la Géorgie, Paris, l'Harmattan,‎ 1997, 335 p. [détail des éditions] (ISBN 2-7384-6186-7, présentation en ligne), p. 94.
  4. Cyrille Toumanoff considère que les princes d'Héréthie appartiennent à la dynastie arménienne dite des « Aranschahikides » avec une union initiale avec une princesse bagratide ; Nodar Assatiani estime de son côté qu'ils sont issus d'une autre branche cadettes des Bagratides.
  5. Il aurait obtenu en 893 le titre de « roi d'Aghbanie » selon René Grousset, Histoire de l’Arménie des origines à 1071, Paris, Payot,‎ 1947 (réimpr. 1973, 1984, 1995, 2008), 644 p., p. 456.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]