Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud

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Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud
(ar) عبد الله بن عبد العزيز آل سعود
Le roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, le 25 avril 2002.
Le roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, le 25 avril 2002.
Titre
6e roi d'Arabie saoudite
En fonction depuis le 1er août 2005
(9 ans, 4 mois et 26 jours)
Prédécesseur Fahd ben Abdelaziz al-Saoud
7e Premier ministre d'Arabie saoudite
En fonction depuis le 1er août 2005
(9 ans, 4 mois et 26 jours)
Monarque Lui-même
Prédécesseur Fahd ben Abdelaziz al-Saoud
Prince héritier d'Arabie saoudite
13 juin 19821er août 2005
(23 ans, 1 mois et 19 jours)
Monarque Fahd
Prédécesseur Fahd ben Abdelaziz al-Saoud
Successeur Sultan ben Abdelaziz Al Saoud
Biographie
Dynastie Saoud
Date de naissance 1er août 1924 (90 ans)
Lieu de naissance Riyad
Père Abdelaziz ben Abderrahman Al Saoud
Mère Fahda bint Assi al-Shuraym
Enfant(s) Khaled ben Abdallah
Mutaib ben Abdallah
Mishaal ben Abdallah
Abdelaziz ben Abdallah
Fayçal ben Abdallah
Turki ben Abdallah
Badr ben Abdallah
Héritier Sultan ben Abdelaziz Al Saoud (2005-2011)
Nayef ben Abdelaziz Al Saoud (2011-2012)
Salmane ben Abdelaziz Al Saoud (depuis juin 2012)
Moqren ben Abdelaziz Al Saoud (hériter en second depuis mars 2014)
Religion Islam sunnite
Résidence Palais d'Al-Yamamah

Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud
Monarques d'Arabie saoudite

Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud (arabe : عبد الله بن عبد العزيز آل سعود), né le 1er août 1924[1], est roi d'Arabie saoudite, gardien des deux saintes mosquées[2], depuis le 1er août 2005. Son nom complet est Abdallah ben Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal ben Turki ben Abdallah ben Mohammed ben Saoud.

Membre de la dynastie al-Saoud, fils du roi Abdelaziz ben Abderrahman al-Saoud dit Ibn Saoud, fondateur de l'Arabie saoudite moderne, et de Fahda bint Assi Al Churaym.

Il a été le prince héritier et le régent de facto de 1995 à 2005 de l'Arabie saoudite avant de succéder à son demi-frère ainé Fahd.

Il est, d'après le classement effectué par Forbes, la septième personne la plus influente au monde[3]. Il est par ailleurs un des souverains les plus riches du monde, sa fortune est estimée à 21 milliards de dollars[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Fahda bint Assi Al Churaym, est issue de la branche Abde de la tribu des Chammar, une des plus importantes du Moyen-Orient et dont fait partie le clan Al Rachid, ennemis héréditaires des Saoud. Elle est veuve de Saoud ben Abdelaziz ben Mutaïb Al Rachid, émir de Haïl (1910-1920), assassiné en 1920 par son cousin et successeur Abdallah ben Mutaïb ben Abdelaziz Al Rachid.

Après la chute de la dynastie Al Rachid (1921), leur vainqueur Abdelaziz ben Abderrahman Al Saoud dit ibn Saoud (1880-1953), émir du Nejed et futur roi de l'Arabie saoudite, pour asseoir définitivement sa conquête et la domination de la dynastie des Al Saoud, se montre magnanime vis-à-vis des vaincus[5], et prend Fahda comme douzième épouse[6], dont le roi Abdallah est le seul fils (le dixième fils du roi Abdelaziz).

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, en compagnie du vice-président américain Dick Cheney, de l'ancien président George H. W. Bush et de l'ancien secrétaire d'État Colin Powell en Arabie saoudite en août 2005.

Dès 1982, suite à son intronisation et suivant, en cela, la règle successorale, le nouveau roi Fahd lui avait octroyé le titre de prince héritier, parce qu'il était le plus âgé des frères après lui. En 1996, il l'a installé à la tête du royaume en le nommant régent.

Le prince Abdallah a eu un rôle, peu médiatisé mais actif, dans la diplomatie de la région ; il a offert sa médiation entre la Syrie et la Jordanie en 1980; il eut un rôle décisif dans l'accord de Taëf, qui mit un terme à la guerre civile au Liban en 1989. Enfin, il s'est rapproché de ses voisins iraniens, comme en témoigne la visite officielle du président Mohammad Khatami en Arabie en 1999.

Il a entamé quelques timides réformes politiques en organisant des élections municipales ou en limitant les privilèges des quelque 25 000 membres de la famille royale.

Il a suivi le courant de la mondialisation en privatisant depuis 1997 une partie du secteur pétrolier saoudien. (L'Arabie saoudite est le premier producteur et exportateur mondial de pétrole)

Le lundi 1er août 2005, il devient roi à l'âge de 82 ans à la mort de son demi-frère Fahd disparu à l'âge de 84 ans d'une pneumonie. Son demi-frère, le prince Sultan ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de la Défense depuis 1962, devient prince héritier. Mais ce dernier décède le 22 octobre 2011 à New York, alors qu'il y suivait un traitement contre le cancer du colon[7].

Plus récemment, il décide la construction près de Djeddah de la KAUST, une université des sciences et technologies dotée de 10 milliards de dollars de budget la plaçant au 6e rang mondial[8].

Pendant la vague de protestations et révolutions dans le monde arabe en 2010-2011, il apporte son soutien au président Moubarak avant sa démission, et accorde l'asile politique au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Alors que des appels à manifester ont été lancés en Arabie saoudite, le roi prend des mesures sociales à hauteur de 36 milliards de dollars. Pour l'occasion, il rentre au pays après trois mois d'absence. Les mesures qu'il annonce comprennent des allocations pour les chômeurs et les étudiants, des primes pour les fonctionnaires et des aides pour le logement notamment. Il gracie également des prisonniers.

Le 25 septembre 2011, le roi accorde le droit de vote et le droit d'éligibilité aux femmes pour les élections municipales, seul type d'élection existant dans ce pays. Le 11 janvier 2013, le roi (qui nomme tous les membres de son conseil consultatif) appelle 30 femmes à siéger au Conseil, soit 20 % des 150 membres[9].

Gardien des lieux saints de l'islam[modifier | modifier le code]

Sous son règne, il a activement promu le dialogue inter-religieux, en recherchant les voix modérées du Moyen-Orient et en ouvrant un canal diplomatique vers les autres nations et civilisations non-arabes[10]. Le 6 novembre 2007, il est reçu par le pape Benoît XVI au Vatican. C'est la première fois qu'une rencontre a lieu entre un souverain de l'Arabie saoudite, gardien des lieux saints de l’islam, et un pape. L'entrevue a pour objet le dialogue interreligieux, avec en toile de fond la question de la liberté religieuse pour les chrétiens présents en Arabie saoudite[11].

Descendance[modifier | modifier le code]

Il a eu neuf épouses, quinze fils et vingt filles[12]

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Décorations officielles[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « King Abdullah bin Abdulaziz », Site de l'ambassade Saoudienne
  2. par référence à deux des trois principaux lieux saints de l'Islam avec Jérusalem, les villes de La Mecque et de Médine ; c'est le titre officiel porté par le roi d'Arabie saoudite, préféré à celui de « Sa Majesté » depuis 1986 et qu'on peut aussi traduire par Gardien des lieux saints ou Serviteur des deux saintes mosquées
  3. Classement des personnes les plus influentes du monde sur le site officiel de Forbes Magazine
  4. Le troisième roi le plus riche en 2008, avec 21 milliards de dollars, selon le magazine Forbes
  5. Capture de Haïl, site d'Ibn Saoud
  6. sur trente-quatre
  7. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/22/97001-20111022FILWWW0337-mort-du-prince-heritier-d-arabie-saoudite.php
  8. Le Figaro – Actualité en direct et informations en continu
  9. « Arabie saoudite : des femmes entrent au Conseil du roi », Le Figaro,‎ 11 janvier 2013
  10. Stéphanie Le Bars, « Le roi Abdallah, promoteur du dialogue interreligieux », Le Monde,‎ 17 juillet 2008, p. 5
  11. Isabelle de Gaulmyn, « Visite historique du roi d'Arabie saoudite au Vatican », sur la-croix.com, La Croix,‎ 6 novembre 2007 (consulté le 12 nov. 2010)
  12. Datarabia.com
  13. « Sarkozy décoré de la "Toison d'Or" pour sa lutte "efficace" contre l'ETA » Sur le site de l'Express, le 16 janvier 2012
  14. Laureates Site officiel en anglais