Úbeda

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Úbeda
Blason de Úbeda
Héraldique
Drapeau de Úbeda
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Andalousie Andalousie
Province Jaén Province de Jaén
Comarque La Loma
District judic. Úbeda (Municipio)
Budget 29 274 874 20 € (2006)
Maire
Mandat
Marcelino Sánchez Ruiz (PSOE)
2007-2011
Code postal 23.400
Distance de Madrid 313 km
Démographie
Gentilé Ubetense
Population 35 649 hab. (2009)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 00′ 29″ N 3° 22′ 07″ O / 38.0081, -3.3685 ()38° 00′ 29″ Nord 3° 22′ 07″ Ouest / 38.0081, -3.3685 ()  
Altitude 748 m
Superficie 40 398 ha = 403,98 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Patrimoine classé par l’Unesco : Ensemble monumental (2003)
Saint patron Saint Michel et Vierge de Guadalupe
Localisation

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Úbeda
Liens
Site web www.ubedainteresa.com

Úbeda est une ville d’Espagne, située dans la province de Jaén, communauté autonome d’Andalousie. En 2009, Úbeda comptait 35 649 habitants (INE). La cité, proche de Baeza dont elle est séparée par 8 km d'oliveraies, et bénéficiant de sa proximité, vit se construire au XVIe siècle une remarquable série de palais, d'églises et de couvents. Elle a été classée conjointement avec Baeza au Patrimoine mondial de l'Unesco, le 3 juillet 2003[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Située sur une hauteur dominant une plaine d'oliveraies, le site d'Ubeda était déjà occupé par les Ibères ainsi que le montrent les découvertes archéologiques. Lorsqu'elle est conquise par les Romains, la ville prend le nom de Baetula. Détruite par les invasions Vandales, la ville renaîtra avec l'arrivée des Arabes, en particulier sous Abd al-Rahman II qui la renomme Ubbadat. En 852, les Arabes élèvent une muraille de remparts qui délimite encore aujourd'hui le tracé de l'ancienne ville médiévale.

Entre le XIe siècle et le XIIIe siècle, la ville sera tour à tour prise par les rois de Castille et reprise par les Almohades, jusqu'à ce qu'elle soit définitivement reconquise par le roi Ferdinand III de Castille, après un long siège menant à une capitulation en 1233. Les cultures arabe, juive et chrétienne continueront cependant à coexister pacifiquement durant deux siècles.

À la suite de la conquête de Grenade en 1492, Ubeda connaît un développement économique extraordinaire en raison de sa juridiction sur un vaste territoire et de son emplacement au croisement de grands axes de communication. Des familles puissantes y sont installées et celles-ci rivaliseront en magnificence, construisant palais et églises, tous plus remarquables les uns que les autres. Un des personnages les plus importants est Francisco de Los Cobos y Molina, natif de la ville et secrétaire d'État de l'Empereur Charles Quint. La ville doit beaucoup aussi à un architecte de tout premier plan, Andrés de Vandelvira. Les nombreuses constructions de style Renaissance distribuées à travers la ville font de celle-ci un véritable musée d'architecture et lui donnent un cachet qui lui a mérité son inscription au Patrimoine mondial.

Monuments[modifier | modifier le code]

La ville compte 48 monuments et plus d'une centaine d'édifices présentant un intérêt artistique, presque tous de style Renaissance. Le lieu le plus emblématique de la cité est la Plaza Vázquez de Molina, entourée d'imposants bâtiments notamment:

  • Palacio de las Cadenas, édifié par Andrés de Vandelvira entre 1546 et 1565. Aujourd’hui Hôtel de ville d’Úbeda.
  • Palais du doyen Ortega, résidence du chapelain de la Capilla del Salvador. Construit au milieu du XVIe siècle par Andrès de Vandelvira et Luis de la Vega. Il a été transformé en parador de tourisme dès 1929.
  • Sacra Capilla del Salvador construite pour abriter le tombeau de Francisco de los Cobos y Molina. La sacristie de cette chapelle est considérée comme une des réalisations majeures de la Renaissance espagnole, avec de nombreuses sculptures en haut-relief symbolisant vices et vertus réalisées par Esteban Jamete, d'après des dessins d'Andrés de Vandelvira. Le chœur extrêmement décoré est dû à Bartolomé de Jaen (voir galerie).
  • Palais du marquis de Mancera.
  • Real Colegiata de Santa María la Mayor de los Reales Alcázares, église principale de la ville.
  • Prison de l'évêché, construite sur l'ancien Palais du Maure.

Outre nombre de maisons, palais et couvents ou églises d'un grand intérêt situées dans l'enceinte médiévale de la ville, on ne manquera pas de visiter aussi l'extérieur des murailles:

  • Hospital de Santiago également dû à Andrés de Vandelvira. Fut construit entre 1562 et 1575 sur une commande de Don Diego de los Cobos, cousin de Francisco de los Cobos y Molina et évêque de Jaen. En raison de sa forme et de son aspect imposant, ce bâtiment est parfois considéré comme l'Escorial de l'Andalousie. Il comporte notamment un escalier monumental dont le plafond et les murs sont décorés de fresques attribuées à Pedro de Raxis et Gabriel Rosales. Cet hôpital compte quatre tours. Il est aujourd'hui un centre de congrès, de festivals et d'expositions.
  • Église de Saint Nicolas, également dessinée par Andrés de Vandelvira. Elle comporte deux portails, l'un gothique et l'autre de style Renaissance.

En plus d'être un musée d'architecture à ciel ouvert, la ville compte aussi plusieurs musées, notamment:

  • Musée archéologique, situé dans une ancienne maison de style mudéjar
  • Musée des Carmes déchaussés ou Oratoire de San Juan de la Cruz : Saint Jean de la Croix meurt au couvent d'Úbeda, dans la nuit du 13 au 14 décembre 1591[2].
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Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Lège-Cap-Ferret (France) depuis 1989[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]