Écoyeux

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Écoyeux
Le château d'Écoyeux, actuelle mairie.
Le château d'Écoyeux, actuelle mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Burie
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Christian Grelet
2008-2014
Code postal 17770
Code commune 17147
Démographie
Gentilé Écoziliens
Population
municipale
1 254 hab. (2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 23″ N 0° 30′ 21″ O / 45.8230555556, -0.505833333333 ()45° 49′ 23″ Nord 0° 30′ 21″ Ouest / 45.8230555556, -0.505833333333 ()  
Altitude Min. 43 m – Max. 94 m
Superficie 20,34 km2
Localisation

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Écoyeux

Écoyeux est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Écoziliens et Écoziliennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ecoyeux se situe à 16 km au sud de Saint-Jean-d'Angély, sur la route des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la via Turonensis, la voie de Tours. L'ancienne route romaine reliant Mediolanum Santonum (Saintes) à Limonum (Poitiers) via Aunedonnacum (Aulnay) traverse la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Écoyeux[2]
Saint-Hilaire-de-Villefranche Nantillé Bercloux
Le Douhet Écoyeux[2] Brizambourg
Vénérand Saint-Césaire

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Une rivière traverse la commune, le Bramerit (codification SANDRE R5220500) qui prend sa source sur la commune de Brizambourg et sillonne cette partie de la saintonge sur 24 km avant de se jeter dans la Charente à Coulonge, près de Saint-Savinien.

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve les graphies "Escoyeux"; "Escoyeulx".

Le village tirerait son nom de la villa du gallo-romain Escoïus.

Le , Charles de Coëtivy, comte de Taillebourg et prince de Mortagne-sur-Gironde, autorise Pierre de Polignac, chevalier et seigneur d’Écoyeux et de Vénérand, à tenir 3 foires annuelles : le 8 août, le 11 novembre et le 3 février.

En 1652 une épidémie de peste tue 132 habitants (10 en janvier, 4 en février, 9 en mars, 23 en avril, 27 en mai, 18 en juin, 16 en juillet et 25 encore sur les 5 derniers mois de l'année). Le curé de l'époque, Charles Durand, sollicite alors ses paroissiens pour un acte de grâce sous la forme d'une mission qui sera effectuée en 1653. C'est peut-être la raison pour laquelle on trouve des traces de départs vers la Nouvelle-France (le Québec) : un couple d'alors, Vivien Jean et Susanne Hérault, ont trois fils qui partent vers ces nouvelles terres. Le nom du hameau "Vivien Jean" trouve donc son explication ici.

L'état des paroisses de 1686 nous donne Louis Chesnel, chevalier, comme seigneur de cette paroisse d’Escoyeux de 208 feux dont la terre produit des grains et du vin. Le bois appartient au seigneur[3].

Le Philippe V, petit-fils de Louis XIV, part de Versailles pour rejoindre le trône d'Espagne. À 17 ans il y prendra la succession de son grand-oncle Charles II d'Espagne mort le 1er novembre. L’équipage et la suite du futur roi Philippe V d’Espagne se composaient de 33 carrosses, 27 fourgons, 50 chariots et 174 chevaux. Le futur souverain s'arrêtera à Ecoyeux le jeudi 23 décembre 1700 à l'hostellerie de l’Écu (Il arrivera à Madrid le 22 janvier).

Le , messire Henry Alexandre Chesnel d’Ecoyeux finance un lit d'hôpital à Saintes pour 3000 livres.

En 1780, un inventaire des droits de minage (tarif que les commerçants devaient payer au seigneur local pour avoir le droit de vendre leur marchandise) nous indique qu'Ecoyeux est une place commerçante avec deux marchés hebdomadaires (le mardi et le vendredi).

Le meurt à Saintes Louis Alexandre Frétard de Gadeville, ancien lieutenant des vaisseaux du roi. Il est propriétaire d'un appartement à Saintes, du château d'Écoyeux, et d'un autre château situé à Cherves (aujourd'hui Cherves-Richemont en Charente), appelé Château Chesnel.

En 1789 un ingénieur de la Rochelle fait un procès-verbal pour l'église d’Écoyeux et chiffre à 3600 livres les frais à engager pour restaurer la nef. Les autorités se plaignent dans les cahiers de doléances de devoir supporter ces charges.

Le l'abbé Braud, prenant ses fonctions à Écoyeux, dresse un portrait peu amène de l'église et de la sacristie. À ses yeux, l'état spirituel de la population ne vaut guère mieux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Michel Bonnin    
2008 2014 Christian Grelet    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de l'année 2012, la commune d'Écoyeux faisait partie de la Communauté de communes du canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche qui comprenait alors onze communes ; elle s'est retirée de cette intercommunalité pour adhérer à la nouvelle Communauté d'agglomération de Saintes à partir du 1er janvier 2013[4].

Depuis janvier 2013, Écoyeux fait donc partie de la Communauté d'agglomération de Saintes dont le siège administratif est situé à Saintes.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 254 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 263 1 309 1 335 1 457 1 529 1 523 1 477 1 507 1 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 351 1 328 1 292 1 200 1 140 1 144 1 016 980 905
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 938 887 818 814 780 764 778 717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
687 650 623 685 804 940 1 126 1 178 1 254
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À Font Giraud, un puits fut un temps considéré comme une source amenant l'eau vers Saintes via un aqueduc. C'est l'ingénieur Abel Triou qui démontra que la principale alimentation de Médiolanum Santonum venait de la Font-Morillon sur la commune de Fontcouverte.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vivien d'Écoyeux a été construite au XIIe siècle puis remaniée et fortifiée au XVe siècle, elle est inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 21 janvier 1907[7].

Sa façade occidentale, d'architecture romane, avec un portail à trois arcatures, comporte un dispositif de fortification muni d’un escalier spécifique. Un parapet crénelé relie les deux échauguettes couvertes de toitures en poivrières à tuiles plates. L'abside et le clocher ont été munis d'archères[8].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château d'Écoyeux, dit château de Polignac du XVIIe siècle inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 27 octobre 1971 pour ses façades et toitures.base Mérimée</ref>.
  • Laiterie coopérative créée en 1893. C'est une des premières laiteries du département à se moderniser après la Première Guerre mondiale ; c'est à ce moment-là qu'est édifié un atelier de fabrication de caséine. En 1954, 6 millions de litres de lait y sont traités annuellement. Depuis la cessation d'activité dans les années 1970, une entreprise de produits d'entretien, Chimie SAV, s'est installée dans les locaux mais elle est partie dans les années 2000.
  • Le château vieux qui est devenu la mairie[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc-Henri Évariste Poitevin dit Goulebenéze, le barde charentais, un temps propriétaire du château qui venait de sa mère, Néhomaïe Hiblot dont la famille l'avait acheté en 1856 aux Normand d’Authon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Histoire passion
  4. La carte intercommunale de la Charente-Maritime en 2013
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. base mérimée
  8. L'Architecture gothique en Saintonge et en Aunis, Yves Blomme, éditions Bordessoules, ISBN 2-903504-33-4
  9. base mérimée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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