Saint-Sauvant (Charente-Maritime)
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| Saint-Sauvant | ||||||
Le bourg médiéval de Saint-Sauvant vu des collines environnantes |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Poitou-Charentes | |||||
| Département | Charente-Maritime | |||||
| Arrondissement | Saintes | |||||
| Canton | Burie | |||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Saintes | |||||
| Maire Mandat |
Alain Seris 2008-2014 |
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| Code postal | 17610 | |||||
| Code commune | 17395 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Saint-Sylvanais | |||||
| Population municipale |
512 hab. (2010[1]) | |||||
| Densité | 73 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 8 m – Max. 79 m | |||||
| Superficie | 7,05 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Saint-Sauvant est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Saint-Sylvanais et les Saint-Sylvanaises[2].
La commune appartient également depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang…)[3].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation et accès[modifier]
La commune de Saint-Sauvant se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[4], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.
Elle est située à mi-chemin de Saintes et de Cognac, sur la rive droite de la Charente.
Saint-Sauvant est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.
Communes limitrophes[modifier]
Hydrographie[modifier]
Saint-Sauvant est situé dans la vallée du ruisseau du Coran, affluent en rive droite de la Charente qui traverse la commune du nord au sud. Le bourg se situe sur un promontoire dominant le confluent du Pidou avec le Coran.
Toponymie[modifier]
Le nom de la commune provient d'une déformation du nom de Saint Sylvain, évêque de Gaza au IIIe siècle et martyr. Durant la période révolutionnaire, la commune fut rebaptisée Silvain-la-Roche[5].
Histoire[modifier]
Saint-Sauvant était traversé d'ouest en est par l'ancienne voie romaine de Saintes à Lyon, la voie d'Agrippa, qui coupait là la vallée du Coran. Elle empruntait vraisemblablement vers l'est la vallée du Pidou, avant que son tracé devienne rectiligne à partir de Lorgère et Tatre en direction de Cherves-Richemont (Charente)[6].
Administration[modifier]
Intercommunalité[modifier]
Jusqu'à la fin de l'année 2012, la commune de Saint-Sauvant faisait partie de la Communauté de communes Vignobles et Vals boisés du Pays Buriaud qui comprenait dix communes ; cette dernière a fusionné avec la Communauté d'agglomération de Saintes le 1er janvier 2013[7].
Depuis janvier 2013, Saint-Sauvant fait donc partie de la Communauté d'agglomération de Saintes dont le siège administratif est situé à Saintes.
Fiscalité[modifier]
La fiscalité est d'un taux de 9,51 % pour la taxe d'habitation, 16,27 % sur le foncier bâti, 49,03 % sur le non bâti et 18,79 % de taxe professionnelle, et comme la communauté de communes prélève sur l'ensemble des quatre taxes, respectivement 1,67 %, 3,25 %, 8,06 % et 3,07 % cela donne au total et avant que s'y ajoutent le département et la région, 11,18 % pour la taxe d'habitation, 19,52 % sur le foncier bâti, 57,09 % sur le non bâti et 21,82 % de taxe professionnelle( chiffres 2007).
Démographie[modifier]
Évolution de la population[modifier]
En 2010, la commune comptait 512 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges[modifier]
Économie[modifier]
Équipements, services et vie locale[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
Église Saint-Sylvain[modifier]
Campée au sommet d'un promontoire dominant le village et la vallée du Coran, l'église Saint-Sylvain date essentiellement du XIIe siècle. En dépit de sa position stratégique, elle ne présente que peu de traces de fortifications : seule la tour d'escalier, une partie de la nef et le clocher semblent avoir été renforcés, probablement durant la guerre de Cent Ans. Le sanctuaire est représentatif du style roman saintongeais, notamment en ce qui concerne la structure et l'ornementation du chevet. Celui-ci se distingue par une série d'arcatures d'inspiration lombarde, surmontée de pointes de diamants, ainsi que par la diversité des modillons : représentations animalières, bestiaire fantastique ou encore masques humains.
Basée sur un plan en forme de croix latine, l'église se compose d'une nef unique de trois travées, précédée d'une façade présentant un aspect quasi-militaire du fait de la présence de deux contreforts massifs. Le portail, en plein cintre, est dépourvu de toute ornementation.
À l'intérieur, la nef, qui s'élève en pente douce vers le chœur, est flanquée de croisillons. La décoration intérieure est d'une grande sobriété, cependant les arcs doubleaux reposent sur des colonnes supportant des chapiteaux présentant des motifs végétaux, notamment des feuilles d'acanthe.
Contrairement à la tradition, le clocher est bâti, non à la croisée du transept, mais sur la première travée du chœur. Le carré est marqué par une coupole sur pendentifs, dont le tambour est orné de pointes de diamants. Une abside voûtée en cul de four vient clore l'ensemble. On peut y observer un imposant retable baroque à baldaquin, en bois et stuc, datant du XVIIe siècle. À l'extérieur de l'édifice furent retrouvés plusieurs sarcophages d'époque carolingienne, marquant l'emplacement de l'ancien cimetière paroissial. L'église est classée monument historique depuis 1914[12].
Tour Médiévale[modifier]
Cette tour rectangulaire forme une sorte d'avant-poste défensif dominant la vallée du Coran et du Pidou[13]. Datant sans doute du XIVe siècle, il semble qu'elle ait appartenu à un château fort ou à une enceinte urbaine aujourd'hui disparue, probablement à la suite de la guerre de Cent Ans. La tour est située en bordure de la falaise, son mur occidental étant établi au pied de celle-ci. Le mur de courtine moderne s'appuyant contre le flanc sud condamne une ancienne archère, ce qui laisse suggérer que la tour ait pu être isolée, seulement reliée au corps de logis du château par une galerie légère. La tour médiévale est classée monument historique depuis 1914.
Lavoir de la Font-Bigot[modifier]
Aménagé au creux d'un vallon, le lavoir est établi sur l'un des nombreuses sources prenant naissance aux alentours du village. Cette structure de pierre calcaire et bois semble dater du XVIIe siècle. L'histoire nous apprend que des arrêtés furent pris en 1789, interdisant notamment « le lavage des choux et des tripailles dans les eaux de la source ».
Ruelles médiévales[modifier]
Les principales demeures historiques se répartissent le long d'un axe principal constitué par les rues du Marché et du Paradis, lesquelles conduisent à la place de l'église, au sommet du promontoire. Le village conserve plusieurs maisons médiévales des XIVe siècles et XVe siècles, ainsi qu'un porche en pierre d'apparence militaire : celui-ci délimitait autrefois l'enclos paroissial et le cimetière communal. De celui-ci subsistent plusieurs sarcophages datés de la période carolingienne.
Sentiers de randonnée[modifier]
Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.
| Précédé par | Suivi par | ||
|---|---|---|---|
| La Chapelle-des-Pots |
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Suivi par[14] Saint-Césaire |
Personnalités liées à la commune[modifier]
Bourg natal du poète Gustave Fort.
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Saint-Sauvant sur le site de l'Insee
- Les gentilés de Charente-Maritime
- Treize villages unis pour le meilleur et pour le pire, article de Thomas Brosset paru dans Sud Ouest, 10 février 2011
- Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
- (fr) Saint-Sauvant, sur Cassini. Consulté le 19 février 2010
- La voie d'Agrippa à la limite est de la commune sur Géoportail.
- [La carte intercommunale de la Charente-Maritime en 2013]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- (fr) Populations en 1999, sur Insee
- Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
- Notice no PA00105229, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Description du ruisseau Pidou sur le site du SANDRE
- Tracé du GR 4 et limites de communes consultés sur Géoportail le 8 janvier 2011.
