Chérac

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Chérac
L'hôtel de ville de Chérac
L'hôtel de ville de Chérac
Blason de Chérac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Burie
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Jean-Paul Compain
2014-2020
Code postal 17610
Code commune 17100
Démographie
Gentilé Chéracais
Population
municipale
1 094 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 15″ N 0° 26′ 11″ O / 45.70416, -0.43638845° 42′ 15″ Nord 0° 26′ 11″ Ouest / 45.70416, -0.436388  
Altitude Min. 2 m – Max. 95 m
Superficie 29,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cherac.fr

Chérac est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Chéracais et les Chéracaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Chérac se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Elle est traversée par la N 141 Cognac-Saintes, route Centre-Europe Atlantique, et le bourg se trouve à 11 km de Cognac, 15 km de Pons et 18 km de Saintes.

La D 24 dite route basse de Saintes, qui lui est parallèle plus au sud et longe la Charente, se trouve dans la zone inondable du fleuve appelée localement prée. Cette partie de la vallée, où le fleuve déborde lors des crues hivernales et où la route basse est coupée, offre un spectacle saisissant lors de ces fréquentes inondations.

Trois départementales relient respectivement Saint-Sauvant à Cognac, Burie à Cognac et Dompierre-sur-Charente à Saint-Bris-des-Bois ce qui forme un réseau de voies sur la commune.

Chérac est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Chez Landart, Le Treuil, les Justices, Montlambert, le Grand Maine Garnier, la Garellerie, le Pérou, Mongaugé, Le Boulas, Chez Gatineau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chérac
Saint-Césaire,
Saint-Sauvant
Saint-Sulpice-de-Cognac
(Charente)
Louzac-Saint-André
(Charente)
Dompierre-sur-Charente Chérac Saint-Laurent-de-Cognac
(Charente)
Rouffiac,
Montils
Brives-sur-Charente Salignac-sur-Charente

Limitée au sud par la Charente, Chérac l'est au nord par la via Agrippa ou chemin des Romains. Celui-ci est en partie conservé et en partie recouvert par un chemin rural.

Salignac, Brives, Montils et Rouffiac sont situées au sud, sur la rive gauche de la Charente de l'autre côté du fleuve. Dompierre et Saint-Sauvant sont situés à l'ouest. Au nord, Saint-Césaire et Saint-Sulpice-de-Cognac sont séparés de Chérac par la ligne droite du chemin des Romains, puis Louzac-Saint-André par le Ri-Bellot, un affluent de l'Antenne. Louzac-Saint-André et Saint-Laurent-de-Cognac forment à l'est la limite entre les départements de Charente et Charente-Maritime.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Chérac est située sur un plateau de calcaire fin qui date date du Tithonien (anciennement nommé étage Portlandien). Elle est dans le bassin versant du fleuve Charente, sur sa rive droite qui descend en pente douce du nord-ouest vers le sud-est.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Chérac est située en bordure de la Charente, sur sa rive droite.

Utilisation des sols[modifier | modifier le code]

La partie sud, entre la Charente et la N 141 est en grande partie une vallée inondable.

La commune est très boisée, avec 712 ha de bois répartis en plusieurs massifs au nord de la N 141.

Chérac est situé en Borderies, cru classé du vignoble d'appellation Cognac et les vignes se répartissent sur les coteaux calcaires.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Carrius, propriétaire gallo-romain aurait donné son nom à Chérac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toutes les rives de la Charente et de ses affluents sur cette zone sont considérées comme des habitats des Néandertaliens. Saint-Césaire, où a été retrouvée le fossile surnommé « Pierrette », est tout proche.

Une station néolithique au lieu-dit Chez Landart a livré des lames, des grattoirs et des flèches.

Le toponyme de la rue du Port et du lieu-dit le Magasin pourrait correspondre à un port gabarier comme il en a existé le long du fleuve Charente en Gaule, bien avant la présence romaine, et jusqu'au XIXe siècle.

Au-dessus de Chez Landart, une butte, appelée motte, pourrait être l'emplacement d'un castrum construit en 1024 sous Guillaume Taillefert Comte d'Angoulême, la forteresse de Franchebourg.

C'est dans la commune de Chérac que le premier cas avéré de vigne phylloxérée a été identifié en 1872, ainsi qu'aux portes de Cognac, dans l'ancienne commune de Crouin. Trois ans plus tard, la vigne de la Saintonge était entièrement ravagée par le phylloxéra[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la trangle ondée d’argent accompagnée en chef d’une fleur de tilleul accostée de deux grappes de raisin, le tout d’or et en pointe de deux épis courbés d’or, les tiges passées en sautoir, accostés de deux arbres de sable ; à l’écusson d’azur à la mitre d’argent accompagnée de trois fleurs de lys d’or brochant en abîme sur la trangle.

Administration[modifier | modifier le code]

Chérac est une commune crée en 1793, dans le canton de Dompierre, le district de Saintes et le département de la Charente-Inférieure. En 1801 Chérac passe dans le canton de Burie et reste dans l'arrondissement de Saintes et en 1941 la Charente-Inférieure devient la Charente-Maritime.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Jacky Marfille    
2014 en cours Jean-Paul Compain    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de l'année 2012, la commune de Chérac faisait partie de la Communauté de communes Vignobles et Vals boisés du Pays Buriaud qui comprenait dix communes ; cette dernière a fusionné avec la Communauté d'agglomération de Saintes le 1er janvier 2013[4].

Depuis janvier 2013, Chérac fait donc partie de la Communauté d'agglomération de Saintes dont le siège administratif est situé à Saintes.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 7,44 % pour la taxe d'habitation, 13,62 % sur le foncier bâti, 34,96 % sur le non bâti et 14,52 % de taxe professionnelle, et comme la communauté de communes prélève sur l'ensemble des quatre taxes, respectivement 1,67 %, 3,25 %, 8,06 % et 3,07 % cela donne au total et avant que s'y ajoutent le département et la région, 9,11 % pour la taxe d'habitation, 16,87 % sur le foncier bâti, 43,04 % sur le non bâti et 17,59 % de taxe professionnelle (chiffres 2007).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 1 094 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 715 1 802 1 602 1 917 1 822 1 863 1 729 1 715 1 712
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 675 1 672 1 716 1 641 1 515 1 322 1 287 1 278 1 230
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 177 1 176 1 125 1 049 1 001 974 950 923 915
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
922 879 813 946 1 045 1 006 1 027 1 033 1 094
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (28,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 49 % de femmes (0 à 14 ans = 15 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 25,9 %, plus de 60 ans = 23,9 %).
Pyramide des âges à Chérac en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,8 
9,3 
75 à 89 ans
9,5 
13,1 
60 à 74 ans
12,6 
24,9 
45 à 59 ans
25,9 
20,9 
30 à 44 ans
21,7 
13,7 
15 à 29 ans
13,4 
17,8 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

École primaire située place de la Mairie.

Santé[modifier | modifier le code]

Il y a une pharmacie et une maison de retraite privée.

L'hôpital est à Saintes.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Tennis
  • Foot
  • Gymnastique volontaire
  • badminton

Cultes[modifier | modifier le code]

Messes à 9h30 les 2° et 4° dimanches du mois.

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture demeure encore un secteur majeur de l'économie de la commune. Ses vignes ont le privilège d'être classées en terroir de Borderies dans la zone de délimitation du Cognac. De nombreux producteurs pratiquent la vente au détail du cognac, pineau, vin de pays charentais et même la liqueur de cassis. A leurs côtés, trois distilleries d'eaux-de-vie sont encore en activité dont une emploie plus d'une trentaine de personnes. Un courtier en vins et un transporteur complètent cette économie viticole encore très active.

Divers commerces de proximité ou de première nécessité sont présents dans le bourg de Chérac où se trouvent notamment une boulangerie, une boucherie, un snack-bar-épicerie, un buraliste en tabac ainsi que quelques services (office notarial, pharmacie, salon de coiffure, garages, installateur d'antennes TV, ébénisterie... ) qui complètent le secteur tertiaire.

Commune résidentielle située dans l'aire urbaine de Cognac, Chérac accueille également des entreprises du bâtiment (maçonneries, plâtrier-carreleur, plomberie-chauffagiste, peintre, plaquiste,... ).

Le touriste trouve des chambres d'hôtes dans cinq lieux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gervais et Saint-Protais

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gervais et Saint-Protais de la fin du XIIe siècle à nef unique de trois travées avec un transept dont les deux bras ont comporté une absidiole mais dont il ne reste que celle du bras nord. Elle possède deux chapelles latérales, une chapelle de la Vierge et une chapelle Saint-Joseph sous le clocher. Le portail roman est abrité par un auvant ou ballet.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La mairie, construite en 1905 a été rénovée en 1991.

Le moulin à vent de Chez Landart dit "moulin du père Nattier", restauré, porte d'inscrit la date de 1792.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse et le circuit de randonnée permettent de découvrir la campagne et les bois.

La berge de la Charente et sa vallée font partie de deux zones Natura 2000, la Moyenne vallée de la Charente et Seugne et Coran l'une pour 46 espèces d'oiseaux, canards chipeau, colvert, pillet, souchet (Anas strepera, Anas platyrhynchos, Anas acuta, Anas clypeata) des limicoles, bécassines des marais (Gallinago gallinago(, Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) et autres.

L'autre zone Natura 2000 est pour des mammifères, la loutre (Lutra lutra), le vison d'Europe (Mustela lutreola)et de nombreuses chauves-souris (grand murin (Myotis myotis), grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi), petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et vespertilion à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) mais aussi les poissons, alose feinte (Alosa fallax), grande alose (Alosa alosa), lamproie de Planer (Lampetra planeri), lamproie de rivière (Lampetra fluviatilis), lamproie marine (Petromyzon marinus) et saumon atlantique (Salmo salar), ainsi que la cistude d'Europe (Emys orbicularis) et de nombreux invertébrés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Jean COMBES et Michel LUC (ouvrage collectif sous la direction de), La Charente de la Préhistoire à nos jours, éditions Bordessoules, Collection Hexagone - L'Histoire de France par les documents, 1986, p.274
  4. La carte intercommunale de la Charente-Maritime en 2013
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Chérac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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