Burie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Burie
L'hôtel de ville de Burie
L'hôtel de ville de Burie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Burie
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Christian Fougerat
2014-2020
Code postal 17770
Code commune 17072
Démographie
Gentilé Buriauds
Population
municipale
1 275 hab. (2011)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 24″ N 0° 25′ 16″ O / 45.7733333333, -0.421111111111 ()45° 46′ 24″ Nord 0° 25′ 16″ Ouest / 45.7733333333, -0.421111111111 ()  
Altitude Min. 19 m – Max. 103 m
Superficie 9,19 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de Charente-Maritime
City locator 14.svg
Burie

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de Charente-Maritime
City locator 14.svg
Burie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Burie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Burie

Burie est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Buriauds et les Buriaudes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Burie se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

Burie est situé en Borderies, cru classé du vignoble d'appellation Cognac.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la D 732 qui relie Cognac à Saint-Jean-d'Angély. Burie se situe à 13 km de Cognac, 13 km de Saint-Hilaire-de-Villefranche et 24 de Saint-Jean-d'Angély. Et par la route qui passe par Saint-Bris-des-Bois, Burie est à 20 km de Saintes.

Burie est une petite ville qui surplombe cet axe. Sa rue commerçante, l'avenue de la République débute à la D 732, passe devant la place de la Mairie et le Champ de Foire et commence sa montée vers sa partie la plus ancienne. Elle laisse le lavoir à sa gauche, accentue sa pente et arrive jusqu'à l'église. La rue du Château mène derrière l'église au château qui y est accolé.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Chez Garnier, Coquillot, Montigny, Chez Bouyer

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Burie
Villars-les-Bois Migron
Saint-Bris-des-Bois Burie
Saint-Sulpice-de-Cognac
(Charente)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le point culminant de Burie est de 103 mètres.

Burie est située sur un plateau de calcaire fin qui date date du Tithonien (anciennement nommé étage Portlandien). Elle est dans le bassin versant du fleuve Charente, sur une élévation importante de sa rive droite qui descend en pente douce vers l'est et la rivière l'Antenne affluent de la Charente.

Elle possède de nombreuses sources mais n'est traversée par aucune rivière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pourrait venir soit de la villa gallo-romaine de Burrius soit de Burra ou bure, l'étoffe de laine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur sa hauteur, Burie existe depuis fort longtemps puisque son église actuelle est du XIIe siècle. Au XVIe siècle nous avons des documents qui concernent Pierre de Coucy en 1418 puis son descendant Charles de Coucy, seigneur de Burie, qui fait ses premières armes en Italie et est capitaine-général des Bandes françaises en 1527 et capitaine d'une compagnie de gendarmes à partir de 1537. C'est lui qui reconstruit le château vers 1545. Il n'a pas d'enfant. Il meurt en 1565 et son épouse, Suzanne de Belleville, cinq ans plus tard.

Puis Burie passe dans plusieurs familles et sera la dot de Gabrielle Thérèse de Chasteigner qui épouse Charles-Louis Chesnel d'Ecoyeux le 17 avril 1709. Dans un dénombrement il est déclaré chevalier, seigneur d'Ecoyeux, Montigny, Burie, Rochereau, Château Chesnel, Cherves, Ménac, Chazotte et autres lieux, capitaine des vaisseaux du Roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Le 7 mars 1787, les représentants de Burie à l'assemblée préliminaire des États généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont P. Foucaud, F. Gabeloteau, Corbineau, notaires, J. Garnier et Élie Borde[3]. En effet, jusqu'en 1789, Burie appartient à la province de l'Angoumois.

La commune de Burie a été créée ans le département de Charente Inférieure qui est devenu Charente-Maritime en 1941. Burie a fait partie en 1793 du district de Saintes puis à partir de 1801 de l'arrondissement de Saintes, du canton d'Écoyeux en 1793 pour devenir chef-lieu de canton en 1801.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Christian Fougerat DVD  

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Burie a été choisie lors du Consulat imposé par Napoléon 1er pour être le chef-lieu d'un canton complètement remodelé à la suite de la réforme de la carte administrative en 1800. Ainsi dès l'an 1801, Burie est chef-lieu de canton de 10 communes, l'un des plus petits cantons - autant par sa population que par sa superficie - de l'arrondissement de Saintes auquel il appartient.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de l'année 2012, la commune de Burie faisait partie de la Communauté de communes Vignobles et Vals boisés du Pays Buriaud qui comprenait dix communes ; cette dernière a fusionné avec la Communauté d'agglomération de Saintes le 1er janvier 2013[4].

Depuis janvier 2013, Burie fait donc partie de la Communauté d'agglomération de Saintes dont le siège administratif est situé à Saintes.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 9,48 % pour la taxe d'habitation, 19,32 % sur le foncier bâti, 45,99 % sur le non bâti et 14,97 % de taxe professionnelle, et comme la communauté de communes prélève sur l'ensemble des quatre taxes, respectivement 1,67 %, 3,25 %, 8,06 % et 3,07 % cela donne au total et avant que s'y ajoutent le département et la région, 11,15 % pour la taxe d'habitation, 22,57 % sur le foncier bâti, 54,05 % sur le non bâti et 18,04 % de taxe professionnelle( chiffres 2007).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les 532 logements de la commune sont 512 logements individuels et seulement 20 logements collectifs. Ce sont des résidences principales pour 485 et il y a seulement 16 résidences secondaires et 31 logements vacants d'après le recensement de 1999. Les résidences principales ont été construites en majorité (296) avant 1949. Entre 1949 et 1974 il n'a été construit que 53 logements mais 136 entre 1975 et 1999[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 275 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 299 1 291 1 191 1 398 1 541 1 531 1 560 1 522 1 597
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 669 1 787 1 802 1 634 1 616 1 530 1 587 1 599 1 600
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 623 1 550 1 407 1 262 1 201 1 230 1 178 1 152 1 206
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 188 1 263 1 165 1 111 1 209 1 261 1 260 1 259 1 275
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 24,7 %, plus de 60 ans = 24,5 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 31,9 %).
Pyramide des âges à Burie en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
2,3 
8,0 
75 à 89 ans
13,9 
16,2 
60 à 74 ans
15,7 
24,7 
45 à 59 ans
22,8 
18,9 
30 à 44 ans
17,6 
12,8 
15 à 29 ans
12,6 
18,9 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Une laiterie est bâtie en 1910, puis une caséinerie dans les années 1930. Elle produisait du beurre, de la caséine et du lait en bouteilles, puis en sachets en plastique. Elle a cessé son activité en 1970[10].

Une fabrique de paniers de vendange, brouettes et manches d'outil en bois, créée en 1920, s'est reconvertie en 1958 dans la fabrication de chaises en bois de hêtre[10].

L'économie est centrée sur le cognac, la viticulture et le commerce du cognac et du pineau (Burie se proclame "capitale du pineau").

Le bourg comporte de très nombreux commerces tout au long de l'avenue de la République, et le marché se tient deux fois par semaine, sur la place de la Mairie.

La commune comprend 471 actifs avec un taux de chômage de 12,9 %.

Les 471 actifs ayant un emploi sont 271 hommes et 200 femmes dont 362 sont salariés et 109 non salariés. La proximité de la Charente explique que 167 travaillent dans un autre département[5].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Bibliothèque.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église romane de Saint-Léger possède une partie du XIIe siècle qui est inscrite comme monument historique depuis 1982. Ce sont le portail et l'abside qui datent du prieuré-cure construit par les bénédictins de l'abbaye de Cognac et qui a servi de chapelle au château.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château : il ne reste de l'ancien château de Charles de Coucis, qu'une partie de la construction du XVIe siècle, l'escalier Renaissance avec un contrefort surmonté d'une poivrière. L'élévation, le jardin et la porte cochère dont il reste une partie datent de 1546, 1548. La façade nord, la façade sud et la porte du jardin sont inscrits par arrêté du 23 février 1925.

Le lavoir couvert et la fontaine de la fidélité qui porte ce nom à la suite d'une légende. Elle aurait jailli à la mort de deux amants, Hugues, page d'un seigneur de Burie et Odette d'Ébéon. Hugues lui avait juré fidélité avant de partir à la première croisade, quatre années passèrent puis la nouvelle de sa mort arriva à Odette qui en mourut sur le coup au milieu d'un bois de coudriers au moment où Hugues arrivait qui en la voyant ainsi s'est tué d'un coup d'épée. Leurs corps auraient disparu et la source jailli.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le circuit des lavoirs qui fait une boucle depuis la fontaine de la fidélité, le puits lavoir des Fontenelles, le puits lavoir du Chaton, le puits à toit de pierre en ogive de chez Challot, le lavoir de la Font-Sabot, lavoirs privés de Montigny et le long de la route vers Malbéteau, la cascade et le lavoir des Sept-Fonts, le lavoir de chez Garnier et par le château et l'église retour à la fontaine de la fidélité

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Burie a une école maternelle, une école primaire et un collège, les trois établissements sont rue des Écoliers.

Sports[modifier | modifier le code]

Tennis, circuits de randonnées et un club de Tennis de Table sont présents à Burie.

Santé[modifier | modifier le code]

Burie possède cabinet médical, infirmières, pharmacie.

Les médecins spécialistes, les hôpitaux et les cliniques sont à Saintes et à Cognac.

Vie locale[modifier | modifier le code]

La bibliothèque médiathèque intercommunale est à Burie, place de la mairie.

Culte catholique à l'église.

Environnement[modifier | modifier le code]

Un travail de sauvegarde des fontaines et des lavoirs a permis la création de trois chemins de randonnée sur la communauté de commune dont celui qui part de Burie. Il permet de découvrir en plus des puits, fontaines et lavoirs, les chemins et les bois. Car ce plateau calcaire est le domaine des vignes et des bois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles de Coucis,seigneur de Burie (1491-1565), lieutenant général de Guyenne, après ses campagnes d'Italie, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, était un proche de François Ier, son suzerain, et de sa sœur Marguerite d'Angoulême devenue reine de Navarre.

En 1558, il participe à une des vaines tentatives d'Antoine de Bourbon, pour reconquérir la Navarre espagnole. Une pluie diluvienne et des crues conduisent à l'échec cette expédition appelée la guerre mouillée. En 1562 Il participe avec Monluc à la première guerre de religion jusqu'à la victoire de Vergt en octobre qui y met fin en Guyenne. Tolérant vis-à-vis des huguenots jusqu'à être soupçonné par certains d'être l'un des leurs, il essaya, avec d'autres, de mener en Guyenne, une politique de compromis et de dialogue.

  • Evariste Poitevin dit Goulebenéze (1877-1952), célèbre chansonnier patoisant charentais, qui compose ses chansons sur des airs à la mode comme "Vinbian" sur l'air de "Froufrou" (1901) et des monologues comme "Le Retardataire" (1937). Pour ses spectacles, mal rétribués, il parcourt le Poitou et les Charentes en chemin de fer. Il meurt à Saintes dans la misère.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Histoire de Cognac, abbé Cousin,1882, réédition 2007, (ISBN 2846184968)
  4. La carte intercommunale de la Charente-Maritime en 2013
  5. a et b site insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Burie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 septembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 septembre 2010)
  10. a et b Base Mérimée