Théorie de l'apprentissage social

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Plusieurs théories reçoivent la dénomination de théorie de l'apprentissage social. La plus connue d'entre elles est celle de Albert Bandura.

La théorie de l'apprentissage social (« Social Learning Theory », abrégée SLT) de Albert Bandura décrit comment que l'enfant peut apprendre de nouveaux comportements en observant d'autres personnes : il imite les modèles de comportement qui font l'objet de récompenses et non de punitions[1] (notion d'« observational learning »)[2].

Cette théorie a connu de nombreuses applications dans des domaines aussi divers que la psychologie (éducation, etc.), la sociologie, la criminologie et la « planning theory » (en santé publique)[3] ou la formation en entreprise [4]

Théorie de Albert Bandura[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théorie sociale cognitive.

La théorie de l’apprentissage social de Bandura désigne trois procédures d’acquisition qui ont leur source dans l’entourage de l’individu :

  • l’apprentissage dit vicariant est celui qui résulte de l’imitation par l’observation d’un pair qui exécute le comportement à acquérir (formateur ou membre – leader – du groupe),
  • la facilitation sociale désigne l’amélioration de la performance de l’individu sous l’effet de la présence d’un ou de plusieurs observateurs ce qui conduit à privilégier dans de nombreux cas les formations en groupe,
  • l’anticipation cognitive est l’intégration d’une réponse par raisonnement à partir de situations similaires – ce qui conduira aux méthodes de l’éducabilité cognitive – essentiellement mise en place à l’intention des adultes.

En 1986, dans son œuvre Social Foundations of Thought and Action, pour éviter les confusions avec d'autres théories portant le même nom mais aussi et surtout, pour des raisons théoriques, Bandura décide de renommer sa théorie : théorie sociale cognitive.

Théorie de Lev Vygotsky[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Zone proximale de développement.

Vygotsky avait également travaillé sur une théorie interactionniste qui insiste sur la composante sociale. Transposé sur la démarche éducative, il considère que l’apprentissage se réalise dans un premier temps dans une activité collective soutenue par le formateur et le groupe social ; puis dans un deuxième temps lors d’une activité individuelle et elle devient alors une propriété intériorisée. Bruner y ajoute un élément supplémentaire : le rôle joué par « l’ambiance culturelle » de l’individu. Son apprentissage et la réussite de celui-ci dépendent aussi de la culture – ethos habitus, système symbolique – dans laquelle évolue l’individu.

Théories de la planification de Friedmann[modifier | modifier le code]

John Friedmann (en) a diffusé la théorie de l'apprentissage social dans les théories de la planification. Cette approche préconise l'apprentissage par l'expérience et la pratique de groupes impliqués dans des actions de planification de leur environnement.[réf. nécessaire]

Criminologie[modifier | modifier le code]

Cette théorie [évasif]est prise en compte et prolongée dans le domaine de la criminologie[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Nancy E. Dowd, Dorothy G. Singer, Robin Fretwell Wilson, Handbook of Children, Culture, and Violence, SAGE, 2005, p. 188.
  2. (en) John Maltby, Liz Day, Ann Macaskill, Personality, Individual Differences and Intelligence, Pearson Education, 2007, p. 87.
  3. (en) Mitchell D. Feldman, John F. Christensen, Behavioral Medicine: A Guide for Clinical Practice, McGraw-Hill Professional, 2007, p. 142.
  4. « En quoi le social Learning favorise-t-il le développement des compétences et la motivation des apprenants ? 1/3 - Introduction au Social Learning - Transformons.fr », Transformons.fr,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Ronald L. Akers, Gary F. Jensen (dir), Social Learning Theory and the Explanation of Crime: A Guide for the New Century, Transaction Publishers, 2007.