Épiméthée

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Pandore offrant la boite à Épiméthée.


Dans la mythologie grecque, Épiméthée (en grec ancien Ἐπιμηθεύς / Epimêtheús, « qui réfléchit après coup ») est un Titan, fils de Japet et Clymène[1], frère d'Atlas, de Ménétios et de Prométhée[2],[3].

Épiméthée est le créateur des animaux : alors que Zeus s’apprêtait à faire apparaître la Lumière, il fallait embellir les divers éléments terrestres, or Épiméthée supplia qu'on le laisse faire, il répartit fort bien les qualités et défauts parmi les animaux, si bien qu'à la fin, il ne restait plus rien pour l'homme, qui se trouva donc nu et faible[4]. Prométhée et Épiméthée s'opposent, ils représentent deux aspects de la réflexion: la prévoyance et l'étourderie.

Après avoir combattu Zeus par deux fois, Prométhée comprend qu'il y a danger à accepter un présent des dieux. Il en avertit son frère Épiméthée, qui accepte malgré tout Pandore, la femme que lui offre Hermès, au nom de Zeus, et l'épouse[5],[3]. Pandore est la première mortelle et possède de nombreuses qualités (son nom signifie « tous les dons »). Mais lors de la création de Pandore, parmi les dieux de l'Olympe qui lui avaient tous fait cadeau d'une qualité, la déesse Héra lui avait offert la curiosité (qui se retournera contre elle par la suite) et les dieux confient à la jeune mortelle une jarre (ou une boîte) contenant tous les maux de la terre. Pandore, dévorée de curiosité, ouvre la boîte et délivre tous les maux qui se répandent alors pour la première fois sur terre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Brisson 2008, p. 2149
  2. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], I, 2, 3 et I, 7, 2.
  3. a et b Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 510-515.
  4. Platon, Protagoras (320 ; 321 ; 361 et passim)
  5. Hésiode, Les Travaux et les Jours [détail des éditions] [lire en ligne], 83 et suiv.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

L’article Pandore pour la signification du mythe. Après ce désastre, Épiméthée et Pandore engendrent Pyrrha[1], qui épouse plus tard Deucalion (le survivant du Déluge)[2].

Dans la culture moderne[modifier | modifier le code]

Carl Schmitt, dans son livre Ex captivitate salus, citant Konrad Weiss, parle de lui-même comme un chrétien Epiméthée. Ivan Illich consacre un chapitre de Une société sans école à Rebirth of Epimethean Man[3].


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], CXLII.
  2. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne]
  3. « Indagini su Epimeteo tra Ivan Illich, Konrad Weiss e Carl Schmitt », Il Covile,‎ (consulté le 23 février 2013)