Souviens-toi... l'été dernier

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Souviens-toi... l'été dernier
Description de cette image, également commentée ci-après
Logos français et québécois du film
Titre québécois Le Pacte du Silence
Titre original I Know What You Did Last Summer
Réalisation Jim Gillespie
Scénario Kevin Williamson
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandalay Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre horreur
Durée 100 minutes
Sortie 1997

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Souviens-toi… l'été dernier ou Le Pacte du Silence au Québec (I Know What You Did Last Summer) est un film d'horreur américain réalisé par Jim Gillespie, sorti en 1997. Il fait partie de la trilogie Souviens-toi... l'été dernier, dont il est l'opus initial.

Inspiré du roman Comme en un mauvais rêve, écrit par Lois Duncan et publié en 1973, le film revisite l'histoire originale du livre en tournant son style vers le slasher et le whodunit. Souviens-toi... l'été dernier est aussi inspiré de la légende urbaine sur le crochet.

L'intrigue se concentre autour d'une bande d'amis harcelés par un inconnu qui semble vouloir se venger d'un secret les concernant, tout juste un an après qu'ils aient renversé un homme sur la route et jeté son corps à la mer.

Le film met en scène Jennifer Love Hewitt dans le rôle titre de Julie James ainsi que Freddie Prinze Jr. dans le rôle de Ray Bronson, le petit ami de Julie, Sarah Michelle Gellar incarne Helen Shivers, la meilleure amie de Julie et Ryan Phillippe joue Barry Cox, le petit ami d'Helen. Enfin, Muse Watson joue le rôle de l'antagoniste principal, Ben Willis, sur un scénario écrit par Kevin Williamson.

Le film sort le , accompagné de critiques mitigées. Avec un budget de 17 000 000 de $, le film rapporte 125 586 134 $ dans le monde entier, ce qui fait de lui le meilleur résultat au box-office de la trilogie et l'un des dix meilleurs résultats de tous les temps parmi les slasher. Il récolte plusieurs récompenses et nominations tandis qu'une suite est mise en chantier et voit le jour en 1998.

Aujourd'hui, Souviens-toi... l'été dernier est devenu un film culte, faisant partie pour certains de l'un des films ayant contribué au renouveau du slasher à la fin des années 90, bien que son style se rapproche plus des films des années 70 et 80.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un port maritime avec un ponton et plusieurs maison en fond.
Southport, en Caroline du Nord, lieu principal de l'action.

Le soir du , jour de la fête nationale aux États-Unis, quatre adolescents fêtent la fin de leurs études au lycée[1] et leur prochaine vie d'adulte. Cependant, sur la route, ils renversent un homme. Paniqués et effrayés à l'idée d'avoir tué un homme et de voir leur avenir prometteur complètement brisé, ils se débarrassent du corps de celui-ci en ce promettant de garder le secret[1].

Un an plus tard, les quatre jeunes gens vivent encore mal le drame : leur amitié est brisée, ils sont tous séparés et n'osent plus s'adresser la parole. Puis, de retour à Southport après une année chaotique à l'université, Julie James reçoit une lettre dans laquelle il est écrit : « Je sais ce que tu as fait l'été dernier. »[1]

Chacun des quatre amis va alors être confronté tour à tour à des événements terrifiants, visés par un mystérieux inconnu qui vraisemblablement sait ce qu'ils ont fait[2]. Le secret les empêchant de livrer leur calvaire à la police, ils doivent essayer de rester soudés face à cette menace qui se rapproche de jour en jour[2].

C'est un véritable jeu du chat et de la souris qui commence.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[8]
 Source et légende : version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[9]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Photo d'une homme qui sourit avec devant lui une bouteille d'eau.
Kevin Williamson, scénariste du film.

Le scénario de Souviens-toi... l'été dernier est écrit plusieurs années avant sa sortie par Kevin Williamson. La production du film se fait dans la précipitation par Columbia Pictures suite à l'énorme succès de Scream en 1996, également écrit par Kevin Williamson lui-même[10]. Il est basé sur le roman à suspense de Lois Duncan, Comme en un mauvais rêve, sorti en 1973[3] qui narre l'histoire de quatre jeunes gens en délit de fuite après avoir renversé un jeune garçon[11].

Le producteur Erik Feig lance alors l'idée d'une adaptation sur grand écran à Mandalay Entertainment pour ensuite pointer du doigt Kevin Williamson. Ils reprennent les éléments du roman, tout en adaptant l'œuvre à un scénario plus porté sur le slasher, et en particulier ceux des années 80[12],[11]. Kevin Williamson se sert de sa propre histoire, avec son père qui était pêcheur, pour orienter l'action vers un village de pêcheurs et transformer l'antagoniste en pêcheur brandissant un énorme crochet en guise d'arme blanche[13].

L'arme du tueur est une référence directe à la légende urbaine « le crochet » que les quatre personnages principaux relatent au début film[11]. Selon Williamson, il écrit la scène comme un moyen d'annoncer ce qui allait arriver : « Fondamentalement, j'étais en train de présenter l'action en disant « Ok public : il y a cette légende. Et maintenant, en voici une nouvelle. ». »[11]

À la différence du scénario contemporain de Scream, qui est en quelque sorte une satire du slasher, Souviens-toi... l'été dernier est écrit comme un slasher type de base[11]. Le réalisateur, Jim Gillespie, commente en 2008 : « La joie de ce film pour moi en tant que cinéaste a été de prendre des éléments déjà vus auparavant et de dire aux spectateurs : « Voici quelque chose que vous avez déjà vu avant » sachant qu'ils vont se dire « Nous avons déjà vu ça avant. » tout en réussissant encore à les faire sursauter »[11]. Gillespie déclare également que le scénario de Williamson ne ressemble pas à un slasher mais qu'il l'a plutôt simplement vu comme « une très bonne histoire comportant une réelle morale »[11].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Photo d'une femme brune qui sourit.
Jennifer Love Hewitt, interprète de Julie James.

Selon la productrice Stokely Chaffin, les producteurs cherchaient des acteurs « beaux mais également attachants »[11]. Jim Gillespie avoue que, malgré le fait qu'il ne connaissait pas les éléments sur lesquels le scénario du film se base, il y avait entre 60 et 65 % de femmes qui ont été auditionnées et qui avaient lu le roman quand elles étaient enfants[14].

Jennifer Love Hewitt, connue à l'époque pour le rôle qu'elle tient dans La vie à cinq, remporte le rôle principal du film, Julie James, grâce à son habileté à montrer une certaine vulnérabilité, ce que Gillespie et Williamson ont immédiatement reconnu[11]. Initialement, Jennifer est considérée pour le rôle d'Helen Shivers[11].

Pour le rôle de Barry Cox, les producteurs envisage un acteur d'au moins 1,88 m, une apparence de quarterback, le personnage étant décrit comme physiquement intimidant[11]. Ryan Phillipe est immédiatement choisi après son casting, bien qu'il n'ait pas forcément le physique identique recherché pour le rôle[11].

Jim Gillespie choisit Freddie Prinze Jr. pour le rôle de Ray Bronson car il sent que l'acteur a cette qualité d'être une personne typique, caractéristique qui corresponds exactement au personnage[11].

Sarah Michelle Gellar est la dernière à être choisie pour interpréter l'un des quatre rôles principaux[11]. Elle remporte le rôle d'Helen Shivers. Comme Jennifer Love Hewitt, Sarah est connue à l'époque sur le petit écran : elle commencé à peine à jouer le rôle principal de la désormais culte Buffy contre les vampires[11]. Gillespie s'exprime sur l'audition de Sarah Michelle Gellar pour Souviens-toi... l'été dernier : « Je voulais une actrice qui avait cette particularité à pouvoir être attachante et qui pouvait jouer en même temps une garce »[11].

Pour les personnages secondaires et en particulier celui de Missy, Gillespie désire une actrice avec un grand charisme, capable de s'imposer à l'écran exactement comme devrait le faire le personnage, malgré sa présence dans seulement deux scènes (tout en étant l'un des éléments clés de l'intrigue)[11]. Anne Heche est choisie pour le rôle. Elle décrit ce tournage comme étant « deux jours de travail ou elle devait paraître effrayante »[11].

Tournage[modifier | modifier le code]

Photo d'une falaise avec en contre-bas une plage.
Les falaises à Kolmer Gulch, lieu de tournage pour l'ouverture et le générique de début.

Le réalisateur écossais Jim Gillespie est embauché comme directeur du film après avoir été suggéré par Kevin Williamson[11]. Jennifer Love Hewitt déclare, en 2008, que Gillespie est son réalisateur favori parmi ceux avec qui elle a tourné[11].

Le tournage du film démarre le [13] et prend place sur une période de dix semaines à la fin du printemps et au début de l'été 1997[14]. Approximativement sept des dix semaines de tournage sont tournées de nuit, ce que Gillespie avoue avoir été épuisant pour les acteurs et l'équipe technique du film. Le tournage à également créer de l'agitation dans les lieux principaux de la petite ville où ils ont tourné les scènes[13].

Jim Gillespie crée une palette de couleurs avec le cinéaste Dennis Crossan, qui se démarque par ses tons très sombres et bleutés et l'absence notable de couleurs vives tout au long du récit[14].

Pour le début du film, les zones côtières du comté de Sonoma, en Californie, remplace la Caroline du Nord ou le film est tourné. Les images d'ouverture sur le soleil couchant sur une côte accidentée sont tournées à Kolmer Gulch, au nord de la ville de Jenner, sur l'autoroute Highway 1. La scène de l'accident est également tournée dans la même zone[15].

La scène dans laquelle les quatre personnages principaux sont assis autour d'un feu sur la plage, non loin d'une carcasse d'un vieux bateau, est inspirée d'une peinture vue par Jim Gillespie dans un livre de référence. Pour achever le décor, l'équipe du département de l'art achète un vieux bateau dans la baie de Bodega qu'ils coupent en deux pour ensuite le placer sur la plage pour le tournage[14].

Photo d'une route comportant un virage avec en contre-bas la mer.
Virage sur la route à Kolmer Gulch, lieu de tournage de l'accident de voiture du début du film.

Les scènes restantes sont tournées principalement autour de la ville de Southport en Caroline du Nord[15]. Les sites incluent le Amuzu Theatre, là où le concours de beauté à lieu, le Old Yacht Basin et la Southport Fish Company[16]. La maison du personnage de Julie James se trouve sur la Short Street juste au nord de Southport Marina[17]. Les séquences en journée montrent plusieurs bateaux traversant l'eau, ainsi que de vrais navires, la circulation des bateaux ayant était orchestrée par un coordinateur du trafic maritime pour faire paraître la voie maritime vivante[14]. Le Shivers Department Store, la boutique des Shivers que nous pouvons voir dans le film a été découverte sur place à Southport par Jim Gillespie. Il a été tellement impressionné par l'emplacement qu'il a remanié des éléments du scénario pour inclure la boutique dans le film. Elle deviendra d'ailleurs l'emplacement principal de la scène de course-poursuite entre Helen Shivers et le tueur[11].

Les extérieurs de l'Université où Julie va étudier à Boston ont été tournés à l'Université de Duke[14] et les séquences à l'hôpital sont tournées au Dosher Memorial Hospital dans une aile inutilisée de l'hôpital[14].

La séquence finale sur le bateau a été tournée sur un bateau réel, le Cape Fear, qui s'est révélée difficile pour les acteurs et l'équipe technique du film[11]. Selon Jim Gillespie, l'équipe a failli perdre le bateau en essayant de l'accoster à cause des eaux agitées et qui ont forcé l'équipe à repartir en mer pour tourner d'autres scènes jusqu'au lendemain[11].

Postproduction[modifier | modifier le code]

Jim Gillespie choisit de filmer très peu de sang car il ne veut pas que son film soit vu comme une œuvre incorporant de la violence gratuite[13],[11]. La scène pendant laquelle Elsa a la gorge tranchée, alors qu'elle se trouve le dos à une porte vitrée, fut initialement tournée sans qu'aucune goutte de sang ne soit projetée sur la vitre. Pour cette scène, le producteur Erik Feig était inquiet à l'idée que celle-ci apparaisse comme « médicalement impossible ». Gillespie a alors retourné la scène en postproduction en ajoutant une giclée de sang sur la vitre[11].

Lors des screen tests, Jim Gillespie et les producteurs décide d'introduire une scène de mort plus tôt dans le film pour faire naître un sentiment de danger pour les personnages principaux[11]. La scène ou Max Neurick est tué est filmée et introduite dans le montage final car dans le script original, le personnage ne devait pas mourir[11].

La scène finale du film devait introduire Julie James recevant un e-mail annonçant « I Still Know »[13]. Cette scène fut repensée pour une scène plus dramatique que l'on voit dans la version finale du film[13]. Cette séquence est tournée après le tournage principal, à côté de l'endroit où tournait Jennifer Love Hewitt pour La Vie à cinq[14].

Musique[modifier | modifier le code]

L'album, qui ce compose autour de la pop et surtout du rock alternatif, est sorti le sur le label Columbia Records.

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

En prévision de la sortie du film, Columbia Pictures démarre la campagne publicitaire de celui-ci durant l'été qu'il présente comme « par le créateur de Scream »[13]. Miramax dépose une plainte par la suite contre Columbia, prétextant que leur phrase d'accroche est inexacte, le créateur de Scream étant Wes Craven et non Kevin Williamson[13]. La semaine suivant la sortie du film au cinéma, un juge fédéral décerne une injonction exigeant que Columbia retire cette phrase de leur campagne de publicité[18]. Williamson avait demandé son retrait après l'avoir vue sur une affiche de cinéma[19].

Miramax gagne leur poursuite contre Columbia en mars 1998 ; dans un communiqué de presse, le directeur exécutif Bob Weinstein a fait état de plans visant à « poursuivre rigoureusement » les dommages et intérêts contre Columbia pour leur phrase d'accroche[19].

Critiques[modifier | modifier le code]

Sur le site Rotten Tomatoes, le film obtient la note de 36 %, basé sur 44 critiques[20]. Metacritic rapporte un score de 52 sur 100 basé sur 17 critiques[21] tandis que les spectateurs offrent au film une note de B- sur une échelle allant de A+ à F[22].

Le film est accueilli de façon assez mitigée par la presse spécialisée. Il est inévitablement comparé de façon positive ou négative à Scream, sorti tout juste un an auparavant et encore présent dans l'esprit des spectateurs. Le fait que Kevin Williamson soit le scénariste des deux films renforce un peu plus ces comparaisons. Mick LaSalle pense qu'il est inférieur à Scream[23], mais Richard Harrington les compare de façon positive, affirmant qu'il s'agit « d'un film de genre intelligent, bien conçu, avec une morale centrale et une équipe de jeunes et bons acteurs capables de le tenir »[24]. Variety est également enthousiaste. Roger Ebert donne, quant à lui, au film une étoile sur quatre en déclarant : « Le meilleur plan dans ce film est le premier. Pas très bon signe »[25] tandis qu'un chroniqueur d'Entertainment Weekly félicite la performance de Jennifer Love Hewitt, notant que cette dernière « crie avec son âme »[26]. James Kendrick de Q Network écrit que « les personnages de Kevin Williamson sont tous stéréotypés, mais ils restent crédibles en tant que personnes et ils réagissent de façon réaliste selon les situations » ajoutant que le film est la tête et les épaules des précédents films d'horreur d'adolescents. Il donne la note de 2,5 étoiles sur 4[27]. Maitland McDonagh de TV Guide donne au film 2 étoiles sur 5 en écrivant « Kevin Williamson, le scénariste de Scream, prend du recul et écrit le genre de film que ce dernier moquait : « Vous pouvez le voir maintenant, visionnant des vidéos de Vendredi 13 et Halloween, sans parler des moins populaires Noces sanglantes, Le Monstre du train et Meurtres à la St-Valentin, en disant « Je peux le faire ! » et il le fait »[28]. Le critique James Berardinelli crédite le film (au même titre que Scream) comme l'un des principaux protagonistes de la relance du slasher ajoutant : « Il y a un aspect mineur qui élève Souviens-toi... l'été dernier à un cran au-dessus des films de genre slasher typiques des années 1980. Il a un scénario intéressant. Je fais allusion à la façon dont les vies et les amitiés des quatre personnages principaux se retrouvent brisées après l'accident. La culpabilité, la confusion et le doute grandissent en eux à un point où ils ne peuvent plus rester les uns avec les autres, ou même se regarder dans un miroir. Malheureusement, cet élément potentiellement fascinant est rapidement oublié pour laisser place à un grand nombre de cadavres. Et comme je l'ai dit longtemps auparavant, quelques morts supplémentaires ne peuvent que rendre un slasher meilleur, non ? »[29].

En France, le film est aussi accueilli tièdement par la critique spécialisée. Pour la rédaction du Figaro, il s'agit d'« une pâle copie de Scream »[1].

Box-office[modifier | modifier le code]

Souviens-toi... l'été dernier sort dans les salles américaines le [30]. Le film, bâti sur un budget de 17 millions de dollars[12], réunit 15 millions de dollars dès son premier weekend d'ouverture dans 2 524 cinémas dans tous les États-Unis et le Canada[12]. Il devient le plus gros succès de weekend d'ouverture et réitère cet exploit les deux semaines suivantes[30]. À la fin de sa carrière au cinéma en décembre 1997, il finit avec 72,5 millions de dollars en Amérique du Nord et 53 millions de dollars de plus dans le reste du monde pour un montant total de 125 millions de dollars de recettes[5]'[30].

En France, il se positionne à la treizième place du classement général des films d'horreur, avec un total de 1 274 890 entrées[31].

En 2018, Souviens-toi... l'été dernier est à la septième place des plus gros succès du genre slasher de tous les temps[30].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
72 586 134 $[32] 23
Drapeau de la France France 1 274 890 entrées[33] 6
Monde Monde 125 586 134 $[32] inconnue ?

Distinctions[modifier | modifier le code]

Souviens-toi... l'été dernier fut primé à de nombreuses reprises, en particulier pour la performance de ses acteurs.

Distinctions de Souviens-toi... l'été dernier
Année Prix Catégorie Nomination Résultat[34]
1997 ASCAP Meilleure musique John Debney Lauréat
1998 Saturn Awards Meilleur film d'horreur Souviens-toi... l'été dernier Nomination
MTV Movie Awards Meilleure révélation de l'année Sarah Michelle Gellar
Blockbuster Entertainment Awards Actrice favorite la plus prometteuse Jennifer Love Hewitt Lauréat
Actrice préférée
Actrice favorite dans un rôle secondaire dans un film d'horreur Sarah Michelle Gellar
Acteur favori dans un film d'horreur Freddie Prinze Jr. Nomination
Acteur favori dans un rôle secondaire Ryan Phillippe
Actrice favorite dans un film d'horreur Jennifer Love Hewitt
International Horror Guild Awards Meilleur film Souviens-toi... l'été dernier
Young Artist Awards Meilleure actrice dans un film - jeune actrice Jennifer Love Hewitt

Analyse[modifier | modifier le code]

Pendant une partie du film, le groupe d'amis tente de découvrir l'identité de leur victime, ce qui met en avant la culpabilité, la névrose et le traumatisme de certains personnages. On peut y voir une métaphore du passage de l'adolescence vers l'âge adulte qui reste compliquée avec la fin des illusions de l'adolescence et l'envie d'échapper encore un moment à ses responsabilités[35].

Adam Rockoff note dans son livre Going to Pieces: The Rise and Fall of the Slasher Film, 1978–1986 qu'au moment de sa sortie, Souviens-toi... l'été dernier est critiqué par bon nombre de spécialistes comme étant une pâle copie de Scream. Cependant, il écrit que pour lui, il s'agit d'un film différent en dépit du fait que les deux scénarios aient été écrits par le même scénariste : « Alors que Scream repose son scénario sur des références auto-conscientes et dénonce les codes du slasher, Souviens-toi... l'été dernier est un retour aux sources vers les slasher du début des années 80. Alors que, comme Scream, il emploie les services d'un groupe de jeunes beaux et sexy, Souviens-toi... l'été dernier joue l'horreur d'une autre façon. Ceux qui recherchent un bon vieux slasher seront agréablement surpris »[13]

Éditions en vidéo[modifier | modifier le code]

Le film est distribué en DVD par Columbia Tristar Home Video aux États-Unis le . Les bonus contiennent les commentaires de l'équipe du film ainsi que la bande-annonce du film.

Sony Pictures Home Entertainment sort le film en Blu-Ray pour la première fois le avec des bonus additionnels incluant le court-métrage du réalisateur, Joyride. Le 30 septembre 2014, Mill Creek Entertainment ressort le film en Blu-ray qui contient uniquement le film.

Suites[modifier | modifier le code]

Le film obtient deux suites : Souviens-toi... l'été dernier 2, sorti en 1998[36] et Souviens-toi... l'été dernier 3, sorti directement en DVD en 2006[37]. Ils seront tous les deux très mal reçus par la critique[38]'[39]. Le second opus met en scène une nouvelle fois Jennifer Love Hewitt, Freddie Prinze Jr. et Muse Watson[36]. Ce sera un succès moyen au box-office, loin des scores du premier volet. Le troisième chapitre n'a que très peu de liens avec les deux précédents films[37], hormis quelques éléments de l'intrigue, l'antagoniste et les producteurs[37]. Il présente de nouveaux acteurs ainsi qu'un nouvel endroit dans l'histoire[37].

Le 14 septembre 2014, Sony annonce un remake en préparation. Mike Flanagan et Jeff Howard sont choisis pour réécrire l'histoire. Le 1er juin 2016, Mike Flanagan révèle sur Blumhouse.com qu'il confirme ce projet et une ré-imagination de la franchise, qui n'aurait pas de ressemblances avec le roman de Lois Duncan, ni avec l'adaptation au cinéma qu'est Souviens-toi... l'été dernier. L'antagoniste Ben Willis, ainsi que Julie James, Barry Cox, Helen Shivers et Ray Bronson n'apparaîtront pas dans le film. De plus, ce remake nécessitera un budget estimé entre 15 et 20 millions de dollars. Sony affirme que la production du film est une priorité et que ce dernier devrait sortir entre 2017 et 2020[40].

Le , il est annoncé qu'Amazon développe une série basée sur le film qui devrait être produite par Neal H. Moritz tandis que Shay Hatten devrait être le scénariste[41]. Amazon prépare une série adaptée des films originaux et un épisode pilote est d'ores et déjà en préparation. Neal H. Moritz, le producteur original est de retour après avoir un signé un contrat de trois ans. Bien que la distribution d'origine sera absente, la série sera assez proche de l'intrigue du film. À ce jour, le projet est décrit comme "une série d'horreur pour jeunes adultes basée sur la franchise de films à succès produite par Neal H. Moritz"[42].

Postérité[modifier | modifier le code]

Il est visé comme étant un classique du genre et est, dans la même lignée que Scream, perçu comme étant l'un des films à avoir réussi à relancer la mode du slasher[43].

Références au film[modifier | modifier le code]

  • Souviens-toi... l'été dernier est référencé à plusieurs reprises au cinéma et à la télévision. Il est aussi une source principale d'inspiration pour le scénario de la parodie Scary Movie, qui reprend directement des scènes du film de façon très parodique[12].
  • Il est ensuite parodié dans Les Simpson, lors de l'épisode 4 de la saison 11 intitulé Simpson Horror Show X lorsque Ned Flanders est le tueur[44].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Programme TV - Souviens-toi... l'été dernier », sur tvmag.lefigaro.fr (consulté le 19 août 2019)
  2. a et b « Souviens-toi… l’été dernier (1998, Film) — CinéSéries » (consulté le 19 août 2019)
  3. a et b (en) Fahy, Thomas Richard, The philosophy of horror, University Press of Kentucky, (ISBN 978-0-81317370-2, 0813173701 et 9780813139548, OCLC 697181997, lire en ligne).
  4. a b c d e f g h et i « AFI|Catalog », sur catalog.afi.com (consulté le 19 août 2019).
  5. a et b (en) « I Know What You Did Last Summer (1997) - Financial Information », sur The Numbers (consulté le 20 décembre 2018).
  6. - IMDb (lire en ligne)
  7. « Souviens-toi... l'été dernier », sur Allociné (consulté le 19 août 2019).
  8. « Fiche de doublage français », sur RS Doublage (consulté le 28 septembre 2018).
  9. « Fiche de doublage québécois », sur Doublage Québec (consulté le 28 septembre 2018).
  10. (en) Gary Susman, « 14 Things You Never Knew About I Know What You Did Last Summer », sur Moviefone (consulté le 20 décembre 2018).
  11. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z et aa Michael Gillis, Now I Know What You Did Last Summer, court documentaire contenu dans l'édition Blu-Ray de Souviens-toi... l'été dernier, 2008.
  12. a b c et d (en) Jim Harpe, Legacy of blood : a comprehensive guide to slasher movies, Critical Vision, (ISBN 1900486393 et 978-1-90048639-2, OCLC 56449630, lire en ligne).
  13. a b c d e f g h et i (en) Adam, Rockoff, Going to pieces : the rise and fall of the slasher film, 1978-1986, McFarland & Co, (ISBN 9780786491926 et 0786491922, OCLC 850939605, lire en ligne).
  14. a b c d e f g et h Jim Gillespie, Steve Mirkovich, I Know What You Did Last Summer: Commentaires audio sur le DVD. Columbia TriStar Home Video, 1998.
  15. a et b (en) « Filming Locations for I Know What You Did Last Summer », Movie Locations,‎ .
  16. (en) « I Know What You Did Last Summer (1997) | Southport, North Carolina, United States », sur Southport Oakisland (consulté le 20 décembre 2018).
  17. (en) « Movies Filmed in Southport, North Carolina », sur Southport Times (consulté le 20 décembre 2018).
  18. (en) Paul Karon et Paul Karon, « Miramax reigns in court », sur Variety, (consulté le 20 décembre 2018).
  19. a et b (en) James Bates, « Miramax Wins Scream Claim Against Sony », Los Angeles Times,‎ .
  20. (en) « I Know What You Did Last Summer », sur Rotten Tomatoes (consulté le 20 décembre 2018).
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  41. (en) Brad Miska, « James Wan Producing I Know What You Did Last Summer Pilot for Amazon! », sur Bloody Disgusting!, (consulté le 28 juillet 2019).
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  43. (en) Shary, Timothy, 1967-, Teen movies : American youth on screen (ISBN 9780231501606 et 0231501609, OCLC 868956540, lire en ligne).
  44. « Références : Souviens-toi... l'été dernier - The Simpsons Park : Toute l'actualité des Simpson », sur Simpsons Park (consulté le 20 décembre 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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