Rivière-au-Tonnerre

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Rivière-au-Tonnerre
Image illustrative de l'article Rivière-au-Tonnerre
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Côte-Nord
Incluse dans Minganie
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Aline Beaudin
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Population 290 hab. (2014)
Densité 0,47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 16′ 31″ N 64° 46′ 07″ O / 50.275189, -64.7686150° 16′ 31″ Nord 64° 46′ 07″ Ouest / 50.275189, -64.76861
Superficie 61 217 ha = 612,17 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418, +1 581
Code géographique 98055
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative de la zone Québec (conique)
City locator 14.svg
Rivière-au-Tonnerre

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique de la zone Québec (conique)
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Rivière-au-Tonnerre

Rivière-au-Tonnerre est une municipalité du Québec située dans la MRC de Minganie sur la Côte-Nord[1],[2]. Deux villages font partie de cette municipalité soit le village de Sheldrake et celui de Rivière-au-Tonnerre. La municipalité est membre de la Fédération des Villages-relais du Québec.

Toponyme[modifier | modifier le code]

« Rivière-au-Tonnerre, sur la Côte-Nord, tire sa dénomination d'un phénomène naturel. En effet, la rivière au Tonnerre coule sur le territoire municipal et, à 5 km de son embouchure, se trouve une série de cascades hautes au total d'environ 50 m dont le fracas fait songer au bruit provoqué par le tonnerre. On y trouve au moins quatre chutes. Anciennement, par ailleurs, on surnommait l'endroit Boum Boum River[3]. »

Chronologie[modifier | modifier le code]

Dans les premiers temps de la sédentarisation des gens venus du Sud sur la Côte-Nord s'est faite au hasard. Un des seuls exemples de cette sédentarisation est le cas d'Isaie Duguay et de ses parents. Un nommé André Loisel possédait un établissement de pêche à Rivière-au-Tonnerre, Isaie Duguay maria sa fille et ce dernier lui offrit de traverser sur la Côte-Nord pour s'occuper de son rang de pêche. Isaie Duguay est allé à Rivière-au-Tonnerre, seul, pendant une saison, il y a trouvé les conditions excellentes puis, par la suite, a décidé d'y demeurer avec sa famille. C'était vers 1858. Ses beaux-frères Edouard Duguay et Narcisse Lévesque décidèrent de l'y rejoindre l'année suivante, quelques autres familles les suivirent par la suite également (les Huard, Perron, Tapp, Le Brun, Hart, Denis, Pagé). Suivirent une deuxième vague d'immigration soit les familles (Cody, Blaney, Morin, Beaudin, Poulin). Finalement une dernière vague provenant de l'île d'Anticosti ne voulant pas accepter les conditions rigoureuses du nouveau propriétaire M. Henri Menier, chocolatier et milliardaire français. Ces familles portaient les noms suivants : Noël, Bezeau, Boudreau, Martin, Anglehart, Leblanc, Lelièvre, Lapierre, Cormier et Dignard.

(Notez : "Un nommé André Loisel possédait un établissement de pêche à Rivière-au-Tonnerre, Isaïe Duguay maria sa fille et ce dernier lui offrit de traverser sur la Côte-Nord pour s'occuper de son rang de pêche. Isaïe Duguay est allé à Rivière-au-Tonnerre, seul, pendant une saison, il y a trouvé les conditions excellentes puis, par la suite, a décidé d'y demeurer avec sa famille. C'était vers 1858." Flore est la petite-fille et non la fille. Comment son "beau-père" peut-il lui faire une offre en 1858 quand il épousera la petite-fille seulement en 1864? Lors du décès de sa première épouse, Élisabeth Anglehart, en janvier 1863, Isaïe est toujours dit "pêcheur de Paspébiac" tout comme lors de son remariage l'année suivante. Donc, on peut supposer que l'histoire a du vrai mais… Peut-être une erreur de 10 ans dans le texte? Ce qui serait possible car le couple Duguay/Loisel porte des enfants aux baptêmes dès 1869 au Havre St-Pierre. (Une contribution de Généalogie Haute-Côte-Nord : http://genhcn.net/ )

Le village de Sheldrake lui fut fondé antérieurement au village de Rivière-au-Tonnerre soit en 1851 par M. Philippe-Gédeon Touzel, un commerçant ayant travaillé pour la compagnie jersiaise des Robin. Suivirent les familles suivantes : Vibert, Bond[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

La tendance de la population est à la baisse. Le recensement de 2011 y dénombre 307 habitants alors que celui de 2006 en comptait 383[5].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 2013 en cours Aline Beaudin    
 ? 2013 Jeannot Boudreau    
 ?  ? Rénald Lapierre    
 ?  ? Renaud Touzel    
 ?  ? Léonilla Duguay    
 ?  ? Rénald Lapierre    
 ?  ? Régis Moreau    
 ?  ? Réjean Boudreau    
 ?  ? Julien Bourque    
 ?  ? Delphis Lebrun    
 ?  ? John Anglehart    
 ?  ? Élie Boudreau (père)    
 ?  ? Arthur Beaudin    
1925  ? Honoré Bezeau    
Les données manquantes sont à compléter.

Architecture[modifier | modifier le code]

Église de Rivière-au-Tonnerre

La ville abrite une des seules églises de style normand en Amérique du Nord d'une haute valeur architecturale qui fut construite presque entièrement en bois alors que la ville n'était pas reliée par voie terrestre à aucune autre.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lac-Jérôme Rose des vents
N Rivière-Saint-Jean
O    Rivière-au-Tonnerre    E
S
Golfe du Saint-Laurent

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston St-Hilaire, Histoires des Côtes-Nord, Cégep de Sept-Îles, Août 1988

Références[modifier | modifier le code]