Saulce-sur-Rhône

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Saulce-sur-Rhône
Saulce-sur-Rhône
La mairie.
Blason de Saulce-sur-Rhône
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Montélimar-1
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Henri Fauqué
2014-2020
Code postal 26270
Code commune 26337
Démographie
Population
municipale
1 850 hab. (2016 en augmentation de 3,24 % par rapport à 2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 16″ nord, 4° 47′ 59″ est
Altitude Min. 76 m
Max. 161 m
Superficie 18,43 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saulce.com

Saulce-sur-Rhône est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saulce-sur-Rhône est située à 7 km au sud de Loriol-sur-Drôme (chef-lieu du canton) et à 18 km au nord de Montélimar. La commune se trouve sur la rive gauche du Rhône. Elle est desservie par l'autoroute A7 grâce à l'échangeur Sortie 16 Loriol-sur-Drôme situé quelques kilomètres plus au nord. Elle a rejoint la communauté d'agglomération de Montélimar en 2010[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saulce-sur-Rhône
Loriol-sur-Drôme Cliousclat
Baix
(Ardèche)
Saulce-sur-Rhône Mirmande
Les Tourrettes

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée (LM) ouvre à l'exploitation la section de Valence à Avignon qui traverse le territoire de la commune où elle met en service la gare de Saulce[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 4 adjoints et de 14 conseillers municipaux[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 En cours Henri Fauqué[3] DVG Retraité
réélu en 2014

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 1 850 habitants[Note 1], en augmentation de 3,24 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2911 2951 3141 2861 1671 1801 1981 1311 107
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1261 1661 0321 0321 0501 0589571 0701 660
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
1 1251 1991 2101 4431 6131 6211 7681 8441 850
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gavazel[modifier | modifier le code]

Maison forte du XIVe siècle remaniée au XVIe siècle et au XIXe siècle.

Château de Freycinet[modifier | modifier le code]

Menuret[modifier | modifier le code]

Domaine du XIXe siècle.

La Tour du Vère[modifier | modifier le code]

Maison forte du XIIIe siècle avec enceinte circulaire, remaniée au XVIe siècle.

Pourquoi ce nom : “La Tour du Vère” ? Cette maison est bâtie sur un bloc de poudingue d’où l’on “voit” (veyre en occitan) la vallée du Rhône sur plus de trente kilomètres.

On trouve l’appellation “Bastida de verre” dans l’Inventaire des Dauphins en 1342, puis “Bastida de verro” en 1359, “Turris vocata de verre” en 1360, “La Bâtie-Tour du Veyre” en 1695, “La Bâtie de Mirmande” en 1739, et “La Tour de Verre” en 1766.

Toutes ces appellations donnent à cette maison la fonction de guet. Dès l’époque romaine, ce bloc de poudingue a été surmonté d’un poste de guet dans un but de défense militaire. La Tour du Vère était à l'origine une place forte.

Des familles ayant habité la Tour du Vère : L’Inventaire des Dauphins cite la famille Adhémar de Monteil. À cette époque, avant l’an 1296, cette maison était encore qualifiée de “maison forte”. Mais la Tour du Vère n’hébergeait aucune garnison. Elle était comprise dans les terres appartenant aux Adhémar de Monteil. La région était alors un fief des évêques de Valence.

C’est en 1296 que la famille Adhémar de Monteil, - sans doute les constructeurs de la Tour du Vère -, vendit cette maison à Guillaume de Donzère, maison que la famille conservera durant environ deux cents ans, jusqu’en 1489, date à laquelle la famille de Bayle l’acheta. De cette famille de Bayle, on retrouve trois blasons incrustés dans les murs : deux dans la cour intérieure, et un dans la cuisine ; ces blasons représentent un lévrier. Mais les armoiries de ces blasons ont été martelées durant la Révolution de 1789.

En 1530, Louise de Bayle épousa Jacques de Banne, qui venait de La Voulte en Vivarais ; elle lui apporta en dot la Tour du Vère.

Paul-César de Banne (1732-1806), marquis de Puygiron, fut le dernier seigneur de la Tour.

Son fils, Charles-Sébastien de Banne (1762-1836), resta célibataire ; la Tour du Vère lui appartenait ainsi qu’à sa mère, la marquise Geneviève de Banne (1732-1812), alors veuve du marquis de Puygiron.

En 1812, tous deux vendirent partiellement la Tour du Vère à un allié de leur famille : le général vicomte de Pernety (1766-1856).

En 1836, Ernest de Soubeyran de Saint-Prix acheta la Tour du Vère, avec ses dépendances et ses 123 hectares, et s’y installa avec son épouse, Adélaïde Domet de Mont. Depuis, sept générations ont habité la Tour du Vère. De nombreux artistes et des hommes politiques y ont séjourné ; Émile Loubet, président de la République, étant le plus connu.

L’Inventaire des Dauphins, au XIVe siècle, attribue cette place forte aux Adhémar de Monteil. À cette époque, il n’existait qu’une partie du donjon qui était carré, accolé des deux façades nord et est. La famille de Bayle ferma la cour intérieure au XVe siècle, on accédait directement dans la cour intérieure en calèche par une rampe d’accès qui se situait à la place des marches menant sur la grande terrasse. Les écuries se trouvaient à l’endroit du grand salon actuel. La famille de Bayle laissa ses armoiries dans la cour intérieure et dans la cuisine. Louise de Bayle ayant épousé en 1530 Jacques de Banne, la famille Banne s’installa durant trois cents ans. Ils ont décoré cette cour intérieure de fenêtres et portes d’époque Renaissance. Ils ont aussi apposé au donjon une tour heptagonale qui contient un escalier à vis montant au sommet du donjon et desservant les pièces. Une chapelle de style gothique dont les colonnes et les arceaux sont d’un jet très pur fut construite dans la façade est.

C’est en 1836 qu’Ernest de Saint-Prix acheta la tour du Vère. Il apporta lui aussi de nombreux aménagements, car la Tour du Vère était pour partie en ruine. Il rénove les structures de la cour intérieure avec des portes, des escaliers et des nouvelles pièces. Ernest crée la façade sud. Il fait construire la grande terrasse ainsi que les escaliers qui remplacent la rampe carrossable. Il transforme les écuries en salon : pour cela, il fait construire une voûte et fait appel à un peintre italien pour décorer cette voûte. Ce peintre italien restera un an à la Tour du Vère pour achever son œuvre. Le fils d’Ernest de Saint-Prix, Camille, était artiste-peintre, élève de Thomas Couture et ami de Gustave Courbet ; il eut l’idée de restaurer une vieille cheminée délabrée d’époque Renaissance qui se trouvait au château des Tourettes, distant de trois kilomètres, et plaça cette cheminée dans le salon. Ernest de Saint-Prix plante aussi l’allée de platanes, dessine et plante le parc. Il embauche un ancien soldat du Génie de Napoléon à la Bérézina pour les terrassements et l’aménagement hydraulique. Camille de Saint-Prix poursuivit la restauration ; il embaucha un jardinier qui se révélera si habile qu’il finira jardinier en chef au palais du Luxembourg, dans les jardins du Sénat.

Au XIXe siècle, on cultivait la vigne. Après la destruction des pieds de vigne par le phylloxera, Camille de Saint-Prix construisit la magnanerie qui se trouve de l’autre côté de la grande cour, et planta 50 hectares de mûriers pour l’élevage du ver à soie.

L’enceinte qui ferme cette grande cour, ainsi que la petite tour servant de pigeonnier, ont été bâties par Ernest de Saint-Prix, entre 1836 et 1851.

L'affaire Guillaume Bayon se déroule à Saulce-sur-Rhône et est jugée à la Cour d’assises de la Drôme, le 27 avril 1870.

Motte : maison forte du XVIe siècle remaniée au XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Intercommunalité », sur le site de la mairie (consulté le 7 mars 2015).
  2. François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 1 : 1852-1857, Paris, Palau éd., , 215 p. (ISBN 2-950-942-11-3, notice BnF no FRBNF36712104), « 1.21. Avignon-Valence », p. 76-77.
  3. a et b « 26270 SAULCE SUR RHONE », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 7 mars 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.