Thomas Couture

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Thomas Couture
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Domicile
Maison de Thomas Couture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
Autres informations
Domaine
Mouvement
Maîtres
Élèves
Genre artistique
Influencé par
Distinctions
2d prix de Rome en peinture de 1837
Œuvres réputées
Bohémiens en voyage (d), Carnassière et calebasse (d), Les Romains de la décadenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Père-Lachaise - Division 4 - Couture 06.jpg

Monument funéraire par Barrias au Père-Lachaise.

Thomas Couture, né le à Senlis et mort le à Villiers-le-Bel, est un peintre d'histoire français.

Aujourd'hui peu connu, il fut un peintre et un professeur important. Son œuvre la plus célèbre est intitulée Les Romains de la décadence[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1826, sa famille s’installe de Senlis à Paris, où il étudie à l'École des arts et métiers puis à l'École des beaux-arts de Paris. En 1830 il entre dans l'atelier d'Antoine Gros[1] puis de Paul Delaroche. Il échoue six fois au concours du prix de Rome, mais finit par en obtenir le deuxième prix en 1837[1].

Il expose dès 1840 au Salon de Paris où il est médaillé en 1847 pour Les Romains de la décadence. Le , il est élevé au rang de chevalier de la Légion d'honneur. Peu après ce succès, Thomas Couture ouvre un atelier[2] indépendant qui concurrence l'École des beaux-arts en formant les meilleurs talents de la peinture historique. Tout au long de sa vie il forma des artistes dont Pierre Puvis de Chavannes, qui resta peu longtemps, Édouard Manet qui, malgré ses rapports conflictuels avec Couture, fréquenta son atelier durant six ans et demi[3], ou l'Américain Charles Caryl Coleman. Il a également influencé des peintres comme Fritz Zuber-Bühler[4].

Dès la fin des années 1840 il obtient des commandes de l'État et du clergé pour des peintures murales, cependant il n'achèvera jamais les deux premières commandes, tandis que la troisième rencontre peu de succès. Déçu, il quitte Paris en 1860 et retourne à Senlis, sa ville natale, où il poursuit son enseignement.

En 1867 il publie Méthode et entretiens d'atelier[5], un ouvrage détaillant ses conceptions sur l'art et sa technique.

À un éditeur lui proposant d'écrire une autobiographie, Thomas Couture répondit : « La biographie est l'exaltation de la personnalité… et la personnalité est le fléau de notre époque[6]. »

Mort dans une demeure de Villiers-le-Bel dite le Château[1], où il vécut, il est inhumé, dès le lendemain, à Paris au cimetière du Père-Lachaise[7] en présence de nombreuses personnes dont ses anciens élèves Arago, Armand-Dumaresq, Barbedienne, Monginot, Stevens[8]. Son monument funéraire est l'œuvre du sculpteur Louis-Ernest Barrias[9].

Un esquisse aboutie de son Jeune fauconnier (vers 1844-1845) est passée en vente publique à Uzès le 20 décembre 2005[10] ; une copie ancienne du tableau est conservée à l’Hôtel de préfecture des Deux-Sèvres à Niort.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Algérie
États-Unis
France
Au Royaume-Uni

Galerie[modifier | modifier le code]

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Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Mort de Thomas Couture », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  2. « Paris au jour le jour », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  3. Dès ses premiers jours à l'atelier, Manet disait : « Je ne sais pas pourquoi je suis ici ; quand j'arrive à l'atelier, il me semble que j'entre dans une tombe. » − rapporté par Paul Jamot, d'après les souvenirs d'Antonin Proust, dans son article « Manet », Revue de Paris, 1932).
  4. « Fritz Zuber-Buhler », sur historyofpainters.com (consulté le 10 septembre 2015).
  5. Consultable sur books.google.fr
  6. « Peintres - Dessinateurs - Graveurs », sur appl-lachaise.net (consulté le 10 septembre 2015), p. COUTURE Thomas (1815-1879).
  7. 4e division
  8. « Paris au jour le jour », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  9. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 234
  10. Reprod. coul. dans La Gazette de l'Hôtel Drouot
  11. « L'Enrôlement des volontaires de 1792 », notice no 000PE026632, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Adolphe Moreau », notice no 000PE000720, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Jeune Femme en buste les épaules dénudées », notice no 000PE013391, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Les Romains de la décadence », notice no 000PE000719, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « Étude de nu », notice no 000PE000722, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Figure de Pifferaro », notice no 000PE000717, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. Catalogue de la 27e Exposition d'Amiens de 1885, p. 23.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bénédicte Ottinger, Catalogue raisonné de l'œuvre du peintre Thomas Couture, Paris, Mare & Martin
  • Albert Boime, Thomas Couture and the Eclectic Vision, 1980, Yale University Press.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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