Baix

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Baix
Baix
Panorama sur Baix.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Le Pouzin
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron
Maire
Mandat
Yves Boyer
2014-2020
Code postal 07210
Code commune 07022
Démographie
Gentilé Baixois, Baixoises
Population
municipale
1 090 hab. (2016 en augmentation de 4,91 % par rapport à 2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 47″ nord, 4° 45′ 53″ est
Altitude Min. 76 m
Max. 457 m
Superficie 17,39 km2
Localisation

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Baix est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans l'arrondissement de Privas et le canton du Pouzin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Baix est limitrophe de huit communes[1], dont six sont situées dans le département de l'Ardèche et deux dans le département de la Drôme.

Ces communes sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Julien-en-Saint-Alban et Rompon Le Pouzin Loriol-sur-Drôme Rose des vents
Saint-Symphorien-sous-Chomérac N Saulce-sur-Rhône
O    Baix    E
S
Saint-Lager-Bressac Cruas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situé entre le vieux Rhône et les collines, ce village dispose d'une belle variété de reliefs avec possibilité de pêche et de randonnées en montagne.

Climat[modifier | modifier le code]

À mi-chemin de la vallée du Rhône, le village baixois est situé au pied de collines ce qui lui offre un bel ensoleillement durant une grande partie de l'année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque romaine, les rives du Rhône sont occupées.

De nombreuses îles existaient au niveau de la plaine de Payre, autorisant ainsi un passage à gué du fleuve.

C'est ainsi qu'une ville « gréco-romaine » vit le jour en cet endroit, elle est située sur le Rhône, entre, au nord, le village du Pouzin, au sud, le village de Baix et à l'ouest les villages de Loriol-sur-Drôme et Saulce.

Elle faisait la jonction entre la voie romaine d'Antonin Le Pieux sur la rive droite et la voie d'Agrippa sur la rive gauche. Il est possible qu'Hannibal, parti d'Espagne, ait franchi le Rhône en cet endroit avec ses éléphants, en 218 av. J.-C., avant de traverser les Alpes.

Le nom de cette ville appelée Batiana, qui veut dire passage aisé, donné probablement par une colonie phocéenne, indique la facilité que l'on avait en ce lieu de traverser le Rhône (batos = aisé, praticable - ana = travers), grâce au nombre d'îles que le fleuve formait en cet endroit

Batiana possédait donc un bac pour traverser le Rhône et un relais de chevaux.

La ville était assise sur les deux rives du fleuve et peut-être aussi dans les îles. Lieu de passage obligé, Batiana eut à subir de nombreuses invasions et destructions. Elle subsista jusqu'à l'invasion des Vandales en 411. La population de Batiana échappant au massacre, revint, au bout d'un temps impossible à préciser, rebâtir la ville par-dessus les ruines laissées par les Vandales. Cette nouvelle ville fut détruite à nouveau vers 735 par les Sarrasins qui ravagèrent à cette époque toute la vallée du Rhône jusqu'à Lyon. Une nouvelle Batiana émergea de ses ruines[2].

La ville se mit donc à l'abri derrière des fortifications. Au sud fut créé Baios (Baix) et au nord Pusillus (Le Pouzin). Baios s'est appelé par la suite Bacium, Bacxus, Bays sur Bays, avant de devenir Baix.

Des restes de constructions et plusieurs tombes sous tuiles ont été mises au jour autour de la chapelle Sainte-Euphémie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2014 Alain Laurent Apparenté PCF  
mars 2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Yves Boyer[3] DVG Cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 1 090 habitants[Note 1], en augmentation de 4,91 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9748291 0611 2541 3141 3631 3221 2881 336
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2901 3131 2251 2331 2081 0881 055993970
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
887854841801741683643575607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6436095469617488221 0101 0391 090
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Joseph.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maisons anciennes (Renaissance).
  • Fontaine Louis XVI.
  • Canal de dérivation du Rhône pour alimenter la centrale du Logis-Neuf.
  • Hostellerie de La Cardinale.
  • Stade Géronton.
  • Horloge du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 11 mars 2012)
  2. Toutes ces données sont complètement fantaisistes. Imaginer à cette époque une ville à cheval sur les deux rives du Rhône n'a pas de sens. La mutatio Bantiana (et non "Batiana") mentionnée sur l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem (333) et la Table de Peutinger (IVe siècle) est clairement identifiée au quartier des Bances au sud de la commune de Loriol (Drôme). Il s'y trouvait un relais routier sur la Voie Agrippa dont le tracé correspond à cet endroit à un chemin rural toujours existant parallèle à la Nationale 7.
  3. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 29 juillet 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  • Carte archéologique de la gaule romaine, André Blanc, fascicule XV, CNRS, 1975, p 66, article n°78, consacré à la chapelle Sainte-Euphémie.