Les Tourrettes

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Les Tourrettes
Les Tourrettes
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Montélimar-1
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Pierre Laval
2014-2020
Code postal 26740
Code commune 26353
Démographie
Gentilé Tourrettois, Tourrettoises
Population
municipale
1 042 hab. (2015 en augmentation de 8,09 % par rapport à 2010)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 43″ nord, 4° 47′ 24″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 380 m
Superficie 7,34 km2
Localisation

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Les Tourrettes est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saulce-sur-Rhône Mirmande Rose des vents
Cruas N Mirmande
O    Les Tourrettes    E
S
La Coucourde Condillac

La commune des Tourrettes est située à peu près à mi-distance entre Loriol-sur-Drôme, au nord, et Montélimar, au sud, sur la route Nationale 7.

Les communes limitrophes sont La Coucourde, Condillac, Saulce-sur-Rhône et Cruas (Ardèche).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom des Tourrettes (occitan Turretas) vient d'un radical signifiant colline et tour.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1835, son territoire se composait de 249 hectares de bois particuliers, 267 de terres labourables, 24 de vignes, 8 de près, 31 de pâturages, 132 de routes et rivières, etc. Au total 734.
La commune a payé à l'État pour ses contributions directes de 18 732 164,30 francs, au Département 1 025,49 francs, à la caisse municipale 1 456,98 francs[1]

Des notes de 1860 nous apprennent que le village placé sur une petite éminence, domine la vallée du Rhône, il est entouré de vieux remparts ouverts par des portes latérales en 4 endroits différents. Le château se trouve surélevé par rapport aux maisons. Il est flanqué d'une tour carrée de 64 mètres de haut avec double fenêtres ogivales et entourées de 15 à 20 meurtrières. Les armoiries ont été mutilées, elles devaient rappeler quelques abbés de Cruas. Outre le village, habité par 12 ménages seulement, il y a 3 hameaux : Le Serre, Saint-Didier et Le Logis-Neuf. Ce dernier, voisin du Rhône, de la route, du chemin de fer, a supplanté l'ancien village dont les maisons et l'église tombaient en ruines. La chapelle Saint-Didier est devenue l'église paroissiale. Il y avait autrefois aux Tourrettes une étude notariale, transférée à Lachamp vers 1840.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  2001 André Tronchon    
mars 2001 2008 Gérard Millier    
mars 2008 en cours
(au 23 janvier 2015)
Jean-Pierre Laval[2] DVD puis UDI Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 1 042 habitants[Note 1], en augmentation de 8,09 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
225301294308363371365365328
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
310298302253249249229211225
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
200196195182162176159163187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8082773004616917638419641 042
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Didier des Tourettes : chapelle romane du XIIe siècle MH), restaurée : deux gros contreforts en façade, abside semi-circulaire, coupole octogonale, clocheton à une arcade, classé au titre des monuments historiques depuis 1956[7]. Saint-Didier, évêque de Vienne de 596 à 606, le 23 mai, date de sa lapidation par ordre de Brunehilde, reine d'Austrasie, protecteur des enfants, rassemblait bon nombre de pèlerins, encore en cette première moitié du siècle et pendant les 9 jours suivant le jour de sa fête locale fixée au 11 février, probablement en commémoration de la translation de son corps à Vienne, dans l'église des Saints Apôtres. Ces chrétiens venaient placer leurs enfants malades sous sa protection. Les mères de famille avaient coutume de laisser un habillement complet de leurs enfants malades. Ces dépouilles ou trousseaux d'enfants étaient distribués à des familles nécessiteuses domiciliées dans la paroisse...

L'établissement de cette église remonte au siècle de Charlemagne, on la croit bâtie sur les débris d'un temple du paganisme. Son architecture est élégante et tient à la solidité des édifices que l'on construisait alors. Les murs ont 1,20 m d'épaisseur, faits avec du bon mortier et ouverture sur les 2 parements en pierre d'apparat, ce qui donne beaucoup de grâce à ce monument. Depuis son édification, cette chapelle a certainement subi des transformations. Malheureusement, ces modifications intérieures ne nous sont pas connues, sauf celles qui ont été exécutées au cours du siècle dernier. Nous savons qu'en 1808, des compagnons "italiens" avaient occulté une partie du cœur par la construction d'un galandage sur lequel avait été peinte une fresque qui était censée représenter saint Didier bénissant un enfant que sa mère lui présentait. Qu'en 1877, ce même cœur avait été rétabli dans son état original à l'occasion de l'installation de la statue du Sacré-Cœur. Le galandage placé en 1808 était démoli et les angles du cœur, en pierre de taille, ainsi qu'une partie du revêtement intérieur de l'abside reconstituée. 2 ans plus tard, en 1879, c'était au tour de la toiture de recevoir les soins des spécialistes pour y éponger les nombreuses gouttières, tandis qu'en 1880, le Cœur de la chapelle était doté d'un autel de pierre qui remplaçait celui en bois, lui-même installé dans la petite chapelle latérale consacrée à la Sainte Vierge. En novembre 1882, un projet pour son agrandissement et sa restauration allait prendre corps. Le 23 septembre 1883, les plans de l'édifice transformé étaient soumis aux édiles qui les approuvaient à une grande majorité, dans un premier temps. Ces travaux comprenaient: "le remodelage de la façade avec 2 tourelles, l'agrandissement de la nef et l'adjonction de 2 chapelles latérales". Mais les années suivantes furent riches en péripéties pour le devenir de cette église. Alors que le projet de son agrandissement allait être définitivement abandonné en 1894, au profit de la construction de l'église actuelle dont la solennité de sa consécration eut lieu le 25 septembre 1892, la chapelle Saint-Didier continuait à remplir son office pour les cérémonies de la Toussaint (procession) et pour la fête patronale, malgré les menaces qui pesaient sur elle :

  • physiques d'abord, par sa dégradation due à l'absence totale d'entretien (infiltrations des eaux de pluie par la toiture, signalées à partir de 1894, puis quelques années plus tard, par la séparation du corps du bâtiment de sa chapelle latérale, côté sud, pratiquement tombée en ruine. Cette ruine d'ailleurs allait être "aménagée, en 1912, pour servir d'abri au corbillard de la commune".
  • morales ensuite, puisqu'en 1896, le ministre du culte d'alors demandait la destruction de "l'antique chapelle" puis, revenant sur sa première décision, il exigeait sa fermeture complète. Mais ces injonctions restèrent lettre morte jusqu'à ces dernières années.

Cette tradition allait cependant être interrompue par M. Debos (curé de la commune des Tourrettes et décédé à la veille du XXIe siècle), en raison de l'excessive insalubrité de la chapelle. Mais ce lieu de recueillement ouvert à la discrétion des fidèles allait être définitivement soustrait à leur ferveur religieuse pour prévenir des dangers auxquels s'exposaient les jeunes enfants du quartier qui en avaient fait leur domaine de jeux...

  • Château fort médiéval des abbés de Cruas (château de la Cheysserie) ; donjon, enceinte quadrangulaire et logis du XVIe siècle restauré au XXe siècle inscrit au titre des monuments historiques depuis 1956[8].
  • Logis Neuf, logis bâti le long de la route royale au XVIIIe siècle.
  • Restes de l'enceinte médiévale du castrum en position dominante.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la Drôme, inventaire de la Chambre des comptes. Toutes ces informations sont tirées du Tome IV d'André Lacroix.
  2. Les Tourrettes sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Notice no PA00117079, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Notice no PA00117080, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]