Sardent

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Sardent
Sardent
Balustrade sculptée représentant le nom de la commune
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Ahun
Intercommunalité Communauté intercommunale d’aménagement du territoire Creuse-Thaurion-Gartempe
Maire
Mandat
Thierry Gaillard
2014-2020
Code postal 23250
Code commune 23168
Démographie
Gentilé Sardentais, Sardentaises
Population
municipale
785 hab. (2016 en augmentation de 1,16 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 00″ nord, 1° 51′ 18″ est
Altitude Min. 455 m
Max. 679 ou 680 m
Superficie 41,11 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.sardent23.fr/

Sardent est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'étang de Masmangeas.

Dans la moitié ouest du département de la Creuse, la commune de Sardent est incluse dans l'aire urbaine de Guéret[1] et s'étend sur 41,11 km2. Elle est arrosée au nord sur environ quatre kilomètres par la Gartempe, et parsemée de plusieurs étangs importants (les Brandes, Marque, Masmangeas, Masrivet).

L'altitude minimale, 455 mètres, se trouve localisée au sud du lieu-dit Marque, là où le ruisseau de Marque quitte la commune et entre sur celle de Thauron. L'altitude maximale avec 679[2] ou 680 mètres est située à l'ouest, au sud du lieu-dit le Mathubert[Note 1].

À l'intersection des routes départementales (RD) 34a3 et 50, le bourg de Sardent est situé, en distances orthodromiques, quatorze kilomètres au sud de la préfecture Guéret.

La commune est également desservie par les RD 33, 34, 34a2 et 60, ainsi que par la RD 940a (l'ancienne route nationale 140), qui traverse l'ouest du territoire sur deux kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Sardent et des communes avoisinantes.

Sardent est limitrophe de dix autres communes, dont Peyrabout au nord-est sur environ 500 mètres.

Communes limitrophes de Sardent
Saint-Éloi Saint-Christophe Savennes,
Peyrabout
Janaillat Sardent Maisonnisses
Thauron Pontarion La Chapelle-Saint-Martial,
Saint-Hilaire-le-Château

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de Sardent proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux[3] :

  • Bassegeas
  • les Caurades
  • les Chabannes
  • la Chaise
  • la Chassoule
  • les Chatrelles
  • la Chaumette
  • la Cheminade
  • les Chiers
  • le Chironceau
  • Cœurgne
  • Colombourg
  • le Condrot
  • les Couteilles
  • la Crouzetière
  • la Fay au Bost
  • la Feyte
  • Fontarade
  • le Grand Blessac
  • le Grand Chiroux
  • la Jarrige
  • Maisonniaux
  • Marque
  • le Masbolle
  • Masmangeas
  • le Masriche
  • le Masrivet
  • le Mathubert
  • le Mazeau
  • le Mazelet
  • le Mondoueix
  • le Mont de Sardent
  • le Monteil
  • la Mouline
  • Nouallet
  • le Petit Blessac
  • le Petit Chiroux
  • le Pradeau
  • les Quatre Viats
  • la Rebeyrolle
  • la Ribière Jalade
  • la Ronze
  • la Royère
  • Secondat
  • Seilloux
  • Teillaucher
  • le Thouraud
  • Tressagne
  • la Vergne
  • Villechadeau
  • Villejaleix
  • Villevegoux

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les premières années de la Révolution, la commune de La Royère fusionne avec Sardent[4].

Des années 1920 aux années 1960, le village a été marqué par une importante immigration de tailleurs de pierre italiens, fuyant le fascisme et s'installant ici pour y exploiter le granit dont on faisait les bordures de trottoirs et les pavés utilisés dans les villes[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
    François Rioublant   Notaire
         
1871 1872 Laurent Ganivot    
1900 1900 Pierre Graule    
mai 1900 1907 Arsène Guittard    
fév 1907 1912 Léonard Soumy    
avr 1912 1917 Jean Pasquet    
déc 1917 1925 Eugène Cassier    
mai 1925 septembre 1935 Alphonse Vincent[Note 2] SFIO Médecin
Conseiller général du canton de Pontarion (1925-1935)
octobre 1935 1959 Amédée Peyrot   Conseiller général du canton de Pontarion (1935-1940 et 1945-1951)
mars 1959 novembre 1975 Georges Mercier[Note 2] PRV Conseiller général du canton de Pontarion (1958-1975)
novembre 1975 mars 1977 Georges Aufaure    
mars 1977 mars 2001 Claude Chazeirat PS Conseiller général du canton de Pontarion (1976-1994)
mars 2001 mars 2003 René Baterosse PCF  
mars 2003 mars 2006 Jean-Pierre Decressin DVG  
mars 2006 En cours Thierry Gaillard DVD Conseiller départemental du canton d'Ahun (depuis 2015)

Après les élections départementales de mars 2015, Thierry Gaillard a été élu conseiller départemental, en binôme avec Catherine Defemme, et a été ensuite élu huitième vice-président chargé de l'environnement, eau, assainissement et gestion des déchets.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 785 habitants[Note 3], en augmentation de 1,16 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6041 6511 4501 4771 8962 1462 2852 5062 507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6102 4182 4272 5262 4462 3132 4042 3122 337
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2742 1952 0231 6551 5561 5411 5021 3161 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1191 0851 047944845801835785783
2016 - - - - - - - -
785--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Voir aussi le site des archives départementales de la Creuse[Note 4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin, du début du XIIe siècle alors que ses chapelles sont postérieures, conserve toujours plusieurs croix et un reliquaire en cuivre émaillé et doré, des XIIe siècle et XIXe siècle. L'édifice est inscrit en 1926 au titre des monuments historiques pour son portail méridional[9].
  • En bordure de la place de l'église, la balustrade en pur granite creusois est sculptée en forme de lettres composant le nom « SARDENT ».
  • Sur cette même place se trouve un grand monument érigé en 1937 grâce à une souscription populaire pour rendre hommage au docteur Alphonse Vincent (1880-1935), surnommé « le médecin des Pauvres » en raison de son dévouement et de sa générosité. Ce monument est l'œuvre du sculpteur Évariste Jonchère (1892-1956). La triple masse de granite qui le constitue est surmontée d'un buste en bronze, accompagné de deux bas-reliefs latéraux également en bronze. En 1942 l'État français a confisqué le buste dans le cadre d'une prétendue « récupération des métaux non ferreux », métaux destinés en fait à soutenir l'industrie de guerre allemande. Les deux bas-reliefs avaient été respectés. En , une réplique du buste (refondue à partir du plâtre original que le sculpteur avait donné à la veuve du docteur Vincent) a été remise en place au cours d'une importante cérémonie. Le plâtre se trouve depuis cette époque en mairie de Sardent.
  • La chapelle de Saint-Pardoux, érigée en 1870 sur le mont de Sardent où se recueillait l'ermite saint Pardoux, donne lieu à un pèlerinage à la Pentecôte[10], tous les sept ans.
  • L'espace culturel Claude-Chabrol a été inauguré en 2015[11].
  • Le café « Chez Bichette », établi au cœur du village, a fermé début juin 2018 ; les causes de sa fermeture sont explicitées dans un article du quotidien Libération[12] et sont symptômatiques de la désertification des campagnes françaises.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Pardoux (vers 657-vers 737) y est né et y a vécu en ermite[10] avant que le comte Lantarius lui demande de fonder un monastère autour duquel s'établira ce qui deviendra la ville de Guéret[13].
  • Eugène Jamot (1879-1937), médecin militaire rendu célèbre par la lutte qu'il mena pendant 27 ans en Afrique centrale contre la maladie du sommeil (ou trypanosomiase africaine). Il exerça brièvement à Sardent de 1908 à 1910, puis revint s'y installer en 1936. Il fut contraint à ce retour après la survenue de graves accidents thérapeutiques dans la région de Bafia au Cameroun, où près de 700 Africains étaient devenus aveugles à la suite d'un traitement mal appliqué par l'un de ses adjoints. Il est décédé à Sardent d'un accident vasculaire cérébral le .
  • Alphonse Vincent (1880-1935), médecin de campagne, exerça à Sardent de 1910 à 1935. De 1925 à 1935, « le médecin des Pauvres » fut maire de Sardent et conseiller général socialiste dans le canton de Pontarion ; un monument lui rend hommage sur la place de l'église.
  • Claude Chabrol (1930-), metteur en scène, sardentais d'origine, tourna son premier film Le Beau Serge dans la commune.
  • Francis Girod (1944-2006), metteur en scène, a tourné le film L'Oncle de Russie dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux valeurs différentes pour l'IGN, 679 mètres sur la carte et 680 sur son ancien site.
  2. a et b Décédé en fonctions.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  4. Le site des archives départementales de la Creuse, section recherches généalogiques

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aire urbaine de Guéret (190), Insee, consulté le 22 décembre 2018.
  2. Géoportail, « 679 » (consulté le 22 décembre 2018)..
  3. Géoportail, « Sardent » (consulté le 22 décembre 2018).
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Jean Métégnier, Ernesto Timor et Estelle Coquin, Cogner le granit - Italiens tailleurs de pierre en Creuse, Limoges, Les Ardents Éditeurs, 2015, (ISBN 978-2-917032-61-9).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Notice no PA00100198, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 décembre 2018.
  10. a et b Sardent : pèlerinage à saint Pardoux, Paroisse Saint-Pardoux, consultée le 23 décembre 2018.
  11. La famille de Claude Chabrol (1930-2010) était présente mardi pour l'inauguration de l'espace culturel de Sardent.
  12. Tristan Berteloot (photogr. Ed Alcock), « Jean-Paul Peyrot, allez, on ferme ! » [html], sur liberation.fr, Libération,
  13. http://membres.multimania.fr/sardent/chapelle.htm