Saint-Sauveur-en-Rue

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Saint-Sauveur-en-Rue (en latin : Sanéli Salvatoris et San Sevao en occitan du Nord-Vivarais est une commune française située dans le département de la Loire, en régionRhône-Alpes.

Saint-Sauveur-en-Rue
Vue générale du village dominé par la forêt de Taillard
Vue générale du village dominé par la forêt de Taillard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire (département)
Arrondissement Saint-Etienne
Intercommunalité Communauté de communes des Monts du Pilat
Maire Robert Corvaisier (2014 - 2020)
Code postal 42220
Code commune 42287
Démographie
Gentilé Saint-Salvatorien
Population
municipale
1 133 hab. (2012)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 14″ Nord 4° 29′ 45″ Est / 45.2705555556, 4.49583333333
Altitude Min. 600 m – Max. 1 359 m
Superficie 30,26 km2
Localisation

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Saint-Sauveur-en-Rue

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Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Saint-Sauveur-en-Rue.

Saint-Sauveur-en-Rue est le village le plus méridional du département de la Loire.

La commune est située au centre de plusieurs régions montagneuses : le Velay (côté Haute-Loire), le Vivarais (côté Ardèche) et le Pilat. Plus précisément, elle est localisée au pied du col de la République (1 161 m) et du col du Tracol (1 030 m), sur le contrefort du mont Pyfarat (1 387 m).

La commune est incluse dans le parc naturel régional du Pilat ; elle se trouve sur la ligne de partage des eaux entre le Rhône et la Loire.

Le clocher du village est à environ 3 km à vol d'oiseau des départements de l'Ardèche et de la Haute-Loire.

Le territoire de la commune de Saint-Sauveur-en-Rue abrite la source de la Déôme, rivière du bassin du Rhône, traversant la ville d'Annonay.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sauveur-en-Rue
Saint-Régis-du-Coin [Prélager, Gimel] La Versanne Bourg-Argental
Saint-Régis-du-Coin [village] Saint-Sauveur-en-Rue Burdignes
[village]
Riotord (Haute-Loire) Vanosc,Monestier (Ardèche) Burdignes
[Montchal, La Faye]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières
  • D 503 : relie le village au Tracol, en direction de Riotord D 501 et d'Yssingeaux, elle prend ensuite la direction de Bourg-Argental, [et de la rive droite du Rhône à Saint-Pierre-de-Boeuf]]
  • D 22 : relie le village au col de la République D 28, RN 82 (D 1082), en direction Saint-Genest-Malifaux, Saint-Étienne ; et monte aussi à Burdignes (D 29), elle croise la D 503 sur la place Guétat ;
  • D 74 : prend sa bifurcation au Tracol sur la D 503 et va en direction de Saint-Régis-du-Coin et de Marlhes (D 28 vers le col de la République).
  • Voie rapide et autoroute les plus proches : N 88, A7 :
Transports en commun
  • Ligne locale : Saint-Sauveur-en-Rue - Bourg-Argental
  • Ligne 122 : Saint-Étienne-Annonay via Bourg Argental

Les sentiers de grandes randonnées :

  • GR65 : Elle reprend principalement l'ancien tracé de la ligne ferroviaire, elle suit le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (en direction de l'est : Bourg-Argental, en direction de l'ouest : L'Auvergne, Le Puy)
  • GR42 : Elle passe à l'est de la commune et croise la GR65 au niveau du hameau du "Cognet", au nord, elle va en direction de Saint-Étienne, au sud, elle traverse l'Ardèche pour se rendre à Avignon.
  • GR7 : Elle croise la GR65 à Séguille dans la forêt de Taillard au-dessus du Tracol, elle provient du col de la République et va vers l'Ardèche et vers les Pyrénées.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Projet éolien[modifier | modifier le code]

Un projet comprenant 10 éoliennes d'environ 120 mètres de haut, en coopération avec la commune de Burdignes et la communauté de communes des monts du Pilat, est prévu sur les hauteurs de la forêt de Taillard, dans le secteur des Cimes.

Via Fluvia[modifier | modifier le code]

Le projet d'une voie-verte est en cours sur l'ancienne ligne ferroviaire. Elle reliera la vallée de la Loire à la vallée du Rhône. Ce projet permettra de développer le tourisme sur le territoire.

Article détaillé : Via Fluvia.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune ne possède aucun vestige de l'antiquité ou du Haut-Moyen Âge mais on peut s'apercevoir que, grâce à la toponymie des nom de hameau ou de lieux, il y avait des populations, notamment Celte, sur le territoire de la commune. Par exemple, Vernaly, nom d'un hameau, provient du celte et veut dire "clairière des aulnes". Lourbat, nom d'un autre hameau, signifie "orphelin"[1].

Chavojou semble avoir été un lieu de culte, à l’époque gallo-romaine : son nom dériverait du latin « cava », vallée creuse, et « jovis », autre façon de nommer Jupiter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Prieuré casadéen et bénédictin de Saint-Sauveur (1061-1789)[modifier | modifier le code]

Prieuré de Saint-Sauveur

1061 – 14 décembre 1789

Histoire et événements
1061 Donation du prieuré par Artaud d'Argental à la nouvelle abbaye de la Chaise-Dieu
1390 Construction des fortifications
19 avril 1607 Rattachement au collège des jésuites de Tournon
14 décembre 1789 Création de la commune de Saint-Sauveur

Entités précédentes :

  • Création

Entités suivantes :

  • Commune de Saint-Sauveur
  • Commune de Saint-Sauveur-en-Rue (1898)

Saint-Sauveur-en-Rue est un village assez ancien, qui a notamment prospéré au Moyen Âge. En effet, le col du Tracol était le passage obligé pour les marchands allant de la vallée du Rhône au Puy-en-Velay. Le village se trouve sur un axe majeur, appelé la route du sel, qui dessert toute la moitié nord de la Haute-Loire et le nord de l'Ardèche, de la Drome et de l'Isère.

Le prieuré de Saint-Sauveur a été fondé en 1061, quand le seigneur Artaud d’Argental, sur les conseils de sa femme Fie et sur le consentement des chevaliers d'Argental, lègue "les revenus et réserves des églises d'Argental, Bourg, Burdignes, Vanosc, Riotord et de Saint-Genest au fin d'établir à Saint-Sauveur un prieuré"[1] aux moines de La Chaise-Dieu. Un prieuré casadéen est alors créé[2].

Saint-Sauveur ne se trouvait pas encore dans le Royaume de Francie occidentale. Le village se situait dans le comté de Vienne, qui faisait partie alors du Royaume d'Arles et de Bourgogne, dépendance du Saint-Empire. Le Col du Tracol faisait office de frontière entre le Saint-Empire et le Royaume durant le XIe et le XIIe siècle[3]. Par la suite, le village se trouvait à la frontière avec le comté auvergnat (puis Velay) et le comté du Vivarais quand il a été intégré au Forez. Après sa création, le prieuré avait des possessions dans le nord du Vivarais, dans le Velay. Saint-Sauveur appartenait à l'archidiocèse de Vienne. On parlait alors de Forez-Viennois[2]. La paroisse de Saint-Sauveur faisait partie du bailliage de Bourg-Argental. Une partie du prieuré dépendait du mandement de la Faye (Saint-Genest) et une autre partie du bailliage de Saint-Ferreol (côté Velay).[4]

En 1066, le domaine de Rû est acheté par Guy de Bourgogne[5]. L'église est reconstruite dans le XIe siècle et elle est consacrée à Guy de Bourgogne en 1100.

Liste des prieurs de Saint-Sauveur[5]
Nom des prieurs Dates Notes
Robert de Turlande 1061 - 1067 Il est plus connu sous le nom de Saint-Robert, le fondateur de l'abbaye de la Chaise-Dieu.
Guy de Bourgogne 1067- vers 1090 Il est d'abord archevêque de Vienne et devient pape en 1119 sous le nom de Calixte II.
Gaston vers 1090 - vers 1095
Hugues après 1095 Il fait construire l'église de Saint-Sauveur pour honorer Guy de Bourgogne. Les églises de Saint-Julien-Molin-Molette, Saint-Appolinard et de Saint-Julien-en-Goye (Savas) lui sont donné.
Guy II ou Guigues vers 1140
Arnaud vers 1173
Albert vers 1174 Il reçoit des nouvelles concessions du seigneur d'Argental.
Humbert vers 1190 Il obtient réparation des violences faites par le seigneur d'Argental, Guigues Pagan, sur le monastère.
Artaud Pagan d'Argental septembre 1226 - février 1251 Il est issu de la famille noble des Pagan d'Argental. Il est aussi abbé à Saint-Martin-de-Cruas.
Artaud de Mastre 1251 - 1285
Etienne du Chateau 1285 - 1294
Pictavin de la Garde 1294 - 1308
Guillaume de la Garde vers 1314
Guy de Vassel 1317 - décembre 1358
Gilles Aycelin de Montaigu 1358 - 1378 C'est un cardinal, évêque de Thérouanne. Il est un proche du roi Jean II et participe à la bataille de Poitiers lors de la guerre de Cent-Ans. Il va réformer l'académie de Paris.
Guillaume Vilate 1379-1380 Il est investi prieur de Saint-Sauveur le 21 août 1379. Il cède le prieuré à Anglic de Grimoard car il est nommé abbé de Saint-André-d'Avignon. Il va continuer à administrer le prieuré "quelque temps" lorsque Anglic de Grimoard sera prieur.
Anglic de Grimoard 1380 - 1388 C'est le frère du pape Urbain V. Il est chanoine de Saint-Ruf de Valence.
Bernard Vigier 1390 - vers 1410 Il ordonne la construction en 1390 des fortifications et des fossés autour de Saint-Sauveur à la suite du début de la guerre de Cent Ans. Il fait construire un quartier au midi de l'église.[6]
Barthélemy de Farges vers 1413
Denis Giraud vers 1420 Il a été procureur du collège de Tournon.
Venerand de la Farge vers 1420 - 1434
Antoine d'Urfé vers 1450
Renaud de Blot de Chauvigny 1459 - 1465 Après 1465, il devient abbé à la Chaise-Dieu et y meurt en 1491. On y trouvait ses armoiries dans l'ancienne église de Saint-Sauveur.
Jean vers 1482
Louis Jouvenel vers 1490
Nectaire de Saint-Nectaire vers 1510 Issue de la famille seigneuriale de Saint-Nectaire. On y trouvait les armoiries de la famille dans l'ancienne église.
François de Saint-Nectaire vers 1537 Il participe activement aux conflits de religions. Il est mariée à Jehanne de Laval, maîtresse de Henri III. Son fils Henri devient ministre d'Etat et ambassadeur.
Nicolas vers 1545 - 1549 Cardinal de Gadois
Thadée 1549 - 1562 Cardinal de Gadois
Flory Bonardel 1562 - 1569
Louis de Tournon 1569 - 1570
Mathieu Panoye 1570 - 1578
Jean de Montchal 1578 - vers 1590
Antoine Portal vers 1590 - 1607 C'est le dernier prieur de Saint-Sauveur avant le rattachement avec les jésuites de Tournon le 19 avril 1607.

Le prieur de Saint-Sauveur est un seigneur très puissant du point de vue judiciaire et spirituel[1]. Certains prieurs étaient commanditaire, ils ne sont jamais venu à Saint-Sauveur. Le prieuré entretenait sept moines[7].

La maison forte de Rû appartenait au XIe siècle à la famille des seigneurs d'Argental et de Malleval[2]. Sous la Révolution, ce sont les Ursulines de Boulieu-en-Vivarais qui possédaient la maison forte.[2]

Vers la fin du XIIe siècle, Aymon Pagan d'Argental, puis son fils Guigues ont attaqué la ville de Saint-Sauveur. Aymon a dû arrêter ses attaques en 1174 sous peines de "malédictions". Quant à Guigues, il a repris les attaques et a volé 640 sous viennois mais il a été condamné à donner une terre au prieur[5].

Quelques autres conflits ont eu lieu, notamment avec les Templiers de Marlhes qui contestait la dîme en 1272[8].

Le prieuré est rentré dans le Royaume de France vers 1180 et dans le domaine royal en 1532, sous François Ier.

Pendant toute la période de son existence, le prieuré possédait de riches propriétés comme la forêt de Taillard et la forêt de Vocance, qui étaient la principale source économique du prieuré. Saint-Sauveur possédait aussi des biens à l’extérieur de son territoire, comme la grange de Saint-Sauveur-de-Lachalm à partir de 1141 (situation exact inconnu, probablement aux alentours de Serrières)[7].

Les bâtiments se situant au sud de l'église, au bord de la D503 entre le parking du gymnase et de la place des Platanes, datent du XVIe siècle et ils ont été transformé par la suite[9].

Saint-Sauveur possédait des fortifications construite en 1390 dont il reste quelques vestiges près de la maison de retraite, une tour de guet et une porte au-dessus du gymnase. Les officiers du roi sont entrer en conflit avec le prieur car ils jugeaient que les fortifications de Saint-Sauveur étaient trop nuisible à celle de Bourg-Argental[8]. En 1433, le prieur a menacé "de faire tirer un coup de bombarde sur les officiers du roi"[7]. Elles ont été détruite probablement au début du XVIIIe siècle sous Louis XIV, période ou la majorité des fortifications médiévales des villes étaient détruite à cause des coûts d'entretien exorbitant et de leurs inefficacités.

Les communes actuelles qui dépendaient du prieur de Saint-Sauveur au Moyen Âge sont Burdignes, Bourg-Argental, Saint-Julien-Molin-Molette, Colombier, Graix, Thélis-la-Combe, Saint-Appolinard, Saint-Julien-en-Goye, Vanosc, Vocance, Riotord, La Versanne, Marlhes, Saint-Régis-du-Coin et Saint-Genest-Malifaux[8]. Le prieur de Saint-Sauveur était décimateur (personne chargé de récupéré la dîme) dans ces paroisses.

En 1607, prieuré de Saint-Sauveur s'unifie avec le collège Jésuite de Tournon sur ordre du pape Paul V. Cette union va mal se passer à Saint-Sauveur. Les religieux partiront alors du prieuré définitivement pour la Chaise-Dieu[10] au XVIIème siècle. Il est clair qu'à partir de ce moment, le prieuré perd sa puissance, notamment aussi à cause de la fin du Moyen-Age et le renforcement du pouvoir monarchique, mais aussi suite aux guerres de religions qui ont ravagé la région.

Le village possède 35 croix, dont la principale appelée croix du Perthuis ou croix de l'Ascension se trouve sur un rocher devant lequel le curé bénit les participants lors des processions. Cette croix se trouve dans l'épingle de la RD 503 au niveau du lieu-dit le Griotet (au-dessus de la zone artisanale). Toutes ces croix ont été initialement construites au XVIIe siècle et ont été préservées pendant la Révolution française par les paysans du village.

Avant 1789, Saint-Sauveur possédait une école presbytérale ou les élèves apprenaient le latin et une école monastique (signalée en 1532). Une petite église abbatiale se trouvait en face de l'église actuelle[1].

Très peu d'archives existent sur l'histoire du prieuré, seul un cartulaire existe. En effet, à la suite des lois révolutionnaires de 1793/1794, les archives ont été brûlées. Il reste très peu de vestige de l'époque médiéval[5]. Mais il est clair que Saint-Sauveur a l'une des plus riches histoires du Pilat, de la région viennoise et du nord du Velay.

Saint-Sauveur du XIXe siècle à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, le , l’abbé Robert, curé de Saint-Sauveur-en-Rue, prêtre réfractaire ayant refusé de prêter serment, a été exécuté à Lyon après avoir clandestinement confessé beaucoup de prévenus[11].

En 1820, une nouvelle école est fondé par Marcellin Champagnat, c'est la deuxième alors de la congrégation des Frères Maristes. L'école existe toujours aujourd'hui en tant qu'école privé mixte.

Le 26 avril 1858, la commune de Saint-Régis-du-Coin est créé sur arrêter ministériel en scission de Saint-Sauveur (les Confins, Prélager, La Rouchouze) et Marlhes.

Saint-Sauveur-en-Rue a connu une certaine prospérité au début du XXe siècle avec l'exploitation de la forêt de Taillard pour les bois d'étayage des mines de Saint-Étienne toutes proches et pour le tissage d'unis pour l'impression.

Saint-Sauveur-en-Rue était alors desservi par le train (Ligne Saint-Rambert-d'Albon - Firminy) à partir de 1883 jusqu'en 1953. Contrairement aux villages voisins, la ligne de chemin de fer ne passait pas par le village mais à quelques centaines de mètres au-dessus.

Plusieurs usines sont construites notamment l'usine Jarrosson sur la route du Tracol et l'usine Vacher sur la route de Burdignes. Ce passé industriel reste présent dans le paysage avec les différents bâtiments et cheminées. Le village comptait alors une population au-delà des 2.000 habitants.

L'usine Vacher, situé sur la route de Burdignes, dans les années 1900

En 1898, Saint-Sauveur-en-Rue devient le nom officiel de la commune qui s'appelait avant cette date Saint-Sauveur.

L'église Sainte-Blaise a été reconstruite de 1898 à 1900 par Sainte-Marie Perrin, architecte de Fourvière de Lyon[12].

Au début des années 1970, une station de détection sismique a été érigée dans l'ancien tunnel ferroviaire de Badol, du nom du hameau situé à l'est de Saint-Sauveur-en-Rue. Son importance s'est accrue à partir de 1993[13] . Elle a été installée notamment pour la surveillance de la région voisine des volcans d'Auvergne.

Aujourd'hui, Saint-Sauveur-en-Rue est principalement un « village dortoir » dont de nombreux habitants travaillent à Saint-Étienne, dans le bassin annonéen ou dans la vallée du Rhône ; quelques artisans et commerces de proximité y subsistent encore.

Les habitants de Saint-Sauveur-en-Rue sont surnommés « les Picatios d’âne » (expression d'occitan Nord-Vivarais qui signifie « pique cul d'âne », car c'était jadis le seul moyen de faire avancer les ânes de renfort sur la montée du Tracol).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1871 Jean Peyrachon    
1871 1876 Antoine Panel    
1876 1879 Claude Soutrenon    
1879 1888 Stéphane Guétat    
1888 1906 Jean Roux    
1906 1915 Régis Sauvignet    
1915 1919 Auguste Peyrachon    
1919 1925 Romain Carrot    
1925 1926 Régis Sauvignet    
1926 1929 Jacques Moutot    
1929 1934 Régis Sauvignet    
1934 1944 Romain Carrot    
1944 1962 Jean Gamel    
1962 1983 Firmin Perret    
1983 1989 Lucien Charroin    
1989 1992 Odette Vacher    
1992 2001 Annie Blanchard    
2001 mars 2014 Charles-Erick Barralon    
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Robert Corvaisier    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 133 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420 1 793 1 679 1 496 1 825 1 784 1 849 1 912 1 864
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 049 1 835 1 890 1 909 1 943 2 756 2 182 2 238 2 168
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 246 2 257 2 153 1 818 1 827 1 825 1 787 1 571 1 402
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 324 1 266 1 190 1 136 1 053 1 105 1 103 1 108 1 131
2013 - - - - - - - -
1 133 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune de Saint-Régis-du-Coin n’existait pas avant 1832, Saint-Sauveur partageait donc Saint-Régis-du-Coin avec Marlhes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les principales festivités de Saint-Sauveur-en-Rue sont[réf. souhaitée] :

  • Durant l'été, la Fête des « Picatios » aborde chaque année des thèmes différents ;
  • les 13 et 14 juillet, l'amicale des Sapeurs Pompiers de Saint-Sauveur organise le feu d'artifice suivi d'un bal et le lendemain un concours de pétanque ;
  • vers la mi-août, marché nocturne ;
  • le 3e dimanche de septembre, la Taillardine, parcours de marche et VTT, a lieu traditionnellement dans la forêt de Taillard
  • En août, la vogue des classards (manèges, bal, etc.) ;
  • en décembre, le Téléthon.

Lieux et services publics[modifier | modifier le code]

  • Une école publique
  • Une école privée mixte
  • Une salle des fêtes
  • Une agence postale
  • Un boulodrome
  • Un gymnase

Activités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur a un club sportif depuis 1969 : l'OCS (Olympique Club de Saint-Sauveur). Une centaine de licenciés pratique le handball au niveau départemental avec différentes sections selon les âges. Il y a aussi la présence d'une dizaine de licenciés qui pratique du volley-ball ,la gymnastique et la pétanque.

Saint-Sauveur possède un gymnase et un boulodrome intérieur et plein-air (terrain de la Gare).

Le village possède aussi un club de Boule lyonnaise appelé "La Boule de Taillard".

Différentes autres activités sont exercés comme le futsal par exemple.

Des sports de nature sont pratiqués comme le VTT, la randonnée pédestre (chemins balisés) et le ski de fond avec les domaines nordiques de Saint-Régis-du-Coin et de Burdignes.

Économie[modifier | modifier le code]

Le village a perdu au fil du temps la majorité de son activité industrielle. Aujourd'hui, les artisans restent tout de même nombreux notamment dans le domaine du bois et de la construction. L'agriculture reste important avec des GAEC sur tout le territoire de la commune.

Une zone d'activité est présente dans le secteur du Perthuis au bord de la D503. Une nouvelle zone est en projet entre les deux plus grosses friches industrielles du village sur la route de Burdignes.

Il y a une grande activité tertiaire sur le village notamment grâce à la présence des la Maison d’Accueil Spécialisée du Rosier Blanc et à la maison de retraite de la Tour des Cèdres.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

137 odonymes recensés à Saint-Sauveur-en-Rue
au 14 septembre 2014
Allée Ave. Bld Chemin Côte Cour Imp. Montée Pass. Place Pont Quai Rd-point Route Rue Ruelle Square Autres Total
1 [N 1] 2 [N 2] 0 4 [N 3] 1 [N 4] 0 6 [N 5] 3 [N 6] 0 4 [N 7] 1 [N 8] 0 0 4 [N 9] 11 0 0 100 [N 10] 137
Notes « N »
  1. Allée du Sur Pourret.
  2. Avenue de la Victoire et Avenue Sainte Madeleine.
  3. Chemin de Girardon, Chemin de la Croix Verte, Chemin du Grand Moulin et Chemin du Sapet.
  4. Côte Crozet.
  5. Impasse d'Aiguebelle, Impasse de Gournay, Impasse des Cerisiers, Impasse des Jacquets, Impasse des Tourterelles et Impasse du Riotet.
  6. Montée de Ru, Montée des Écoles et Montée du Village d'Enfants.
  7. Place du 19-Mars-1962, Place du 8-Mai-1945, Place du 11-Novembre et Place Guétat.
  8. Pont de Vernaly.
  9. Route de Bourg-Argental, Route de Burdignes, Route de Saint-Étienne et Route du Tracol.
  10. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

  • Notre-Dame de la Salette, statue située en direction de La Côte et surplombant le village.
  • Vestige de l'ancienne fortification : La Pietà, dans la rue au-dessus du gymnase, près de l'ancienne porte est du village; le mur entre le gymnase et la Place Guetat est probablement un vestige de ces fortification; la tour de la maison de retraite est une ancienne tour de guet.
  • La Pierre des Trois-Évêques, située près du hameau de Gimel, semble avoir été utilisée comme limite entre plusieurs territoires ; elle marquait, à l'époque gallo-romaine, la frontière entre trois grandes provinces : Gaule lyonnaise, Gaule narbonnaise et Gaule aquitaine ; sous Charlemagne, elle servait de frontière entre l'Aquitaine, la Provence et la Bourgogne ; elle a ainsi servi de démarcation lors du partage de l'empire en 843 ; au Moyen Âge, elle délimitait les archidiocèses de Lyon, Vienne et du Puy. C'est vraisemblablement de cette particularité que vient son nom, les évêques pouvaient ainsi se rassembler sur cette pierre sans quitter leur évêché ; il est cependant peu probable que de telles réunions aient eu lieu.[réf. souhaitée].
  • Le Rocher de Garde
  • Plusieurs châteaux entourent le village, notamment le château de Ru et le château de Bobigneux.
  • L'église paroissiale Saint-Sauveur, édifice datant de la fin du XIe siècle[16], possède de nombreux chapiteaux sculptés classés MH au titre d'objets[17], a fait l'objet de travaux important au XXe siècle ; aujourd'hui c'est un lieu de culte de la paroisse catholique Saint-Régis-d'Argental. Son clocher compte 6 cloches et à la particularité aujourd'hui d'annoncer les décès dans la commune en sonnant une mélodie différente pour les hommes et pour le femmes suivit de l'âge taper au tocsin.
  • Église St-Blaise construite à la fin du XIe siècle et rénovée en 1900.
    Vestiges de la ligne de chemin de fer entre Firminy, Bourg-Argental, Annonay et Saint-Rambert-d'Albon :
    • Le tunnel de Badol (environ 650 m de long) qui abrite une station sismique ;
    • Le tunnel de la Grange (environ 700 m de long), situé après le viaduc de la Poulette ;
    • Le tunnel de Bouard (environ 650 m de long) ;
    • Le tunnel du Tracol (environ 2 300 m de long) dans lequel vivent des espèces de chauves-souris en danger d'extinction.
    • Le viaduc de la Poulette (110 m de long et 65 m de haut).
  • Il y a aussi la présence de friches industrielles, qui sont en cours de réhabilitation pour le domaine associatif.

Sites écologiques et panoramas[modifier | modifier le code]

  • Forêt de Taillard
    Article détaillé : Forêt de Taillard.
  • Le plateau de Gimel avec la tourbière notamment, zone Natura 2000. De là, on peut voir la vallée du Rhône, et les différentes communes en contrebas de la vallée de la Déôme.
  • Depuis le Tracol, le panorama s'ouvre sur les volcans d'Auvergne et les Alpes.
  • Des chaos constitués d'arènes granitiques dues à l'altération de la roche par l'eau, parsèment les hauteurs autour du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mère Béatrix (1874-1950) : née à Saint-Sauveur, elle a fait partie de la communauté de Saint-Paul de Chartres, et est partie pendant de longues années en mission en Corée du Sud. Durant l'éclatement de la guerre de Corée, elle se fait arrêter par les troupes communistes nord-coréennes et est déportée dans un camp de concentration. Elle participe à la marche de la mort de ces camps en 1950 dont elle y laissera sa vie. Son décès n'est connu que 3 ans plus tard lors de la fin de la guerre. L’archevêque de Séoul a déposé un dossier auprès du Vatican pour sa canonisation en décembre 2014[18].
  • Saint Jean-François Régis (1597-1640) : il est passé par le prieuré, dans le hameau de Coin, futur village de Saint-Régis-du-Coin.
  • Abbé Soutrenon (1766-1831) : il est né au hameau de la Grange de Vidal. Il est arrêté le 9 mai et condamné à la déportation. L'abbé Soutrenon, homme de forte résistance physique, réussit à survivre à ce calvaire et il est libéré le 5 avril 1795. Il regagne incognito le hameau de la Grange de Vidal. Il est nommé curé de Saint-Sauveur en 1818 et le reste jusqu'à sa mort en 1831. On lui doit la fondation de l'école des Frères Maristes.
  • Saint Marcellin Champagnat (1789-1840) : il a créé un établissement mariste en 1820 dans le village, ses parents se sont marié à l'église de Saint-Sauveur. Il va y vivre deux ans dans son enfance puisque sa mère est originaire du village. Il va souvent se confesser à l'abbé Soutrenon qui exerce à Saint-Sauveur, et qui va notamment lui apprendre l'histoire du prieuré.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Grande Encyclopédie du Forez (4323-5), Archive Départemental de la Loire
  2. a, b, c et d (la) « Cartulaire du prieuré de Saint-Sauveur »,‎ université jean monnet (consulté le 12 novembre 2015)
  3. « Forez-Info » (consulté le 14 janvier 2016)
  4. Mémoire pour les co-seigneurs de la baronnie de la Faye en Forez
  5. a, b, c et d (fr+la) Comte de Charpin-Feugerolle et M-C Guigue, Cartulaire du prieuré de Saint-Sauveur, , 416 p. (lire en ligne), page 11 à 22
  6. Félix Thiollier, Forez pittoresque et monumental: histoire et description du département de la Loire
  7. a, b et c « Réseau casadéen », sur www.reseaucasadeen.eu (consulté le 19 janvier 2016)
  8. a, b et c « Réseau Casadéen »
  9. Guide de Saint-Sauveur
  10. Grande Encyclopédie du Forez, Archives Départementales de la Loire
  11. Paul Richard, Lyon Sacré, imprimerie J. Vernay, Lyon, 1914
  12. « Saint-Sauveur-en-Rue » (consulté le 30 décembre 2015)
  13. geoscope.ipgp.fr Observatoire Géoscope.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  16. Dictionnaire topographique du département de la Loire, J.E. Dufour, 1946
  17. Base Mérimée Ministère de la Culture
  18. « Le Progrès-Décédée en 1950 en Corée, mère Béatrix sur le chemin de la béatification », sur Le Progrès,‎ (consulté le 3 janvier 2015)