Saint-Benoît-de-Carmaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Benoît.

Saint-Benoît-de-Carmaux
Saint-Benoît-de-Carmaux
Groupe scolaire de Fontgrande.
Blason de Saint-Benoît-de-Carmaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Carmaux-2 Vallée du Cérou
Intercommunalité Communauté de communes Carmausin-Ségala
Maire
Mandat
Thierry San Andrès
2014-2020
Code postal 81400
Code commune 81244
Démographie
Population
municipale
2 157 hab. (2015 en augmentation de 0,23 % par rapport à 2010)
Densité 480 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 11″ nord, 2° 07′ 50″ est
Altitude 285 m
Min. 217 m
Max. 330 m
Superficie 4,49 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte administrative du Tarn
City locator 14.svg
Saint-Benoît-de-Carmaux

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte topographique du Tarn
City locator 14.svg
Saint-Benoît-de-Carmaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Benoît-de-Carmaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Benoît-de-Carmaux
Liens
Site web http://www.saint-benoit-de-carmaux.fr/

Saint-Benoît-de-Carmaux est une commune française du sud-ouest du pays, située dans le département du Tarn, en région Occitanie. Elle fait partie de l'unité urbaine de Carmaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Carmaux située dans son pôle urbain, Saint-Benoît-de-Carmaux est une commune de l'extrême sud de la région naturelle du Ségala, frontalière de l'Albigeois. À moins de 2 km à l'ouest de Carmaux, et à 17 km au nord d'Albi, elle est également à une heure de route de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Benoît-de-Carmaux
Monestiés
Combefa Saint-Benoît-de-Carmaux Carmaux
Blaye-les-Mines

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 449 hectares ; son altitude varie de 217 à 330 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Benoît-de-Carmaux

Son blasonnement est : Palé de gueules et d'argent de six pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1969 Ludovic Larroque SFIO  
1969 ? Jean Delfau    
? mars 1977 Pierre Rodière    
mars 1977 mars 1989 Francine Boyer PCF  
mars 1989 mars 1996[2] Gonzalve Uribellaréa PCF  
mars 1996 27 juin 2009 Serge Entraygues PCF Conseiller général du canton de Carmaux-Nord (2001-2015)
27 juin 2009 22 mars 2011[3] Gabriel Miranda[4] PCF  
26 mai 2011 en cours Thierry San Andrès[5] PCF 6ème vice-président de la 3 CS
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 2 157 habitants[Note 1], en augmentation de 0,23 % par rapport à 2010 (Tarn : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
229265314354374402461514539
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5996508217869421 0491 1521 2411 329
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2761 3061 3191 3652 1612 7802 5792 5373 060
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 9103 5793 1712 7452 4312 2652 1432 1522 157
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Benoît-de-Carmaux en 2009[10]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,56 % 0,00 % 9,39 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 29,73 % 0,00 % 20,42 % 4,72 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 84,24 % 0,00 % 68,37 % 11,23 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,03 % 16,17 % 4,12 %

La taxe professionnelle est perçue par la communauté de communes du Carmausin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Quartiers : Rauquillous, Fontgrande, Cité Mosellane, Cité Jean Jaurès, Cote de Ginestet, Rieysses, Les Cureyes.
  • La cité de Fontgrande appelé hameau de Fontgrande à l'origine. Cette cité ouvrière de mineurs fut créée entre 1920 et 1934 pour accueillir au départ les familles françaises d'ouvriers, d'employés mais aussi d'ingénieurs de la Société des mines de Carmaux. Lors du départ de nombreux jeunes français pour des métiers plus valorisants, mieux rémunérés mais surtout moins dangereux, la Société des Mines dépêcha des recruteurs en Asturies (Vallée du Nalon, Espagne), en Italie du Nord et accueillit les nouveaux travailleurs Polonais. Ils remplacèrent en partie les mineurs du Nord de la France qui, exilés durant la Première Guerre mondiale étaient venus travailler dans les Mines de Carmaux. À l’issue de la guerre, ils durent retourner dans leurs régions d’origine, occasionnant ainsi un manque de main-d’œuvre aux mines de Carmaux, accentué en outre par la mort de 300 mineurs carmausins pendant le conflit mondial. Ainsi, la Société des Mines de Carmaux décida la construction de nouveaux logements pour les héberger. La cité de Fontgrande est sans doute le plus luxueux de ces villages de mineurs carmausins et des deux premières cités construites à Saint-Benoît, la cité des Caves (1862) et la cité Sainte-Barbe (1862). D’une architecture typique des années 19201930, chaque maison du hameau propose deux logements symétriques et un jardinet mais certaines maisons sont à logement unique. La Société des Mines a été contrainte de fournir des écoles pour accueillir ces nouveaux arrivants dans la commune de Saint-Benoît de Carmaux. Après avoir utilisé provisoirement deux maisons de la Place du Marché transformées en écoles de filles et de garçons, la société se lance dès 1927 dans la construction d'un groupe scolaire de 12 classes accueillant les enfants depuis les classes enfantines jusqu'au certificat d'études distingué à l’époque pour sa remarquable réalisation : un grand corps central de trois étages abritant l'administration et un logement de fonction, deux grandes ailes de 45 mètres sur trois niveaux (deux pour les classes et un pour la partie technique) coiffées d'un toit terrasse remplacé par la suite par une charpente métallique couverte de tuiles mécaniques et perpendiculairement, un grand préau d'une quarantaine de mètres de long avec une terrasse et son éphémère court de tennis qui n'a jamais servi. Le nouveau groupe scolaire a été ouvert lors de la rentrée scolaire 1930-1931 et inaugurée par le ministre de l’Instruction publique en juillet 1933. La Revue Manuel Général de l'Instruction Primaire datant de 1933 publie une photo d'enfants dans la cour de l'école et elle donne la légende : Fontgrande, une école moderne. Cour et préau du groupe scolaire de Fontgrande édifié par la Société des Mines de Carmaux. La terrasse qui surplombe le préau est utilisée pour l'enseignement en plein air. Le groupe a été visité, en août dernier par M. le Ministre de l'Instruction publique.
  • L'église Saint-Benoît.
  • L'ancienne mairie (maison des associations).
  • Statues : À la terre d'Alfred Boucher (Cité Jean Jaurès) ; Maternité de Paul Dubois.
  • Parcs : Parc Robespierre ; Parc de la Planquette.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Benoît-de-Carmaux fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par le groupe scolaire de Fontgrande.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Faits divers[modifier | modifier le code]

Début 2017, les restes d'os de jambe et de bras ont été retrouvés dans un bidon d'acide dans une maison au lieu-dit la Peyrotte sur la commune de Saint-Benoît-de-Carmaux. Après enquête, la police scientifique a découvert qu'il s'agissait de Roger Memoli, un ancien truand marseillais ayant passé 22 ans derrière les barreaux[11] et domicilié à Albi après sa sortie de prison en 2015. Memoli, impliqué dans la guerres des cliniques marseillaises dans les années 80, était porté disparu depuis 2016. A ce moment, Yves Costamagno dit le Marseillais, ancien infirmier ayant fait 23 ans de prison pour assassinat, est placé sous surveillance. Il s'avère qu'il était le propriétaire de la maison où les restes de Roger Memoli ont été retrouvés. De plus, les deux hommes s'étaient croisés en prison et devenus amis. Le mystère reste entier puisque Costamagno, est décédé d'un AVC à son fameux domicile à l'âge de 70 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]