Romain Cazes

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Romain Cazes
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean François Étienne Joseph Victor Cazes
Nationalité
Activité
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Père
Distinctions
3e prix du Salon de Paris (1839)
Légion d'honneur (1870)

Romain Cazes, pseudonyme de Jean François Étienne Joseph Victor Cazes, né le à Saint-Béat (Haute-Garonne) et mort le à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Romain Cazes est le petit-fils du député et accusateur public Jean-Barthélémy Cazes (Montréjeau, 1747-1806) et le fils du poète gascon Victor Cazes (1778-1861), conservateur des basiliques de Saint-Bertrand-de-Comminges et de Valcabrère, qui créa, à Saint-Bertrand-de-Comminges, un musée pyrénéen avec Nérée Boubée[1].

Élève d'Ingres, il a peint de nombreux décors religieux dans les églises du Sud-Ouest (Bagnères-de-Luchon, Saint-Mamet, Bordeaux, Oloron-Sainte-Marie, etc.) et de Paris (La Trinité, Notre-Dame de Paris, Saint-François-Xavier).

Il serait venu en 1848 en convalescence aux thermes de Bagnères-de-Luchon pour guérir du choléra. Le curé Carrère à qui il aurait offert deux dessins d'anges lui aurait ensuite demandé de faire les fresques de sa nouvelle église du petit village voisin de Saint-Mamet[réf. nécessaire].

Il a également peint les fresques de la nouvelle église Notre-Dame de l'Assomption de Bagnères-de-Luchon, édifiée entre 1852 et 1856 pour remplacer l'ancienne église détruite en 1850. Il en demanda un prix de 15 000 francs, payé pour moitié par la fabrique de Luchon, et pour moitié payé directement par l'État et par Charles de Morny, ministre de l'Intérieur[2].

Il est décoré de la Légion d'honneur en 1870.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Albi, cathédrale Sainte-Cécile : fresques.
  • Bagnères-de-Luchon :
    • église Notre-Dame de l'Assomption :
      • Le Couronnement de Marie,
      • Les Litanies de la Vierge,
      • La Divine liturgie. Ces trois toiles rassemblent un ensemble de 83 personnages dont plusieurs sont des personnalités luchonnaises : deux moines agenouillés sont incarnés par le curé Vidaillet et l'architecte Loupot. Le maire Charles Tronc est un saint près de l'encadrement. Sainte Catherine est Mme Cazes elle-même. L'ange portant des pains bénits était la « Piguette », une fille de bains de l'établissement thermal[2],
      • La Guérison de l'aveugle et du paralytique, toile donnée par le ministre d'État Achille Fould ;
    • établissement thermal : Les Huit sources thermales[3], Bagnères-de-Luchon[4] ;
    • [Où ?] dix-sept fresques allégoriques personnifiées par des femmes : La Médecine, La Chimie, L'Hydrologie, L'Architecture, Port de Vénasque, La Vallée du Lis, Le Massif des Monts-Maudits, La Neste d'Oueil, Le Mont Né, Le Lac d'Oô, Le Val d'Esquierry et La Ville de Luchon.
  • Bordeaux :
    • cathédrale Saint-André : fresques ;
    • église Notre-Dame :
      • Triomphe de la Vierge adorée par des anges et des saints, 1870 et 1873,
      • Présentation de la Vierge au temple, Visitation, Déploration, 1872 et 1875,
      • Assomption, vers 1873-1874,
      • Annonciation.
  • Chamboulive, église paroissiale Saint-Cosme-Saint-Damien : La Vierge et l'Enfant, 1841.
  • Montauban, musée Ingres :
    • Ariane abandonné ou Psychée 1847 - Salon de 1847;
    • La Vierge apparaît à saint Ignace, 1866-1867, huile sur toile ;
    • Rachel ;
    • Les femmes de Juda pleurant leurs enfants massacrés.
  • Oloron-Sainte-Marie, église Sainte-Croix : fresques.
  • Paris :
  • Puisieux-et-Clanlieu, église paroissiale Saint-Martin :
    • Résurrection de la fille de Jaïre ;
    • Vierge à l'Enfant adorée par des anges.
  • Saint-Mamet, église :
    • La Fuite en Égypte ;
    • Groupe de Jésus-Christ, de Marie et du Précurseur ;
    • Les Amis de Dieu, colonnes de l'église, et Les Saints Apôtres. Pour les douze apôtres, de chaque côté, Cazes a ajouté des saints dont le culte est beaucoup plus local : saint Mamet à gauche et saint Bertrand de Comminges à droite. Cazes s'est également plu à donner à ses figures les traits de personnes de son entourage. Certains de ces modèles sont connus : l'abbé Carrère a prêté ses traits à saint André ; le docteur Lambron, médecin à Luchon a posé pour saint Pierre ; Mlle P. S pour saint Jean ; un vieux Luchonnais, soldat du premier Empire pour saint Jacques ; M. B… pour saint Paul ; Mlle M. T., M. V. et Mlle B. ont respectivement posé pour la Vierge, saint Jean-Baptiste de la coupole et pour saint Simon.
  • Toulouse,
  • Localisation inconnue :
    • Quatre muses, peintes pour un établissement de bains (Luchon ?) ;
    • Louis Philippe Ier, roi des Français, copie d'un original disparu du baron Gérard, payée 800 francs par l'État.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Chaduc, La vallée et la cité : La Barousse et Saint-Bertrand de Comminges. Deux millénaires d'histoire, Pyrégraph, 2006, (ISBN 2-90-8723-70-0).
  2. a et b Henri Pac, Les Églises du pays de Luchon, Éditions Privat, réédition Lorisse, 1997 (ISBN 2-84178-143-7).
  3. Raphaël Neuville, « Peindre les eaux », Midi-Pyrénées patrimoine,‎ , p. 56-60 (lire en ligne)
  4. Henri Gadeau de Kerville, Bagnères-de-Luchon et son canton (Haute-Garonne), Toulouse, Édouard Privat, 1925 ; Lorisse, 2003 (ISBN 9782843733543).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]