SPIRALE

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis SPIRALE (satellite))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Spirale (homonymie).
SPIRALE
Caractéristiques
Organisation DGA/CNES
Domaine Satellite d'alerte précoce
Statut mission achevée
Masse 2×120 kg
Lancement 12 février 2009
Lanceur Ariane 5 ECA
Fin de mission mars 2011
Orbite orbite haute
Périgée 600 km
Apogée 36000 km
Inclinaison
Identifiant COSPAR 2009-008C

SPIRALE (acronyme de Système Préparatoire Infra-Rouge pour l’ALErte) est un système militaire expérimental français destiné à mettre au point les techniques de détection de tir de missiles balistiques depuis l'espace (satellite d'alerte précoce). Il est constitué de deux microsatellites de 117 kilogrammes chacun porteurs d'une charge utile constituée par une caméra infrarouge. Les satellites sont lancés en 2009 ont achevé leur mission en 2011.

Historique du projet[modifier | modifier le code]

Les satellites SPIRALE sont l'aboutissement d'un projet de la Direction générale de l'armement (DGA) qui débute en 2004. L'objectif du projet est de préparer la réalisation d'un satellite d'alerte précoce opérationnel en 2020 capable de détecter le lancement d'un missile balistique en détectant la chaleur dégagée par les moteurs durant la phase propulsive grâce à leur signature infrarouge recueillie par une caméra. SPIRALE doit permettre de mettre au point les techniques d'interprétation des données recueillies pour écarter les sources de fausses alarmes : nuages, montagnes enneigées... Les spécifications du projet sont figées en 2006. La réalisation du segment spatial est pilotée conjointement par la DGA et le Centre national d'études spatiales (CNES, l'agence spatiale française)[1]. Les deux satellites ont achevé leur mission respectivement en février et et leur périgée a été abaissé à 200 kilomètres d'altitude pour garantir une rentrée atmosphérique à moyen terme[Quand ?] conformément à la législation française sur les débris spatiaux[2].

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Les deux satellites SPIRALE sont placés sur une orbite elliptique haute de 600 × 36 000 kilomètres avec une inclinaison de degrés par une fusée Ariane 5 lancée le [3]. L'orbite d'opération a une inclinaison de [Combien ?] degrés. Ces satellites doivent permettre la mise au point des futurs satellites d'alerte avancée. L'instrument principal est un télescope infrarouge refroidi qui doit permettre la détection du départ des missiles. La durée de vie prévue est de 14 mois[4].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Les deux satellites (nommés Spirale A et B), construits par Thales Alenia Space, utilisent la plate-forme Myriade[5] stabilisée le long de trois axes du CNES avec une protection renforcée contre les radiations car l'orbite traverse les ceintures de Van Allen. Chaque satellite, qui a une forme de prisme carré droit (1,36 × 0,72 × 0,72 mètre), comporte deux panneaux solaires de 2,17 mètres d'envergure qui fournissent 160 watts. L'orientation est maintenue par trois volants d'inertie et quatre petits moteurs à hydrazine d'une poussée de newton. Le satellite utilise trois capteurs solaires et un viseur d'étoiles pour déterminer son orientation. L'ordinateur embarqué utilise un processeur Inmos T805 avec une mémoire de masse de 60 mégaoctets. Le programme, réalisé par EADS Astrium, a couté 124 millions d'euros[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lancement du démonstrateur pour l'alerte spatiale avancée Spirale »,‎
  2. (en) « Lancement du démonstrateur pour l'alerte spatiale avancée Spirale », sur EO Portal, Agence spatiale européenne (consulté le 8 mars 2016)
  3. (en) « Ariane 5 begins 2009 with another successful launch at Arianespace's service », Arianespace (consulté le 7 mai 2009)
  4. « Launch kit du vol Ariane V187 », Arianespace (consulté le 7 mai 2009)
  5. « La plate-forme MYRIADE », CNES (consulté le 7 mai 2009)
  6. (de) « Frühwarnsystem-Demonstrator SPIRALE », www.raumfahrer.net (consulté le 7 mai 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]