Boulevard du Montparnasse

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6,14 & 15 arrts
Boulevard du Montparnasse
Le boulevard du Montparnasse en direction du nord-ouest, vu depuis son extrémité sud-est (à son intersection avec l'avenue de l'Observatoire).
Le boulevard du Montparnasse en direction du nord-ouest, vu depuis son extrémité sud-est (à son intersection avec l'avenue de l'Observatoire).
Situation
Arrondissements 6e, 14e et 15es
Quartier Notre-Dame-des-Champs, Necker et Montparnasse
Début place Léon-Paul-Fargue et 145, rue de Sèvres
Fin 20, avenue de l’Observatoire
Morphologie
Longueur 1 632 m
Largeur 39 m
Géocodification
Ville de Paris 6455
DGI 6522

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
boulevard du Montparnasse
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Le boulevard du Montparnasse (boulevard Montparnasse ou boulevard de Montparnasse sont des abus de langage) est un boulevard de Paris qui se situe à la limite des 6e, 14e et 15e arrondissements de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Quasiment rectiligne, il relie — du nord-ouest vers le sud-est — la place Léon-Paul-Fargue (où est située la station de métro « Duroc ») à la place Camille-Jullian (où est située la gare du RER B « Port-Royal »). Il passe au pied de la tour Montparnasse, place du 18-Juin-1940.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le boulevard tire son nom d'un monticule, sans doute artificiel et constitué de séculaires amas de gravois, qui s'érigeait sur son parcours à hauteur de la place Pablo-Picasso actuelle. Cette butte s'appelait Mont de Parnasse[1] au XVIIe siècle en référence au mont Parnasse, résidence des Muses de la mythologie grecque. Des étudiants voisins, qui venaient y déclamer des vers, lui auraient donné ce nom par dérision. La butte fut d'abord traversée par le boulevard[2], puis entièrement aplanie au milieu du XVIIIe siècle.

Le boulevard du Montparnasse appartient à trois arrondissements :

Historique[modifier | modifier le code]

Plaques de rue du boulevard du Montparnasse : la plaque en mosaïque comporte la variante fautive « boulevard Montparnasse ».

Le boulevard du Montparnasse fait partie des boulevards du Midi, comme les boulevards de l'Hôpital, Auguste-Blanqui, Saint-Jacques, Raspail et des Invalides dont la construction est prescrite en 1704 par Louis XIV.
Tracé en 1714, les travaux ne commencèrent qu'en 1761.

Lorsque le boulevard fut achevé, il se terminait rue d'Enfer, l'avenue de l'Observatoire n'existait pas encore. Il fut pavé en 1839 et éclairé en 1843. Durant la première moitié du XIXe siècle, la gare de l'Ouest, puis la première gare Montparnasse sont construites le long du boulevard, face à la rue de Rennes. La seconde est détruite pendant les années 1960[4], pour laisser place à la tour Montparnasse, tandis que la nouvelle infrastructure ferroviaire est déplacée de plusieurs centaines de mètres vers le sud.

Dans les années 1950, le boulevard du Montparnasse est transformé par l'élargissement de sa chaussée automobile, qui passe de 13,5 à 21 mètres de large, au détriment des trottoirs.[5]

Vue du boulevard, à la hauteur de la station de métro « Vavin », en direction de l’ouest. Les immeubles du premier plan à gauche sont dans le quartier du Montparnasse, ceux du premier plan à droite, dans le quartier Notre-Dame-des-Champs.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • no 1 : immeuble ayant abrité le domicile de la peintre Chériane (1900-1990). Celle-ci épouse en 1935 Léon-Paul Fargue, qui s’installe chez elle. Frappé d'hémiplégie en 1943, Léon-Paul Fargue reste paralysé, mais garde jusqu'à sa mort une activité littéraire intense en ce lieu, où il meurt le . Le carrefour au pied de l’immeuble porte, depuis un arrêté du , le nom de place Léon-Paul-Fargue.
  • no 10 : emplacement de l'hôtel d'Alphonse Chodron de Courcel construit en 1880 par Just Lisch. Adresse de locaux également disparus de l’YMCA (Union chrétienne de jeunes gens) mis en 1926 à la disposition de l’Action chrétienne des étudiants russes (ACER) qui y installe son siège. Dans la cour, dans une aile du bâtiment qui servait à entreposer des livres est aménagée une église orthodoxe, consacrée le . En , cette église de la Présentation au Temple de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu déménage, (toujours dans le 15e arrondissement où demeurent beaucoup des Russes qui ont émigré à cause des Révolutions de 1917), au 91, rue Olivier-de-Serres, qui accueille depuis décembre 1935 les activités de l’ACER, dans des locaux qui lui sont propres.
  • no 11 : immeuble construit en 1929 par Michel Roux-Spitz, dont les fenêtres originelles ont été changées[6].
  • no 13 : le résistant Henri Frager vécut dans cet immeuble. Une plaque lui rend hommage.
  • no 23 : s'ouvrait le passage du Départ dit également passage d'Odessa[7]. Le joueur de tennis Christian Boussus y vécut, notamment avec sa compagne la parfumeuse Germaine Cellier[8].
  • no 25 : immeuble où l’atelier, au-dessus de l'appartement familial du peintre Paul-Élie Ranson, rebaptisé Le Temple pour l'occasion, devient à partir de 1889 le lieu de réunion de ses amis les Nabis.
  • no 41 : ici était installée, en location, la première maison de la Société des missions évangéliques de Paris[9].
  • no 41 : Eugène Casalis, étudiant et futur missionnaire, vit entre 1830 à 1832 à cette adresse, à la maison des missions de la Société des missions évangéliques de Paris. C'est aujourd’hui celle d'un immeuble moderne, celui de l'appartement du photographe David Hamilton, qui y est retrouvé mort le [10].
  • no 49 : ici fonctionnait l'Académie Vitti. De 1878 à 1890, le peintre montpélliérain Michel Maximilien Leenhardt et le peintre espagnol Vicente Santaolaria y eurent leur atelier.
  • no 59 : l'immeuble à cette adresse héberge deux restaurants en son rez-de-chaussée.
    • À gauche de l'entrée de l'hôtel Terminus Montparnasse, qui occupe les étages de l'immeuble, un restaurant créé en 1858, devenu Bouillon Édouard Chartier en 1903 (dont le décor Art nouveau, toujours visible de nos jours, est entrepris en 1906), puis Bouillon Rougeot de 1924 à 1977 et enfin restaurant Montparnasse 1900, où est décerné chaque année, depuis 2009, le prix des Impertinents, par un jury composé d’écrivains, d’essayistes et de journalistes présidé par Jean Sévillia. (Monument historique inscrit en 1984).
    • À droite de l'entrée de l'hôtel, La Marine, un restaurant (autrefois hôtel-restaurant) où est organisé chaque mois à partir de 1879 le Dîner celtique, banquet organisé jusqu'au début du siècle suivant et rassemblant des Bretons et sympathisants de la Bretagne vivant à Paris.
  • no 60 : ici vit Alexander Calder, avant de son installation au 22, rue Daguerre. Ce numéro est aussi, précédemment, en 1887, une des adresses parisiennes successives du sculpteur Philippe Solari[11].
  • no 70 : le couple d'artistes peintres Jeanne Simon et Lucien Simon, s'installe à cette adresse en 1890.
  • no 73 : cinéma Bretagne (l'un des plus grands cinémas de Paris).
  • no 75 : adresse du théâtre de Poche Montparnasse inauguré en 1943, (auquel on accède par une étroite voie sans nom en impasse, fermée d’une grille).
80, boulevard du Montparnasse.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, éditions de Minuit, p.157.
  2. Il s'appelait alors Cours Nouveau du Montparnasse.
  3. Plan de Paris, plan Michelin no 11, 1986, 181 pages, (ISBN 2-06-000-118-8), page 34.
  4. Cf. les paroles de la chanson écrite par Jacques Lanzmann et Anne Segalen, composée et interprétée par Jacques Dutronc, Il est cinq heures, Paris s'éveille, sortie en 1968 : « sur le boulevard Montparnasse la gare n'est plus qu'une carcasse ».
  5. Frédéric Héran, Le retour de la bicyclette. Une histoire des déplacements urbains en Europe, de 1817 à 2050, Paris, La Découverte, 2015, p. 74.
  6. Julien Lacaze, « Comment dénaturer une création de Michel Roux-Spitz par des changements de fenêtres », sppef.fr, 6 mai 2016.
  7. Marquis de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris, par arrondissement, éd. Hachette, Paris, 1910.
  8. Martine Azoulai, « Germaine Cellier, le sens de la formule », Vanity Fair n°14, août 2014, pages 104-111.
  9. http://www.defap-bibliotheque.fr/fr/website/Le-reve-d-une-maison,13863.html
  10. https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/a-la-une/mort-de-david-hamilton-la-piste-du-suicide-privilegiee-afp-bc7c531c5a4b315554667cb4a0290e595fd945b6
  11. http://www.societe-cezanne.fr/2016/08/06/a-placer
  12. http://www.loeilecoute.com/presentation
  13. http://www.paris-unplugged.fr/paris-14-lancienne-ecole-polonaise-de-montparnasse/
  14. Plaque à l'entrée de l'actuel siège de la DGAC, au 50, rue Henry-Farman à Paris.
  15. http://www.ville-antony.fr/files/Patrimoine/depliant_patrimoine_2014_lap.pdf
  16. http://www.gettyimages.fr/detail/photo-d'actualit%C3%A9/jean-harlow-evening-at-regine-at-the-new-jimmys-a-photo-dactualit%C3%A9/160728224
  17. http://www.regine-officiel.com/biographie/le-new-jimmys
  18. http://www.underscores.fr/rencontres/interviews/2016/04/entretien-avec-roger-kahane
  19. Fonds Louis Süe, au Centre d'Archives d'Architecture du XXe siècle, n° inv:30/13.
  20. http://www.terresdecrivains.com/emile-zola
  21. Dominique Chathuant, « Français de couleur contre "métèques" : les députés coloniaux contre le préjugé racial (1919-1939)», Outre-mers, tome 97, n°366-367, 1er semestre 2010, p. 239-253.
  22. http://www.arllfb.be/ebibliotheque/communications/foulon130107.pdf
  23. http://www.association-romainrolland.org/image_autres/domiciles_parisiens.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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