Avenue du Maine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maine.
14e, 15e arrts
Avenue du Maine
Le début de l'avenue, vu du haut de la tour Montparnasse.
Le début de l'avenue, vu du haut de la tour Montparnasse.
Situation
Arrondissements 14e et 15e
Quartiers Necker, Montparnasse, Plaisance et Petit Montrouge
Début 38, boulevard du Montparnasse
Fin Place Victor-et-Hélène-Basch et 113, rue de Vaugirard
Morphologie
Longueur 1 931 m
Largeur 45 m
Historique
Création Avant le XVIIIe siècle
Dénomination
Ancien nom Chaussée du Maine
route du Maine (vers 1791)
chemin du Petit Montrouge (vers 1777)
nouvelle route d'Orléans (vers 1763)
chemin d'Orléans (vers 1760)
Géocodification
Ville de Paris 5850
DGI 5922

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Avenue du Maine
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

L'avenue du Maine est une voie située dans les quartiers Necker, Montparnasse, Plaisance et Petit Montrouge, des 14e et 15e arrondissements de Paris (France).

Situation et accès[modifier | modifier le code]

L'avenue du Maine est desservie :

  • vers le début, par la station de métro des lignes (M)(4)(6)(12)(13) Montparnasse - Bienvenüe ;
  • vers le milieu, par la station de métro (M)(13) Gaîté ;
  • à la fin, par la station de métro de la ligne (M)(4) Alésia.

En outre, elle est accessible par plusieurs lignes de bus RATP (BUS) RATP 28 58 91.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'avenue du Maine doit son nom à la présence du château du Maine[1], qui constituait un ancien rendez-vous de chasse du duc du Maine à la pointe nord du domaine de Sceaux[2].

Historique[modifier | modifier le code]

L’origine de cette avenue est dûe à Auguste de Bourbon, duc du Maine. Sa résidence principale, située à l'emplacement du futur hôtel Biron, était sise rue de Varenne et sa résidence de campagne était à Sceaux où sa femme, Louise-Bénédicte de Bourbon, recevait les beaux esprits du temps comme Guillaume Amfrye de Chaulieu, Stanislas de Boufflers, Voltaire, Bernard Le Bouyer de Fontenelle

Pour aller d'une habitation à l'autre, il fallait emprunter les petites rues de Paris qui conduisaient à l'emplacement de l'ancienne porte Saint-Michel[3] et prendre ensuite la rue d'Enfer. Afin de raccourcir le parcours, le duc du Maine fit percer à travers la campagne du plateau de Montrouge un chemin qui partait aux environ des débouchés des rues de Sèvres, de Vaugirard et du Cherche-Midi, et qui rejoignait la route d'Orléans située sur la commune de Montrouge en prolongeant la rue d'Enfer, comme l'indique le plan de Vaugondy de 1760[4].

Cette voie porta les noms de « chemin d'Orléans » vers 1760, « nouvelle route d'Orléans » vers 1763, « chemin du Petit-Montrouge » vers 1777, « route du Maine » vers 1791, avant de prendre, à partir de 1821, celui de « chaussée du Maine » et d'« avenue du Maine ».

Le 12 mai 1902, victime d'un incendie en vol, le ballon dirigeable Pax s'est abattu avenue du Maine, entraînant dans la mort le pionnier brésilien de l'aérostation Augusto Severo de Albuquerque Maranhão (pt) et le mécanicien français Georges Saché. Tous deux ont une rue proche de l'accident nommées en leur honneur : la rue Severo et la rue Georges-Saché.

Le photographe Jules Beau a pris ce jour-là trois photos des restes du ballon dirigeable tombé avenue du Maine. Voir ci-dessous.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'avenue est large et à double sens ; dans les années 2000, ses couloirs de circulation ont été réaménagés afin de laisser la place à de larges couloirs de bus.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Urinoir triplace, avenue du Maine, vers 1865 (photographie de Charles Marville).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le domaine de « fantaisie », château du Maine, rocbor.net.
  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne), p. 88-89.
  3. Cette porte, également appelée « porte Gibard » ou « porte d'Enfer », était située à l'angle du boulevard Saint-Michel et de la rue Monsieur-le-Prince.
  4. Didier Robert de Vaugondy, Plan de la ville et des faubourgs de Paris, divisé en ses vingt quartiers.
  5. Brigitte Hermann, Sophie-Marguerite, Paris 15e, balades et bonnes adresses, Paris, Christine Bonneton, , 224 p. (ISBN 9782862534923), p. 139.
  6. Notice no PA00125447, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « L'organisation des services centraux du ministère du Travail, 1945-2012 », tome I : 1945-1989, Les Cahiers du comité d’histoire des administrations chargées du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, nos 15-16, décembre 2012, p. 11.