Rue Daguerre

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14e arrt
Rue Daguerre
Rue Daguerre en direction de l'avenue du Général-Leclerc.
Rue Daguerre en direction de l'avenue du Général-Leclerc.
Situation
Arrondissement 14e
Quartier Petit-Montrouge
Plaisance
Montparnasse
Début Avenue du Général-Leclerc
Fin Avenue du Maine
Morphologie
Longueur 630 m
Largeur 15 m
Historique
Création Avant 1730
Dénomination 1867
Ancien nom Rue de la Pépinière (Montrouge)
Géocodification
Ville de Paris 2505
DGI 2513

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Daguerre
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La rue Daguerre est une voie publique du 14e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle commence à l'avenue du Général-Leclerc et finit à l'avenue du Maine. Elle est piétonne entre son commencement et la rue Boulard.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Son nom perpétue le souvenir de Louis Daguerre, l'inventeur du daguerréotype, ancêtre de l'appareil photographique.

Historique[modifier | modifier le code]

La partie piétonne de la rue Daguerre.

Cette voie qui existait en 1730 à l'état de chemin dans l'ancienne commune de Montrouge, plus précisément dans sa partie nord, a été annexée dans la voirie parisienne en 1863.

Elle était, en 1840, désignée sous le nom de « rue de la Pépinière » en raison de l'importante exploitation horticole de l'établissement Cels Frères, appartenant à deux petits-fils du botaniste Jacques Philippe Martin Cels, et qui s'étendait alors dans la partie occidentale de la rue, du côté de la rue Neuve de la Pépinière (actuelle rue Fermat) jusqu'à la rue du Champ-d'Asile (actuelle rue Froidevaux).

Elle est partagée entre trois quartiers parisiens : (actuels quartiers, Petit-Montrouge, Plaisance et du Montparnasse). La rue Daguerre prit son nom actuel par décret du 27 février 1867.

Dans la partie actuellement piétonne, il y avait autrefois un marché couvert, détruit dans le cadre d'une opération immobilière au début des années 1990.

C'est une rue très animée, de jour pour ses nombreux commerces de proximité, comme en soirée pour ses cafés et restaurants. La rue Daguerre est l'une des principales artères commerçantes d'un quartier qui, initialement populaire, s'est embourgeoisé à partir des années 1980[1]. Elle a donc évolué au gré des transformations sociales du quartier, comme en témoignent les commerces plus haut de gamme et les créateurs qui y sont aujourd'hui installés.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

La rue Daguerre et les rues adjacentes ont été et sont toujours habitées par de nombreux artistes :

  • no 7 : à partir de 1910, atelier du sculpteur Richard Guino († 1973), puis celui de son fils Michel Guino († 2013) également sculpteur ;
  • no 19 : en 1933, l'Étoile nord-africaine se dotait d'un siège social[2] ;
  • no 22 : Toshio Bando y vécut en 1925. Puis Alexander Calder († 1976), s'installa ici, avant de déménager pour le 14, rue de la Grande-Chaumière ;
  • no 30 : créateurs de bijoux et artistes de l'orfèvrerie s'y sont installés[3] ;
  • no 56 : le studio Daguerre, studio de photographie professionnelle fondé au début des années 1970 est, historiquement, l'un des premiers studios de location sur Paris. Sa réputation de haut lieu dans la création de clichés de mode ainsi que sa généalogie font du studio Daguerre une adresse historique. Le studio a formé de nombreux photographes et assistants depuis sa création et a notamment eu l’honneur d’accueillir de grands photographes tels que Hans Feurer, Helmut Newton, Jean-François Lepage, ou encore Peter Lindbergh, ainsi que de grands mannequins et autres top-models tels que Naomi Campbell, Monica Bellucci, Dita Von Teese ou encore Estelle Lefébure ;
  • no 63 : le sculpteur grec Takis y eut son atelier de 1967 à 1992, et l'artiste peintre et plasticien Armand Langlois le sien de 1972 à 1976 ;
  • no 77 : les peintres Shirley Jaffe et Stanley Hayter († 1988) y ont eu deux ateliers contigus, autour du jardin qui s'étendait à l'arrière d'un hôtel particulier, tous détruits en 1970 ;
  • no 79 : Ambroise Croizat (1901-1951), secrétaire général de la Fédération CGT de la Métallurgie, ministre du Travail de novembre 1945 à mai 1947, « inventeur » de la Sécurité Sociale, y vécut jusqu'à sa mort en 1951 (plaque commémorative) ;
  • no 83 : salle de montage-boutique des productions Ciné-Tamaris de la cinéaste Agnès Varda. Riveraine depuis les années 1950, Agnès Varda a filmé la rue et ses commerçants à plusieurs reprises : en 1975, pour un documentaire télévisé intitulé Daguerréotypes et, en 2008, pour son film autobiographique Les Plages d'Agnès. Au même no 83 vécut le peintre abstrait géométrique Jean Legros († 1981) ;
  • Marc Jolivet, humoriste ;
  • Stéphane Hessel († 2013), autre habitant du quartier, était un amoureux de très longue date du 14e arrondissement et de la rue Daguerre[4] ;
  • Le sculpteur César († 1998) avait un atelier dans l'une des voies perpendiculaires, la rue Roger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sabine Chalvon-Demersay, Le Triangle du XIVe, Éditions de la MSH, 1984.
  2. Messali Hadj, Mémoires 1898-1938, Éd. ANEP, Alger, 2006.
  3. « Bijouterie joaillerie Or du monde » (consulté le 23 octobre 2014).
  4. Émission Thé ou café, 16 janvier 2010.