Rouez

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Rouez
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sillé
Maire
Mandat
Paul Melot
2014-2020
Code postal 72140
Code commune 72256
Démographie
Gentilé Rouéziens
Population
municipale
775 hab. (2012)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 23″ N 0° 06′ 51″ O / 48.139722, -0.11416748° 08′ 23″ Nord 0° 06′ 51″ Ouest / 48.139722, -0.114167  
Altitude Min. 92 m – Max. 171 m
Superficie 33,65 km2
Localisation

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Rouez

Rouez (nommée également Rouez-en-Champagne non officiellement)[1] est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 775 habitants[Note 1] (les Rouéziens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Rouez-en-Champagne est située sur la Vègre.

Lieux-dits et écarts 
  • La Raterie
  • La Lande
  • La Goupillère
  • Courville
  • Le Bray
  • Les Rosiers
  • Le Coq Hardy
  • Coulettre

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rouez
Sillé-le-Guillaume, Saint-Rémy-de-Sillé Crissé
Rouessé-Vassé Rouez Neuvillalais
Parennes Tennie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Paul Melot[2] SE Animateur sécurité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 775 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 491 1 875 1 883 2 042 2 339 2 346 2 371 2 348 2 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 241 2 077 2 031 1 939 1 922 1 783 1 741 1 683 1 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 544 1 451 1 330 1 160 1 137 1 071 1 046 982 988
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
965 923 819 767 689 715 787 778 775
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les mines d'or et d'argent 

En 1975, des géologues découvraient à quelques kilomètres du Mans dans la Sarthe le plus gros amas sulfuré polymétallique d'Europe.

Parmi les métaux contenus dans le minerai, outre le fer, le cuivre, le plomb et le zinc se trouvent également l'argent et l'or. Ces métaux précieux se sont concentrés dans la partie supérieure du gisement appelée « chapeau de fer ».

L'ouvrage de Pierre-Christian Guiollard nous raconte l'histoire de la découverte de ce gisement, ses origines géologiques et l'exploitation dès 1989 de son « chapeau de fer ».

Plus de 2 tonnes d'or et 7 tonnes d'argent seront extraites en quatre ans du sous-sol de Rouez-en-Champagne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

L'abbaye de Champagne[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de l'abbaye cistercienne de Champagne fondée en 1188 par Foulques Riboul, démolie partiellement à l'exception des cuisines et de l'aile occidentale remaniée en 1740 et qui comprend un cellier (seul vestige de l'abbaye primitive du XIIe siècle) avec une voûte et des piliers médiévaux et des peintures murales représentant un paysage ainsi qu'un escalier principal en chêne construit en 1740 avec sa rampe massive et ses 33 marches taillées dans la masse du bois.

Le château de Courmenant[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Donjon de Courmenant.

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église des XIe et XVe siècles, avec remaniements au XIXe siècle.

Histoire de l'église[modifier | modifier le code]

L'église vue de face (4 mars 2001).
  • Les bras du transept furent élevés à la charnière des XVe et XVIe siècles.
  • Retable de la Nativité de 1641, dont le tableau central représente l'Adoration des trois rois mages et est entouré des statues du pape Urbain avec sa croix papale à trois branches et de saint Martin, avec sur la corniche deux anges de style baroque entourant Joseph avec l'Enfant Jésus. Au pied du Christ crucifié, statue de la Vierge en terre cuite du XVIIe siècle.
  • Vers 1642, l’église s’est enrichie d’un décor remarquable comptant les deux retables, du chœur et de la chapelle méridionale, donnés par Urbin de Gennetay, curé de la paroisse. Présentant un style maniériste, ils sont caractéristiques des réalisations de l’architecte lavallois Pierre Corbineau. Contemporaines des retables, les statues en terre cuite qui les décorent ainsi que celle de sainte Pétronille de la nef sont attribuées à un des fils du sculpteur manceau Gervais I Delabarre.
  • Saint Sébastien et saint Jean-Baptiste, deux statues en terre cuite du mur occidental sont les œuvres du sculpteur manceau Noël Mérillon.
  • Statue équestre en pierre de saint Martin (XVIe siècle) et deux retables.
  • Le retable nord et la statue en terre cuite de saint Jacques le Majeur furent réalisés en 1727 par Pierre Lorcet. Dans la même chapelle est conservé un groupe du Calvaire, comptant un Christ en croix en bois du XVIIe siècle et des statues de la Vierge et de saint Jean l’Évangéliste en terre cuite de la fin du XVIe siècle.
  • Les restaurations des XIXe et XXe siècles ajoutèrent les deux bas-côtés et amputèrent l’église d’une travée.
  • Destruction de la nef romane et ajout de bas-côtés néogothiques et en 1902, amputation d'une travée, pour élargissement de la route.

Vitraux[modifier | modifier le code]

  • Historique de construction des quinze vitraux.
    • Quatorze ont été réalisés en 1921 par un maître verrier parisien, Charles Champigneulle, le vitrail de la baie 6 a été exécuté par un maître verrier manceau, Albert Échivard en 1920.
    • L'année suivante, en 1922, ce même maître verrier a réalisé les vitraux d'un édifice voisin, ceux de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Crissé. À cette date, la Première Guerre mondiale est toujours dans les mémoires, et, sur les vitraux figurés, dans la partie inférieure, des hommages aux soldats morts sont inscrits.
  • Description des quinze vitraux.
    • Sur la baie 1 est figuré l'ange gardien avec la mention « En souvenir de Bernard ».
    • Sur la baie 2 le Christ au Sacré-Cœur avec l'inscription « Don des familles Lecagneur, Lecesne, Guignard ».
    • Sur la baie 3, Charles Champigneulle a représenté Saint François-d'Assise (1182-1226) qui entend les voix d'animaux avec la mention « En souvenir de François Poisson mort au champ d'honneur ».
    • Sur la baie 4, il a représenté saint Guillaume (Guillaume X, comte de Toulouse et de Poitiers, mort en 1138) demandant au pape l'absolution de ses pêchés avec l'inscription « En souvenir de Guillaume Robin mort au champ d'honneur ».
    • Saint Julien faisant jaillir la source est figuré sur la baie 5 avec la mention « La famille Charlot. En souvenir d'un heureux anniversaire 29 mars 1921 ».
    • La baie 6 a été réalisée en 1920 par Albert Echivard. Une scène autobiographique de la Guerre 1914-1918 est figurée : le fils d'Albert, Maxime Echivard mort durant cette guerre, est représenté sous les traits du soldat et, sous les traits de Jeanne d'Arc, sa future belle-fille qui deviendra son épouse.
    • Sur la baie 7, est représentée en pied, sainte Thérèse, avec la mention « Don de la famille Heuzard-Legouas »
    • Sur la baie 8, Saint Henri de Bamberg (972-1024) avec la mention « Don de la famille Coulon »
    • Sur la baie 9, Saint Serge, un martyr Syrien avec l'inscription « Don de la famille Legron »
    • Sur la baie 10, Saint Séraphin (ou saint Étienne), avec la mention « En souvenir de Séraphin Brisard mort au champ d'honneur ».
    • Saint Augustin d'Hippone (354-430) est figuré sur la baie 11 avec la mention « En souvenir d'Auguste Macais mort au champ d'honneur »
    • Saint Louis est représenté sur la baie 12. La Charité de saint Martin est représentée sur la baie occidentale.

Presbytère de 1860[modifier | modifier le code]

Presbytère (4 mars 2001).
Presbytère (4 mars 2001).

Autres édifices anciens[modifier | modifier le code]

  • Ferme du XIIe siècle, prolongée au XVe, une aile étant ajoutée au XVIIe, avec ses fenêtres à meneaux.
  • Moulins de Cohardy dits aux deux roues du XIIIe siècle, dont les deux roues sont fixées en parallèle tout en étant indépendantes l'une de l'autre, chaque moulin étant mis en mouvement par une roue alimentée par le dessus. Ces deux moulins à blé, connus dès 1253, sont établis sur un bief de la Vègre.
  • Grange de la Frétinière, de 1890, avec ses piliers d'angle et ses encadrements en brique et pierre de taille

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Un habitant du cru, propriétaire de plusieurs immeubles à Paris, de terres et de fermes en Sarthe, a fait de Rouez-en-Champagne, où il élevait des chevaux, son légataire universel.

Décédé fin 2007, Serge Le Grou s’est montré plus que généreux avec son village en lui cédant l’équivalent de 37 millions d’euros, principalement sous forme de biens immobiliers.

En contrepartie de tout cela, la municipalité a dû prendre des engagements que Serge Le Grou aurait négociés lui-même, de son vivant. Il aurait discuté directement avec le maire, à de multiples reprises, au cours des dernières années. Ses exigences comporteraient, entre autres choses, la construction d’une cinquantaine de petits pavillons neufs, que la commune réservera à des personnes âgées n’ayant pas les moyens de se payer une place en maison de retraite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rouez est le nom retenu par l'Insee pour le code officiel géographique.
  2. Réélection 2014 : « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre,‎ (consulté le 29 mars 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • " L'abbaye de Champagne - Le temporel d'une abbaye cistercienne du Maine au Moyen Âge", par Laurent Maillet, in Revue Historique et Archéologique du Maine, 1998, p. 97 - 144 (+ ill.).
  • Pierre-Christian Guiollard, Les mines d'or et d'argent de Rouez, Fichous, Guiollard éiteur,‎ , 130 p. (ISBN 2-9502503-5-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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