Famille de Quatrebarbes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Famille de Quatrebarbes
Armes de la famille.
Armes de la famille : Famille de Quatrebarbes

Blasonnement De sable à la bande d'argent accompagnée de 2 cotices de même[1].
Période XIIIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau du Poitou Poitou
Drapeau de l'Anjou Anjou
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour

La famille de Quatrebarbes est une famille subsistante de la noblesse française, elle est d'extraction chevaleresque.

Cette famille prouve sa noblesse depuis 1218, elle a été admise aux honneurs de la Cour. Famille de noblesse d'épée, elle compte parmi ses membres des chevaliers, des hommes d'armes et des militaires. La plupart de ses membres se distinguèrent, dans la carrière des armes, au service de l'état et à la défense de la religion. Ils prirent part aux différentes croisades et aux guerres contre les Anglais. Quelques-uns entrèrent dans l'ordre de Malte.

Origine[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une famille d'ancienne chevalerie angevine, originaire du Poitou, d'après les mémoires domestiques, établie à la Touche de Mée par le mariage de Macé Quatrebarbes avec Jeanne de Brochesac[2]. Elle est une des plus anciennes et des plus illustres des provinces du Maine et de l'Anjou.

Selon une tradition, non prouvée par actes, ce patronyme pourrait être issu du surnom "Quatuor barbis" donné à Pierre de Montmorillon en 1087 par Alphonse VI de León. Il aurait rapporté quatre têtes d'émirs vaincus en combat singulier, suspendues par leur barbe à sa selle d'arçon[3].

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'Hozier indique un sceau de Jean Quatrebarbes, 1372, où étoit empreinte la figure d'une tête d'homme portant une grande moustache fourchue. Dom Morice donne celui de Jean Quatrebarbes[4].

Le blason de Foulques de Quatrebarbes est représenté (pour l'année 1218) dans la salle des Croisades du Musée de Versailles.

La devise des Quatrebarbes est "In altis non deficio".

Filiation[modifier | modifier le code]

  • Jean Quatrebarbes, issu de cette alliance, épousa Jeanne Cheorchin, qui lui apporta les terres ou fiefs d'Ampoigné, la Motte-Sorchin, le Genest, d'autres encore en Cosmes, Cossé, Astillé. Cette branche aînée s'éteignit deux générations plus tard, ayant payé son tribut sur les champs de bataille, particulièrement à Verneuil[5].

Le second fils de Jeanne de Brochesac, nommé Macé, eut aussi une nombreuse postérité, alliée, ramifiée et possessionnée au Maine.

  • Maurice Quatrebarbes est le fils de Macé de Quatrebarbes et de Jeanne de Brochesac. Il commandait une compagnie devant Cambrai et Douai, juin et juillet 1340. Il épousa Aliette de la Rivière et fut seigneur de la Rongère. Pierre, son fils, Jean, son petit-fils, les enfants de ce dernier, dont les quatre aînés périrent à la bataille de Verneuil.
  • Jean qui survécut, fut aussi employé toute sa vie, atteste Charles VII, pour débouter les Anglais d'Anjou et du Maine, ainsi qu'avoient fait ses prédécesseurs. Il eut le titre de chambellan du roi en 1445. Le roi qui lui donna en 1458 des lettres de sauvegarde et lui permit de placer les panonceaux royaux sur ses terres. Isabeau Frézeau, sa veuve, douairière de la Rongère, testa le .
  • Parmi les fils qu'il eut d'Isabeau Frézeau, René fut docteur en théologie et chanoine d'Albi ; Louis, curé de Fontenay[Lequel ?], prieur de Saint-Malo-des-Mées, testa le en faveur de l'Église de Saint-Sulpice et des Dominicains de Laval ; Jean fut maître des requêtes ; Pierre offensa par un refus une fille de qualité qui espéroit l'épouser, et qui l'empoisonna. Il languit toujours depuis, et l'un des fils qu'il eut de Renée de la Jaille, imitant son père, refusa de se rendre au jour convenu à une réunion où devait se conclure son mariage avec une fille de la maison du Bouchet. Le frère de cet inconstant n'eut point d'enfants de Julienne Le Porc.

Branche de la Rongère[modifier | modifier le code]

Ordre de Saint-Michel
  • La branche de la Rongère, continuée par les descendants de Guillaume de Quatrebarbes, frère de Pierre susdit, mari de Guillemette Rossignol, donna Louis, tué à Ravenne.
  • François, son fils, né au signe d'Ariès, le 7e jour de la lune, ce qui est, paraît-il, un mauvais présage, eût ruiné sa maison s'il n'eût vécu ; pourtant, écuyer, seigneur de la Volue, il l'éleva encore par son alliance avec Olive de Brée, dame de Saint-Denis-du-Maine.

On trouve parmi les collatéraux :

Puis :

  • René V de Quatrebarbes, fils aîné de Lancelot II de Quatrebarbes et de Françoise de Cervon, est l'auteur de l'Histoire généalogique de la maison de Quatrebarbes.

Branche de la Roussardière[modifier | modifier le code]

  • Élie de Quatrebarbes[7], oncle du précédent, commença la branche de la Roussardière. C'est de cette souche que sont sorties les illustrations au XIXe siècle de cette famille :

Branche de la Sionnière[modifier | modifier le code]

Alliances notables[modifier | modifier le code]

La famille de Quatrebarbes s'est alliée aux :

Famille L'Enfant, Saint-Rémy (sieurs du Pin), Famille de Brée, La Tour-Landry, au Cibel de Montecler

Châteaux & hôtels[modifier | modifier le code]

Seigneuries & terres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  2. On peut croire que ce sont les têtes des deux époux qu'on voit sculptées dans l'église de Mée à la pierre formant le support d'une Vierge du XIVe siècle, et la clef de cintre de l'enfeu de la famille.
  3. Elle est citée pour la description d'un mascaron présent sur l'hôtel de Quatrebarbes à Château-Gontier [1] Il s'agit d'une légende dite de notoriété publique tant elle est répandue en Anjou.
  4. 1441, Histoire de Bretagne, Preuves, t. II.
  5. « La qualité de chevalier que prirent ces aînés, écrit le marquis de Quatrebarbes, persuade avec beaucoup d'apparence les charges et emplois qu'ils ont eus ; mais leur mémoire est privée de cet honneur par le désordre que nous voyons dans les familles tombées en quenouille. »
  6. Son petit-fils trouvera à dire que c'est là une mauvaise politique et qu'il faut suivre le cours de son temps.
  7. Sa naissance estoit si belle, écrivit son frère, qu'on remarquoit également en sa personne l'esprit, la qualité, l'honneur, l'adresse et beaucoup de générosité, néanmoins avec tant de feu que Lancelot, son père, afin de modérer les saillies de sa jeunesse, le donna, dès l'âge de 14 ans, à Timoléon de Conquessac, sieur du Plessis de Juigné[[{{{1}}}|{{{1}}}]] Page d'aide sur l'homonymie, l'un des meilleurs mestres de camp de son temps, duquel il étoit allié à cause de Madeleine de la Roussardière, sa femme. Il servit aux sièges de La Rochelle, de Chambéry, de Maastricht, et rentra dans ses foyers en 1634. De Marie Lelair, dame de Bourgvalais (La Gravelle), qu'il épousa le , il eut Alexis de Quatrebarbes, qui, du chef d'Anne du Boul, sa femme, devint seigneur de la Sionnière.
  8. Célestin Port. Dictionnaire du Maine-et-Loire, t. III, p. 206.
  9. Situé à Changé.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]