Mézières-sous-Lavardin

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Mézières-sous-Lavardin
Mézières-sous-Lavardin
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Loué
Intercommunalité communauté de communes de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé
Maire
Mandat
Jean Lebreton
2014-2020
Code postal 72240
Code commune 72197
Démographie
Gentilé Mézièrois
Population
municipale
702 hab. (2016 en augmentation de 2,33 % par rapport à 2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 21″ nord, 0° 01′ 50″ est
Altitude Min. 64 m
Max. 168 m
Superficie 15,31 km2
Localisation

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Mézières-sous-Lavardin

Mézières-sous-Lavardin est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 702 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mézières-sous-Lavardin[1]
Neuvillalais Vernie, Assé-le-Riboul Le Tronchet
Neuvillalais Mézières-sous-Lavardin[1] Saint-Jean-d'Assé
Neuvillalais Conlie, Domfront-en-Champagne Sainte-Sabine-sur-Longève

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Grande Roche, la Petite Roche, Pron, le Fourneau, Beaussé, Goutte d'Or, la Rousselière, Sous Vore, le Clos de la Poule, les Mailleries, la Blanchardière, la Targerie, Findeau, Saint-Denis des Eaux, les Hantelles, la Buffarie, les Chênaies, Chartes, le Souillard, Livonnerie, Launay, les Rebillardières, la Croix, la Corbinière, la Bâte, Chapeau, la Maison Neuve, la Goutardière, les Braudiéres, Boisouge, la Bigottière, la Tesserie, Saint-Chéron, Prégeois, le Vieux Lavardin, la Gagnerie, Belle Fontaine, la Fosse, les Trois Sonnettes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mézières-sous-Lavardin (Macerios, Macerice, Magcerioe) : le nom latin désigne les murs d'une villa, d'un domaine ou d'une enceinte quelconque. L'attribution est ici difficile à déterminer. S'est aussi appelé aussi Méziéres-en-Champagne, Mezières et Mezières et Saint Cheron à la suite de l'absorption de la commune de Saint-Cheron sous la Révolution.

Le gentilé est Mézièrois.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Mézières (restaurée et décorée depuis peu) appartenait au monastère de la Couture dès avant 1085. Peu après cette date, elle eut à subir les violences d'un baron voisin, Hugue de Tennie, qui la ravagea et la mit en cendres. Les chapelles de Saint-Denis-des-Eaux à 3,5 km vers Le Tronchet, au nord-est du territoire, et de la Vierge à Siméon (semion) dans la forêt de Mézières, sont des chapelles de dévotion populaire. L'oratoire de Saint-Denis est surtout fréquenté par les gens qui veulent se préserver ou être délivrés des sortilèges. Michel Blanchard, curé de Mézières, fonda en son église le 17 août 1504 une prestimonie dotée d'un revenu de 60 livres qui subsista jusqu'à la Révolution. La maison affectée à cette dotation a été détruite et remplacée par la maison du notaire.

Par acte en date du 8 avril 1746, Anne Moreau, veuve de M. Joseph Dampol, ancien officier au grenier à sel de Lassay, demeurant rue Saint-Flaceau au Mans, et propriétaire de la terre de Goutte d'Or, fonde une école au bourg de Mézières pour les filles de la paroisse.

Une léproserie a existé à Mézières-sous-Lavardin au Moyen Âge et son emplacement est encore connu. Il s'agit d'un lieu aujourd'hui désigné sous le nom de la Maladerie.

Lavardin, qui donne son surnom à la commune, est un ancien château fort situé à 1 100 mètres au sud-est du bourg. On voit encore une grande partie du mur d'enceinte, des douves, des mottes féodales et le donjon restauré au XVe siècle, bien conservé avec ses vastes salles, ses murailles massives, ses fenêtres à croisillon solidement grillées, son chemin de ronde en encorbellement sur les douves. Cette forteresse aurait reçu la visite de deux rois de France : Philippe Auguste qui vint de Ballon l'assiéger inutilement en 1199, et Henri IV qui, se rendant à Laval après la prise au Mans sur les ligueurs en 1589, y coucha chez son ami Jean III de Beaumanoir.

De simple châtellenie, terre et fief de Lavardin furent érigés très tôt en baronnie, puis en marquisat en 1601. La baronnie puis le marquisat de Lavardin était la possession de la famille de Beaumanoir. Accru des plus riches fiefs de la contrée, ce marquisat comprenait au siècle dernier 28 paroisses dont 9 appartiennent au canton actuel de Conlie (non compris les anciennes paroisses de Verniette, Poché et Saint-Chéron). Sa juridiction s'exerçait à Conlie par un bailli, un lieutenant, un procureur fiscal et un greffier : les appels allaient au présidial du Mans.

Saint Chéron Satus Caraunus, nom latin, nom de l'église et de la communauté d'habitants qui en dépendait, suivant Cauvin, Saint Chéron appartenait primitivement au territoire de Neuvillalais dont il aurait été démembré pour former une paroisse séparée. L'église de Saint-Chéron (ou plutôt la petite chapelle) était du XIe siècle. Aujourd'hui, elle n'existe plus, ayant été démontée et ses pierres ayant servi pour construire l'école actuelle de Mézières.

Les Prussiens à Mézières pendant la guerre de 1870

Après la défaite du Mans, les troupes françaises se replient vers Sillé et Laval, sans abandonner pour autant la lutte. Le vendredi 12 janvier 1871, à la nuit tombante 15 000 mobiles et marins font partie du 21e corps d'armée, harassés de fatigue, mourant de faim, arrivent dans le bourg de Mézières. Le froid est excessif, la neige couvre la terre. Chaque habitant, à la vue de ces malheureux soldats, leur abandonne son feu, son souper, son lit. Ils repartent le lendemain, talonnés par l'ennemi, mais seize d'entre eux, atteints de la petite vérole et de la fièvre typhoïde, restent dans les étables. Sœur Antonie qui dirige l'école depuis deux ans, les héberge chez elle, et fonde un poste d'ambulance avec le concours de sa collègue et de quelques habitants. Le dimanche 15, jour de Épiphanie, le canon gronde toute la journée et un sérieux accrochage a lieu à Crissé avec les troupes prussiennes. Le lundi 16 a lieu à Mézières les funérailles du père Dubois. En revenant du cimetière, le cortège mortuaire est surpris par des uhlans à cheval, revolver au poing, qui viennent inspecter le bourg et s'assurer qu'il n'y a pas de francs-tireurs embusqués dans le village pour tirer sur le bataillon prussien qui doit arriver dans l'après-midi, soit environ 800 soldats. Ceux-ci font dès leur arrivée main-basse sur toutes les victuailles et le bois. Ils quittent Mézières le 22 janvier. Deux soldats originaires du Calvados décèdent à l'ambulance : Boniface Beaujour, 21 ans, de Brécey et Jacques Bacon, 24 ans, de Longvillers et sont enterrés dans le cimetière de Mézières.

Le 3 février, 300 Prussiens du 12e régiment d'infanterie viennent à leur tour prendre leur cantonnement dans le village. Le capitaine exige la fourniture journalière pour ses troupes de 100 kg de viande de première qualité (qui est fournie par M. Blanchard, boucher à Neuvillalais à raison de 0,80 franc (Germinal) le kg), 150 kg de pain blanc (le blé est fourni par les fermiers) ; le boulanger prussien employa ainsi 3 336 kg de farine). Le chef prussien réclame aussi chaque jour 4 chandelles pour le corps de garde. Les Prussiens réquisitionnent, chez Michel Hubert, une barrique de vin rouge évaluée à 80 francs. Le 6 mars au matin, la population voit avec soulagement les Prussiens quitter définitivement Méziéres. Les frais d'occupation à la charge de la commune se sont élevés à plus de 3 000 francs.

Un trésor caché de Méziéres, la « Butte au Cadeau »

Aux confins de la forêt de Méziéres, une des douze coupes portes le nom de coupe au cadeau. Il s'agit d'une déformation patoisante de « quart d'or ». Il existe en effet dans ce lieu la « butte au quart d'or », (futaille remplie d'or) ou suivant une constante tradition un trésor aurait été enfoui. À quelle époque remonte-t-il ? Tumulus antique, invasion des Bagaudes au Ve siècle, pendant la guerre de Cent Ans, ou les troubles des guerres de religion

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 En cours Jean Lebreton[2] SE  
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 702 habitants[Note 2], en augmentation de 2,33 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Mézières-sous-Lavardin a compté jusqu'à 1 266 habitants en 1836.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0711 1481 2021 0641 1661 2661 1981 1501 131
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0751 1001 071942915901811817779
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762762774643637652592567553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
526447335291379415560581713
2016 - - - - - - - -
702--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Principalement agriculture et élevage.
  • Deux entreprises de menuiserie.
  • Un dépôt de pain mis en place après l'incendie de l'ancienne boulangerie.
  • Un camping ouvert tout l'année.
  • Chambres d'hôtes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre, au cœur du village, abrite des fonts baptismaux du XIVe siècle, classés monument historique au titre d'objet[10], placés au bas de la nef, sous le clocher. Ils sont constitués d'une pierre monolithique de calcaire blanc, patinée par les ans, de forme octogonale, mesurant 65 cm de hauteur, soit 80 cm avec son socle, et 106 cm de diamètre. Ses bords supérieurs sont ornés de seize globules simulant de grosses perles, conformément aux usages des temps anciens. C'est le seul signe symbolique accentué de l'ornementation, à moins que l'on ne veuille en voir dans la riche ornementation des huit pans aux sculptures toutes différentes où sont représentées des fenêtres ogivales à lancettes, des trèfles, quatre feuilles, rosaces, etc.

Bon nombre de ces fonts baptismaux du Moyen Âge disparurent au XVIIIe siècle au profit des cuves ovales en marbre noir veiné de blanc sur piédestal, fabriquées à Solesmes alors à la mode. Cependant, on trouve toujours des cuves baptismales s'apparentant à celle de Mézières à Vernie, Bernay (transformée en bénitier), Tennie

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Le Ciné-Pique-Nique de septembre, organisé par l'association Faites Mézières.
  • 2000 Pattes est l'association des parents d'élèves du Sivos de la Longuève dont le but est de récolter des fonds pour financer l'achat de matériel scolaire ou/et l'organisation de sorties péri-scolaires pour les trois écoles du Sivos. Les recettes sont intégralement reversées aux trois écoles. Chaque année elle organise diverses manifestations dans les trois communes. Le clou de l'année se termine par la kermesse organisée avec le concours des instituteurs et des parents d'élèves bénévoles marquant ainsi la fin de l'année scolaire.
  • Graine d'Idée est une association du Sivos de la Longuève (Neuvillalais, Mézières-sous-Labardin et Vernie) ayant pour but de favoriser les échanges entre les habitants du Sivos par le biais de manifestations culturelles ou sportives. Elle organise, par exemple, la « Brocante Verte » de Neuvillalais en mars dont le thème est la nature et le jardinage et dont les bénéfices sont versés aux écoles des trois communes. Cette manifestation a attiré plus de 400 visiteurs en 2009. Un projet de marché de Noël est également à l'étude.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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