Roger Sauvage

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Roger Sauvage
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Roger Sauvage dit « Saussage » (Paris, - ) est un pilote de chasse et as aérien français de la Seconde Guerre mondiale, ayant fait partie de l'escadrille Normandie-Niemen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger Sauvage nait le dans le quartier de Ménilmontant, à Paris, orphelin de son père martiniquais, tué au chemin des Dames. Très jeune il est passionné d'aviation, découvre l'aviation légère et le vol à voile, et en 1935 s'engage dans l'armée de l'air.

Il fait son apprentissage sur les bases aériennes de Tours et surtout d'Angers. Début mars 1938, il est affecté à Strasbourg, au groupe aérien d’observation 553, où il vole sur Mureaux 115. Puis, à sa demande, il rejoint au printemps suivant la base aérienne 112 de Reims, pour y intégrer l'escadrille SPA 67 du groupe de chasse I/5, unité en cours de transformation sur chasseur Curtiss H.75.

En son chasseur bimoteur Potez 631, est abattu par quatre Hawker Hurricane britanniques qui le confondent avec un Messerschmitt 110. Le 18 mai, il repart au combat sur son Potez 631 et participe à la destruction de l'un des Heinkel 111 qui viennent de bombarder le terrain d'Esbly près de Meaux. Un mois plus tard il détruit un Dornier 17 à Tours.

Après l'armistice et à la dissolution de l'escadrille, il est affecté quelques mois sur la base de Nîmes, puis en Afrique du Nord. Pendant plus de deux ans les vols sont quasiment impossibles, à l'exception du vol à voile que Roger redécouvre à l'occasion d'un stage. Après le débarquement anglo-américain de novembre 1942,l'armée de l'air d'Afrique du Nord est peu à peu rééquipée par les alliés, et Roger Sauvage souhaite reprendre le combat.

Le il est reçu par l'adjudant Feldzer alias « Constantin », chargé discrètement de recruter des pilotes désireux de se battre. Celui-ci lui laisse le choix :

– soit opter pour l'Angleterre et la Royal Air Force ou se distinguent Pierre Closterman, René Mouchotte, Christian Martell ;
– soit rejoindre la Russie où se battent sous l'étiquette "Normandie" une poignée de Français libres : Albert Littolff, Jean Tulasne, Albert Preziosi.

Il choisit la Russie, le plus dur à tout point de vue. Outre les difficiles conditions de vie, les pertes atteignent 75 %. Le , il arrive à Moscou. Du au 25 mai entraînement et exercices sur Yakovlev 3, 7 et 9.

À partir du il participe aux offensives sur Vitebsk, Orcha, la Bérézina, Minsk, le Niémen et la Prusse-Orientale (poches de Königsberg et du Samland) sans discontinuer jusqu'au . Lors de diverses missions (escorte de bombardiers, soutien et mitraillage au sol, attaque de DCA, chasse, interception...) il descend 14 avions allemands (parfois à plus de 100 km à l'intérieur des lignes ennemies).

Le il embarque sur son Yak 3 à destination de Paris, (via Elbing, Potsdam, Prague Stuttgart et Saint-Dizier) où il arrive le 20 juin.

Il quitte l'escadrille Normandie-Niemen en , mais reste dans l'Armée de l'Air.

Il est nommé capitaine en et est rayé des cadres en .

Il est second de la liste d'UFF (d'obédience poujadiste) conduite par Jean-Marie Le Pen aux élections législatives de janvier 1956 dans la première circonscription de la Seine[1].

Grades[modifier | modifier le code]

Citations et médailles[modifier | modifier le code]

Roger Sauvage a :

Itinéraire[modifier | modifier le code]

Les victoires[modifier | modifier le code]

Roger Sauvage termine la guerre avec 16 victoires aériennes homologuées plus 1 probable :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • En 1950 il publie ses mémoires " Un du Normandie-Niémen ", aux éditions André Martel
  • En 1952 il publie : La Soif de l'air aux éditions André Martel, où il raconte son enfance, son apprentissage de l'aviation, ses débuts dans l'Armée de l'Air, la campagne de France puis l'attente en Afrique du Nord.
  • En 1960 il publie Les Conquérants du ciel - Le livre artistique (éditeur)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Photographie de Roger Sauvage, sur Aero-mondo.fr [1]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Le Pen, Les Français d'abord, Carrère-Michel Lafon, 1984.